CHAPITRE II
Provocations maçonniques.
Sommaire. — Stratagème maçonnique. — Voyage de M. Loubet à Rome, manifestation anticléricale. — Indiscrétion de la Petite République française. — Rappel de l’ambassadeur. Difficultés pour la nomination des évêques. — Ai rogance et prétentions de M. Combes. — L’épiscopat décimé. Affaires de Dijon et de Laval. — Démissions épiscopales. — Juridiction du pape sur l’épiscopat reconnue par le Concordat, entravée par M. Combes. — Mensonge historique! — Provocations maçonniques avouées.— M. Combes a rendu la séparation inévitable.
Los nombreuses citations que nous venons de faire, nous ont prouvé que, de l’aveu meme des francs-maçons, la séparation était imposée par la volonté des loges à la majorité de la Chambre et au gouvernement. Mais il fallait donner le change au pays qu’on allait entraîner, malgré lui, dans les pires aventures ; et pour cela, lui faire croire que la séparation était une fatalité contre laquelle on ne pouvait rien. Il fallait recouvrir cette at-
tague brutale contre l’Église d’un masque de modération et sembler se résigner, la mort dans l’âme, à une politique violente qu’on avait cependant si longtemps complotée. Il fallait surtout rejeter sur la victime la responsabilité de 1 agression et persuader aux populations, toujours faciles a tromper, que Ja République était obligée d’accepter une guerre que l’Eglise lui déclarait. G était, semblait-il. le moyen d’accoutumer a 1 idée de la séparation l’opinion publique et d’y rallier, dans le Parlement comme dans le pays, les opportunistes, qui, n’ayant rien oublié ni rien appris, redoutent par-dessus tout les empiétements de la Cour romaine et ont peur de passer pour cléricaux.
Et l’on fit surgir de toutes pièces les trois difficultés qui allaient servir de prétexte à la rupture : 1° Le voyage du Président- de la République à
flome. , A
2° Les discussions sur la nomination des eve-
ques.
3° La querelle sur les évêques do Dijon et, de
Laval. ,
Depuis le jour oùles Piémontais sont entiés ce
force dans la ville de Rome par la brèche de la
Porta Pia, le 20 septembre 1870, le Saint-Siège n a
jamais cessé de protester contre la spoliation dont
il a été victime. Refusant de reconnaître le royaume
d’Italie avec Rome pour capitale, il a demande
aux chefs d’états catholiques de ne pas sanctionner,