Ce sont les expressions de Saint-Simon
2. t Si elle pouvait être regardée comme règle de foi, les maximes de la France qui fondent nos libertés se trouveraient anéanties. » {Remontrances du 15 avril 1752. Voir aussi l'arrêt de décembre 1756).
3. Louis XV écrivit au pape, le 25 juillet 17G5 : « Je mettrai toujours au rang de mes devoirs les plus stricts de maintenir en son intégrité la doctrine enseignée de tout temps par les évèques de mon royaume. Les maximes qui en sont le précis réunissent le double caractère de lois civiles et religieuses de mon Ktat. J'ai si fort à cœur de les faire observer que je regarderai comme infidèle à son roi et à la patrie quiconque en France osera y porter la moindre atteinte. » (Voir la déclaration de Louis XVI , du 7 juin 1 777.)
sur ce point les lumières nécessaires, écrivait Dumarsais; on évite, et il semble qu'on défende d'en parler. Un catéchiste ou un prédicateur qui exposerait la doctrine de la Sorbonne et du Parlement, ne le ferait pas impunément. »
Les quatre articles de 1G82 servirent, au commencement du xix e siècle, d'arguments contre le Concordat, puis contre les actes de Napoléon dans ses démêlés avec la pape 1 . Le cardinal Fesch disait qu'ils étaient devenus la sauvegarde de l'Eglise j romaine. 1
Le second reproche adressé aux gallicans n'est j pas plus fondé que le premier.
L'antiquité du gallicanisme suffirait, à la rigueur, ■ pour le disculper de l'accusation d'hérésie. S'il datait de la fin du xvu c siècle, on pourrait admettre . quelque erreur ou quelque faiblesse passagère du Clergé ; mais une doctrine contraire à la foi catholique eut-elle été soutenue constamment par l'Eglise de France ?
Si les gallicans avaient souhaité une rupture avec l'Eglise romaine, ils l'auraient sans doute obtenue dans la première moitié du règne de Louis XIV. Pour l'éviter, ils firent tout ce qui dépendait d'eux, y compris la déclaration de 1682.