‹ La séparation et les électionsChapitre 119 sur 146 · Grunebaum-Ballin, op. cit., p · texte numérisé non relu

Grunebaum-Ballin, op. cit., p

pétuelles qu’ils portent à la liberté de conscience.

« En simple justice et d’après les règles élémentaires du droit commun, il n’y a qu’un édifice gratuit qui soit fait pour ceux qui vendent des marchandises imaginaires, la prison î Et ce n’est pas seulement pour leurs vols et leurs délits quotidiens qu’ils mériteraient V incarcération, mais aussi pour leur action politique, pour leurs provocations à la haine entre citoyens, pour leurs menées factieuses et leurs incessants appels à la révolte! l. »

Devant de pareilles déclarations, nous ne sommes pas en présence, comme on pourrait le croire, d’une simple attaque de folie irréligieuse et d’épilepsie anticléricale. N’oublions pas le rôle considérable que joue la Lanterne au sein du Bloc et de la maçonnerie, dont elle est l’un des principaux organes. Au moment où la discussion de la Séparation allait s’ouvrir, elle donnait, par cet article, le mot d’ordre aux députés de la majorité maçonnique, et elle leur rappelait que ce qu’il fallait avant tout, c’était mettre par tous les moyens, les prêtres hors la loi. Le Bloc s’en est chargé en votant les articles 34 et 35 du projet de loi.

Art. 34. « Tout ministre d'un culte qui, dans lieux où s’exerce le culle, aura publiquement, par des discours prononcés, des lectures faites, des écrits distribués ou des affiches apposées, outragé ou diffamé un citoyen

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