Ibid., p
2. « M. Géraui.t-Richard. Qu’appelez-vous un citoyen catholique? M. Buisson. C’est un citoyen qui dit qu'il est catholique. » J. O. Chambre des députés, 4905, p. 4G07.
SCHISME OU IMPUISSANCE
que la dose exacte qu’on vent bien leur confier! Or, ce sont ces ennemis de la publicité, ces fanatiques de l’ombre et du mystère qui veulent envahir l’Église en entrant dans les associations cultuelles comme les ânes au moulin.
Ils s’y installeront en microbes malfaisants, avec l’unique désir de faire tomber en dissolution l’organisme qui les aura reçus. Au lieu d’être les auxiliaires de l’évêque et du curé, ils leur susciteront, le texte de la loi en main, les plus graves difficultés et l’on aura le spectacle étrange du ministère sacerdotal surveillé, réglé, limité, dans ses actes les plus essentiels, par une association cultuelle en majorité maçonnique!
Il est parfois arrivé qu’avec la complicité de la prélecture et la connivence de mauvais curés, des lrancs-maçons se sont glissés dans certains conseils de labrique. Partout où le fait s’est produit, la vie paroissiale a été arrêtée pour de longues années ; en lace d’un tel scandale, la foi des croyants a iléclii ! Mais que sera-ce le jour où, cette tactique se généralisant, les pires ennemis de l’Église se presseront dans les associations cultuelles, sans le concours desquelles le prêtre ne pourra rien ?
Sans doute, les catholiques tâcheront d’empêcher une telle invasion. Dans la plupart des cas, ils se connaîtront assez les uns les autres pour repousser les laux Irères et conserver au recrutement des associations le caractère de sincérité religieuse
qui lui est nécessaire. M. Briand a prétendu leur en fournir les moyens : « L’association, a-t-il dit, doit être sérieuse par son caractère et sa composition. On ne saurait considérer comme telle une association qui n’aurait pas, en fait, pour but certain l’exercice du culte dont elle se réclame. C’est ainsi qu’on ne peut concevoir une association catholique qui n’aurait pas à sa disposition un prêtre L » M. Briand a même fait déclarer que les associations cultuelles « devront se conformer aux règles d’organisation générale du culte dont elles se proposent d’assurer l’exercice ; » ce qui veut dire apparemment qu’elles devront faire profession d'orthodoxie catholique et se soumettre à la ‘discipline de la hiérarchie catholique. C’est ainsi que l’entendait M. Ribot, lorsqu’il disait qu’une association cultuelle catholique devrait avoir à sa disposition un prêtre catholique en union avec un évêque qui lui-même fût en communion avec le pape.
Cette condition était si naturelle que, dans un moment de franchise législative, des hommes tels que MM. Jaurès et Briand la faisaient adopter, mêlant, dans la mémorable séance du 22 avril 1905, leurs votes à ceux de la droite, de Y Action libérale et du centre progressiste 1 2.
Si elle avait été maintenue dans son esprit comme