‹ La séparation des Églises et de l'ÉtatChapitre 7 sur 47 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

mon ouvrage porte le même titre, son plan ne ressemble pas aux leurs.

J'ai surtout voulu retracer sommairement, en remontant plus haut que le Concordat de Bonaparte qui avait supprimé un premier régime de Séparation, l'histoire du mouvement d'idées et de paroles d'abord confiné aux esprits d'avant-garde, qui a abouti à restaurer, en 1905, ce régime de la Séparation des Eglises et de l'Etat, régime normal d'une République, et en marquer les phases, par la citation partielle ou intégrale des principaux documents de la matière, notamment des discours auxquels ce grand débat a donné lieu à la Chambre et au Sénat, durant les deux sessions parlementaires de l'an 1905.

J'ai à m'excuser de la part léonine que je me suis faite dans ce volume. On y trouvera in extenso ma proposition de loi et mes discours, quand le distingué rapporteur de la loi, M. Aristide Briand, quand des orateurs comme MM. Paul Deschanel, Jaurès, Camille Pelletan, Ribot, Clemenceau, etc. s'y verront réduits à la portion congrue. Voici mon excuse : C'est que le livre lui-même n'existerait pas

M. le sénateur Maxime Lecomte, qui fut le rapporteur, au Sénat, de la loi sur la Séparation. Son livre contient, après une Introduction qui reprend les principaux incidents du conflit entre la République et l'Eglise à dater des dix ou douze dernières années, le texte du Rapport de l'honorable sénateur du Nord, un résumé de la discussion à la Chambre des Députés et au Sénat, le texte de la loi, et une partie finale intitulée : « Conséquences de la Séparation ».

sans cette circonstance qu'il u grand nombre de mes . amis et de mes électeurs m' ayant demandé le texte de mes discours sur la Séparation, et le tirage particulier que j'avais fait de mon discours de discussion générale s'étanl trouvé vite épuisé, il me fallait, pour les satisfaire, ordonner une réimpression qui ne m'eût pas à moi-même donné satisfaction si elle avait été exclusivement consacrée à mes élucubratious el manifestations oratoires personnelles. J'ai pensé que l'intérêt de l'ouvrage serait singulièrement augmenté si j'encadrais dans une courte élude historique les extraits les plus importants des débats parlementaires auxquels la Séparalion a donné lieu; et j'ai pris, je l'avoue, plus grand plaisir à cette compilation qu'à reproduire mes propres écrits ou paroles. Mais enfin, dans ce grand Œuvre qui sera l'honneur de la huitième législature de notre troisième République, ce m'est une joie d'avoir été l'un des ouvriers sinon les plus en vue, du moins les plus assidus et les plus dévoués à la tâche. Je puis donc dire en modifiant le propos d'Euée dans Virgile :

...Ht quorum pars parva fui...

Plus cette part aura été petite et peut-être même minuscule à des yeux moins complaisants que les miens, el plus la bienveillante indulgence du lecteur consentira sans doute à admettre que je n' pas voulu eu perdre miette. Ainsi le « Moi haïs

es

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