Ibidem , p
traitements des ministres des cultes figurent dans la plupart des budgets cantonaux. Il y a des cantons (Argovie, Zurich, Fribourg, etc. ) où des taxes spéciales pour les frais du culte sont perçues sur les fidèles de chaque Église dans la même forme qua les impôts. En général, les édifices des cultes appartiennent aux cantons ou aux communes qui les mettent gratuitement à la disposition des cultes1. » C’est surtout dans les États-Unis que, tout en res¬
tant séparé des Églises, l’État témoigne a la religion le plus grand respect, parce qu’il en reconnaît la nécessité sociale. « La neutralité de l’État ne com¬
porte en Amérique, ni hostilité ni même indifférence à l’égard des religions. C’est de l’incompétence du pouvoir laïque en matière religieuse et d’un sentiment profond de l’égalité que dérivent ces législations excluant toute religion officielle. La neutralité de l’État est essentiellement une neutralité bienveillante à l’égard des religions dont l’utilité est très généralement reconnue. « Les fonte dateurs de notre gouvernement et les auteurs de « notre constitution ont reconnu qu’entre la religion
« chrétienne et un bon gouvernement, il y a une « int ime connexion et que cette religion est le fon- « dement le plus solide d’une saine morale. » Ainsi s’exprime un juriste américain dans une étude sur le régime légal des Églises dans l’État deNew-York2.
\. Ibidem, p. 280.