Compte-rendu du Convent de 1903, p
Orient de France, disait-il, à l'organisation de ses loges, à ce sentiment d’attachement à la République, que nous avons triomphé. Mais nous le devons plus spécialement, mes frères, à ceux qui ont organisé le combat, qui ont soufflé à travers nos loges la résolution et le courage. C'est à ces comités de défense républicaine, créés par la maçonnerie elle-même , c'est aux comités politiques plus ou moins avancés, suivant l'état d’esprit des populations, mais partout animés du souflle maçonnique, que nous de\rons le triomphe auquel nous applaudissons b »
Le grand Orient ne se contenta pas de ce chant d'allégresse. Il voulut organiser la victoire afin d'en mieux profiter ; et pour cela, il chargea deux de ses membres de diriger à la Chambre l'armée maçonnique. Cette mission fut confiée à deux députés d'une envergure plutôt médiocre, mais qui avaient le mérite, aux yeux de leurs frères, d'incarner au plus haut degré l’esprit sectaire : M. Lafferre, que l’on Arenait d'élire président de l'Ordre, et M. Dubief que la maçonnerie devait imposer dans la suite comme ministre du commerce au cabinet Rouvier. Il leur appartenait « de rappeler à ceux qui faiblissent leur de\Toir dans la grande communauté maçonnique... d'éveiller les indifférences, d’associer les efforts et, à un moment donné, d'ob-