‹ La séparation et les électionsChapitre 117 sur 146 · J. 0. Chambre 1905, p · texte numérisé non relu

J. 0. Chambre 1905, p

2. Ibid, p. 2367. Amendement de MM. Thierry, Ribot, Renault-Molière, Paul Beauregard, Henry Boucher, Camille Krantz, Aynard, Motte, Jules Roche, Raiberti, Drake, Prache, Georges Berger, Deribéré-Desgardes, Dulau, Lebrun, Lofas, Guillain, Julien Goujon, Félix Marot, Ballande. Bonnevay, François Carnot, Duclaux-Monteil, Fleury-Ravaiin, de Monjou. « Les associations et unions peuvent

guant avec raison que c’était le seul moyen « de mettre les paroisses à l’abri de la misère, à l’abri aussi de la hautaine protection des riches. » MM. Briand et Bienvenu-Martin ont combattu de toutes leurs forces l’amendement des progressistes et c’est malgré eux et malgré l’opposition de l’immense majorité de leurs amis, que la Chambre a fini par adopter le 1er paragraphe de l’article 22, tel que l’avaient rédigé MM. Rose, Grosjean, Amédée Reille et Ballande, pour élargir le texte de la Commission. D’après ce nouveau texte, le maximum de la réserve est sérieusement élevé, mais nullement supprimé.

Toutes ces prohibitions sont sanctionnées par des peines graves frappant les directeurs et administrateurs des associations cultuelles qui les violeraient; et ainsi, de nouvelles responsabilités s’ajoutent à celles, déjà fort lourdes, que la police du culte imposait aux associations cultuelles. Il est donc probable qu’en beaucoup de paroisses on ne pourra pas trouver d’hommes assez dévoués pour les endosser. « Nous connaissons tous l’esprit craintif et timoré d’un certain nombre d’habitants de la campagne et la pensée qu’une pénalité peut les attein-

employer leurs ressources disponibles à la constitution d’un fonds de réserve dont le revenu total ne pourra dépas" ser la moitié de la somme inscrite annuellement au budget ordinaire des frais d’entretien du culte, pendant les cinq dernières années. »

SCHISME OU IMPUISSANCE

dre par des faits dont la plupart du temps ils n’auront pas compris la gravité et l’importance, les empêchera absolument de vouloir entrer dans ces associations; et par conséquent vous empêcherez la fondation même de ces associations h »

Dès lors trois éventualités se présenteront.

Ou bien les francs-maçons entreront en masse dans les associations, en suivant les conseils de MM. Buisson, Dumont et Vazeille; et alors, assurés de la complicité du gouvernement, ils entraveront de toute manière l’action de l’Église et la mineront par le schisme et le désordre.

Ou bien les catholiques seuls les composeront ; et alors, lisseront, comme le culte, sous la surveillance rigoureuse d’une loi jalouse faite contre eux; menacés à chaque instant de la contravention et de l’amende, ils limiteront, par crainte, l’action légitime du clergé et feront parfois, par lâcheté, ce que leurs adversaires auraient fait par haine. .

Ou bien «enfin, devant les responsabilités que la loi impose aux associations cultuelles, les catholiques n’en formeront pas; et alors ce sera la cessation du culte public, dont l’association est la condition absolue, et la persécution, puisque le culte privé sera interdit et puni.

Mais dans tous les cas , ce sont les plus graves difficultés qui attendent V Église; et cela seul nous

1. J. O. 2° séance (lu 22 juin 1905, p. 2399, discours de M. Rudelle.

prouve que V institution des associations cultuelles est , j our nos adversaires , un piège où V Église devra succomber . La fermeté inébranlable des catholiques et de leur chef suprême pourra seule déjouer leurs calculs.

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