J. O., Ch. des députés, p
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village avec, au-dessus du porche, une large pancarte portant l’inscription suivante : « A louer pour université populaire, musée, fêtes laïques . » L’autre figure l’église du Sacré-Cœur de Montmartre, avec cette immense enseigne : « Palais clu Peuple; théâtre. » Une foule se presse à l’entrée pour assister à la représentation. La troisième montre un coq gaulois se précipitant sur un affreux corbeau coiffé d’un chapeau de prêtre, avec ces mots en exergue : « C’est la lutte finale... »
« Yoilà qui est aimablement symbolique, n’est-il pas vrai? Je me garderais au surplus d’y attacher la moindre importance si, à coté de ces gentillesses illustrées, ne s’étalaient les noms des membres du « Bureau. » Le président est M. Petitjean sénateur, et parmi les délégués, je remarque non seulement M. Lafferre, dont la présence s’explique, mais en outre M. Ferdinand Buisson.
« Ainsi le président d’une commission où l’on prétend faire une œuvre essentiellement libérale, sans aucun parti-pris d’hostilité contre tel ou tel culte, consent à couvrir de son autorité une publication où l’on expose que le régime nouveau doit avoir pour effet de mettre les églises à louer pour « fêtes laïques » ou de les transformer en
salles de spectacles b »
1. Article de M. Jules Legrand, député progressiste des B isses-Pyrénées, dans la République française du 1er avril
SPOLIATION ET PROFANATION
La voilà la jouissance gratuite et indéfinie des églises que nous promet la commission présidée par M. Buisson! C’est une jouissance onéreuse, précaire et toujours révocable, prélude tout à fait transitoire de la spoliation et de la prolanation universelles.