J. O. Chambre 1905, p
très et déclare qu’avec le régime de la Séparation, il leur sera permis de convoler en justes noces, sans abandonner pour cela leur cure et leurs fonctions sacrées. Mr Caillaux prend sur lui de leur en donner la permission.
Quant à M. Pelletan, il ne peut pas admettre que les nominations des curés soient livrées à l’arbitraire de l’évêque. Il voudrait voir les catholiques — fussent-ils aussi peu dévots que lui — appelés à choisir leur pasteur, quitte d’ailleurs à ne pas user de son ministère. Il voudrait qu’un prêtre républicain 1, c’est-à-dire ami du Bloc et de ses lois persécutrices, de la maçonnerie et de ses manœuvres antireligieuses, ne pût être ni disgracié ni déplacé par l’autorité diocésaine. Il voudrait en revanche que l’on pût à tout moment se débarrasser d’un « prêtre de combat. » c’està-dire zélé, même quand il aurait toute la confiance de son évêque 2.
Certes les curés ne s’attendaient guère à une telle sollicitude de la part de MM. Dumont, Caillaux et Pelletan, ces hommes qui n’ont jamais cessé de les harceler de leurs attaques et se sont fait
1. N’oublions pas que pour les hommes de la majorité, le républicain n’est pas celui qui admet la constitution républicaine : c’est surtout le partisan du Bloc maçonnique. « Républicain » et laïque » sont pour eux synonymes. Dès lors, un « prêtre républicain » est un « prêtre laïque, » c’estdire un prêtre désaffecté, apostat.