Si veniet excommunicaturus, excommunicatus abibit
3. « L'Église gallicane, aujourd'hui représentée par tant de prélats que vous voyez assistés de l'élite de leur clergé... C'est en leur nom que je vous parle, c'est par leur autorité que je vous prêche. »
les libertés de l'Eglise gallicane ; les voilà dans ces précieuses paroles de saint Louis... Ces maximes sont de tous les siècles, mais un besoin pressant de l'Eglise obligea à les mettre en pratique d'une îaçon plus expresse dans le saint concile de Pise et dans le saint concile de Constance. »
Est-il besoin d'ajouter qu'au xiv e siècle elles avaient inspiré le Songe du verger, le Songe du vieux pèlerin, les poèmes populaires 1 , et incité de grands docteurs, Guillaume Okam, Jean de Jandun, 'ytc Michel de Césène, Clémangis, Gerson, à pousser ^ /T contre Rome « des cris de haine et de malédiction que Luther n'a pas surpassés 2 ? »
Elles amenèrent, le 27 juillet 1398, la ce soustraction de la France à l'obédience du pape ».
« Nos rois très chrétiens, écrivait P. Pithou sous Henri IV, jurent solennellement à leur sacre de garder et faire garder inviolables ces beaux droits, précieux palladium, que nos plus sages et plus dévotieux ancêtres nous ont, avec tant de soin et de vertu, religieusement conservés sous le titre de libertés de l'Eglise gallicane 3 . »
La déclaration de 1682 reproduisait les maximes
1. Voir le Discours sur le XIV e siècle dans V histoire littéraire de la France.