‹ La séperation de l'église et de l'État en 1794Chapitre 44 sur 88 · Dieu et les hommes, à la fin · texte numérisé non relu

Dieu et les hommes, à la fin

dans la seconde partie un tour fort différent... J< ne voudrais pas plus vivre à Genève qu'à Goa, j( ne suis pas curieux d'aller chercher le sort de Servet 1 . »

Un homme dont les lettres méritent de ne pas être oubliées, Th. Dufour, a adressé à Quinet, dont il était l'ami et l'admirateur, une objection sans réplique : « Que pouvait faire l'Assemblée ? Adopter une autre religion? Mais quelle religion? Où la prendre 2 ? »

Fallait-il que la Constituante entreprît de choisir entre les diverses confessions protestantes, agitant la doctrine de la présence réelle dans l'eucharistie, et décidant si, par l'effet de la consécration, le pain et le vin sont convertis en chair et en sang, ou subsistent associés à la chair et au sang du Christ? C'est alors qu'on eût été fondé à parler de comédie, d'hypocrisie!

S'il est vrai que Baudot ait proposé sérieusemenl à ses amis de la Convention une conversion au protestantisme, il fut, ce jour-là, infidèle au génie du xvm e siècle, et jamais peut-être les hommes de la Révolution n'ont été plus exactement les disciples

i. Lettres à Moullou, du 25 décembre 1702 et du 17 février 1703: à. Montmolin, de novembre 1702. — Je ne vois dans Montesquieu qu'un mot de Y « avantage » qu'ont les protestants sur les catholiques au point de vue de la population (117° Lettre persane).

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