RAPPORTS DES ASSOCIATIONS AVEC L'ÉGLISE
Supposons, néanmoins, ces associations organisées et fonctionnant.
Elles ont tout d’abord le grave inconvénient de constituer un pouvoir établi en face de l'autorité etclésiastique ; or, il ne faut pas se faire illusion sur les dangers de cette situation. L’homme m'est point parfait : il est toujours homme, portant au fond du cœur des passions prêtes à se réveiller.
Combien n’a-t-on pas vu de conseils de fabrique en lutte avec leur curé? Au moindre conflit, à la moindre contrariété, l'association, ou plutôt ceux qui la gouvernent, ne vont-ils pas faire sentir au curé qu'ils tiennent les cordons
de la bourse ?
MÉMOIRE DE MAITRE G. THÉRY
Que deviendra alors, pour ce dernier, l'indépendance et la dignité de son ministère, obligé qu'il sera de compter avec une association qui le fait vivre, lui donne les moyens financiers de maintenir le culte dans la paroisse et peut à sa volonté lui donner congé ?
Que l’on fasse des quêtes, des collectes, des souscriptions, la situation sera tout autre, parce que chaque paroïissien alors donne directement à son curé par l’entremise de simples collecteurs ; le curé ne trouve plus devant lui un pouvoir organisé.
L'association, telle que la loi l'entend, est au sein même de l'Église la négation pratique et le renversement de la hiérarchie.
I y a donc là un premier ordre de difficultés, avec lequel, l'expérience des conseils de fabrique le montre, il est nécessaire de compter. :