Voir Garin le Loherain, au début
2. Si nous cherchions les origines de cette fortune, sans remonter à la terrible légende d'Ananias et Saphira, nous entendrions saint Jérôme approuver les lois contre les captations d'héritage et regretter que le Clergé les eût rendues nécessaires. Grégoire de Tours nous raconterait l'histoire de l'évoque de Reims, Egidius; Montalembert, celle de Malo. Le chevalier du Songe du Vergier nous montrerait l'Église enrichie par les rois et les princes avec des biens dont ils n'avaient pas le droit de disposer. Joinville nous dirait ce que saint Louis pensait des usuriers et grands voleurs poussés par le diable à donner à Dieu le bien d'autrui au lieu de restituer aux légitimes propriétaires. Fleury, dans son troisième discours sur l'histoire ecclésiastique; Giraud, dans son Essai sur V histoire du droit français, nous édifieraient sur les donations extorquées par la crainte de l'enfer. Un savant regretté, A. Giry, nous prouverait que la possession par l'abbaye de Saint- Denis du cours de la Seine entre le Bas-Meudon et le Pecq, ainsi que des péages qui en dépendaient, n'a eu d'autre fondement qu'un titre faux.