‹ La séparation et les électionsChapitre 15 sur 146 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

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Ils firent plus encore : en donnant l’illusion au pays qu’une séparation pouvait être actuellement loyale, ils égarèrent l’opinion et l’accoutumèrent peu à peu à accepter comme possible un projet qui aurait excité une réprobation beaucoup plus énergique, s’il n’avait eu que l’appui de la maçonnerie.

Cette erreur fut commise par M. Flourens, député de la Seine, M. Berthoulat, député de Seineet-Oise et M. Grosjean, député du Doubs, lorsqu’ils déposèrent, le 7 juin et le 29 juin 1903, des projets libéraux sans doute, mais qui n’ayant aucune chance d’aboutir, ne pouvaient servir qu’à remorquer les pires. Elle fut commise surtout par les députés 1 qui, dans la séance du 8 avril 1905, votèrent, avec les radicaux le passage à la discussion de la séparation, ouvrant ainsi la voie à cette séparation maçonnique dont ils ne voulaient pas. Comme ils furent mieux inspirés ceux qui, voyant clair dans le jeu de nos adversaires, combattirent, avec M. Groussau et l’Action libérale, tout projet de séparation, ou, lorsque la discussion eut été ouverte malgré eux, ne consentirent à y prendre part, avec M. Ribot, que pour en atténuer les déplorables conséquences !

1. Voici les noms de c«s députés avec l’indication de leurs départements : de Beauregard (Indre), Bouctot (Seine-Inferieure), Darblay (Loiret), Drake (Indre-et-Loire), Firmin- Faure et Flourens (Seine), de Gontaut-Biron et Jules Legrand (Basses-Pyrénées), Poullan (Alpes-Maritimes), Rozet (Haute-Marne.)

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