‹ La séperation de l'église et de l'État en 1794Chapitre 29 sur 88 · Clergé de Vendôme; Tiers de Bar-sur-Seine, de Toul · texte numérisé non relu

Clergé de Vendôme; Tiers de Bar-sur-Seine, de Toul

les dîmes parmi les abus les plus impopulaires, les plus détestés.

La suppression fut prononcée au cours de la nuit du 4 août.

Le 11, l'archevêque de Paris confirma cette décision par l'abandon qu'il fit au nom de tous les ecclésiastiques membres de l'Assemblée nationale, et que le cardinal de La Rochefoucauld déclara conforme au vœu de tout le Clergé de France.

Le 12, pour préparer l'exécution du vote rendu la veille, l'Assemblée décida l'établissement d'un comité ecclésiastique dont les membres furent élus dans la séance du 20.

Dès lors, il était entendu que l'on pourvoirait aux besoins créés par cette suppression : les prêtres qui jouissaient de la dîme avaient fait appel à la générosité de la nation; d'ailleurs, à moins de renoncer au culte, il fallait prendre des mesures pour en assurer la célébration et pour subvenir à l'entretien de ses ministres. Les biens ecclésiastiques étaient une ressource tout indiquée. Le 20 septembre, le comité ecclésiastique fut autorisé à en prendre connaissance.

Le déficit du Trésor ne fut donc pas la cause première de la dépossession du Clergé et de la réforme de la discipline. C'est par les

L'ASSEMBLÉE aborde les matières ECCLÉSIASTIQUES 79

décrets du 4 août, pour remplacer la dîme, et, remarquons-le bien, pour faire les frais du service divin , que la Constituante se trouva d'abord amenée à s'occuper des richesses détenues par l'Église.

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