Compte-rendu du Convent de 190.1, p
tel porté à l’Eglise; c’est pour supprimer prêtres et moines et « détruire la religion » qu’elle la réclamait depuis déjà longtemps. Dès 1893, elle avait fait un devoir strict à «tous ses adhérents d’en préparer le vote dans toutes les assemblées délibérantes: « Il est de devoir strict pour un franc-maçon, s’il est membre d’un conseil municipal, de réclamer et de voter la suppression de toute allocation aux curés, vicaires ou desservants; de surveiller la gestion des biens de fabrique d’église et des biens curiaux... d’interdire les manifestations extérieures du culte.
« Il est de devoir strict pour un franc-maçon, s’il est conseiller général, de s’opposer à toute allocation en faveur de l’évêque, de la mense épiscopale, des séminaires ou autres établissements diocésains ainsi que des établissements congréganistes, et de proposer à chaque session un vœu pour la sépara-
tion des Eglises et de l’Etat...
« Il est de devoir strict pour un franc-maçon, s’il est membre du Parlement, de voter la suppression du budget des cultes et des dépenses afférentes aux cultes inscrites aux chapitres des différents ministères, de Aroter la suppression de l’ambassade auprès du Vatican ; de se prononcer en toute circonstance
pour la séparation des Eglises et de l’Etat, sans abandonner les droits de police de l’État sur les Églises 1 » .