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tervention. L'autopsie démontra que la cause de la mort était une hémorrhagie intrapéritonéale. ,
Examen microscopique du foie. — Pas de dégénérescence graisseuse. Le foie est complètement exsangue : tous les vaisseaux, artères, veines et capillaires sont vides de sang. Au niveau des espaces portes, le tissu conjonctif est plus abondant que normalement et s'étend entre les lobules.
Complications viscérales. — La mort peut reconnaître pour cause une complication viscérale quelconque. C’est ainsi que la malade dont l'observation suit a manifestement succombé à une bronchopneumonie.
Os. — L..., trente-neuf ans. Kyste volumineux de l'ovaire. Bronchite concomitante depuis deux mois, s'étant accompagnée d'élévation de température au début et depuis, de temps en temps.
45 avril 14893. — Laparotomie. Ablation du kyste. Opération simple.
Suites : Le soir de l'opération, la malade est un peu oppressée.
Le lendemain matin, elle tousse et expectore beaucoup. Râles dans la poitrine. Le ventre est un peu ballonné, mais non douloureux. Quelques vomissements muqueux peu abondants. La malade s’affaiblit rapidement et meurt à 2 heures du matin. La température a été de 38°,2 le matin et de 39°,6 le soir.
Immédiatement après la mort, le ventre est rouvert et on recueille avec des pipettes un peu de sérosité claire comme de la sérosité ascitique.
L'examen direct et les cultures n’ont permis de trouver aucun microorganisme.
L'autopsie, pratiquée par M. Macaigne, a montré qu'il n'existait pas de péritonite. En revanche, les poumons présentaient des lésions de bronchopneumonie particulièrement accentuées sur un lobe dont aucun point ne crépitait plus.
Il semble donc que chez cette malade, fort affaiblie d'’ailleurs et âgée, l’anesthésie a été cause d’un réveil aigu de lésions non encore éteintes et qui ont entraîné la mort.
L'examen négatif de la sérosité péritonéale, qui était sans doute un peu d’ascite, vient confirmer cette interprétation.
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Obstruction intestinale. — La mort peut survenir à la suite d'accidents aigus d’obstruction véritable, non dus à la parésie intestinale simple et ne paraissant pas reconnaître pour cause une coudure plus ou moins complaisante. Je n’ai pas eu l’occasion d'observer de cas d’obstruction portant sur le gros inteslin ni sur l’iléon, mais, dans deux cas de gastro-entérostomie, je n'ai pu trouver comme cause de la mort que l'occlusion complète du bout inférieur. Voici la relation de ces deux cas intéressants d’ailleurs à un autre point de vue.
O8s. I (résumée) (1). — Rétrécissement fibreux du pylore. Gastro-entérostomie. Mort.
B..., âgée de trente-sept ans, présente depuis quatre mois des troubles gastriques qui paraissent dus à un rétrécissement pylorique. Faiblesse très grande: amaigrissement rapide et considérable (le jour de l'opération la malade ne pèse plus que 34 kil. 500).
Après un traitement médical dont le résultat à été nul, onse décide à pratiquer la gastro-entérostomie.
11 juillet. — Opération suivant le procédé classique. Pas de complication au cours de l'intervention, qui dure 4 h. 30.
Suites opératoires. — 12 juillet. — Malade faible, mais le facies est bon. Un seul vomissement léger hier dans l'après-midi. La température était, hier soir, de 37°,8; ce matin, de 37°,4; cesoir, elle a atteint 37°,8.
13 juillet, statu quo. — La température est de 37°,7 le matin et 37°,8 le soir. La malade se plaint d'une sensation de pesanteur stomacale ; bien qu’elle prenne fort peu de chose, il lui semble que son estomac est plein et elle demande à être sondée.
14 juillet. — Sur les instances de la malade qui est fort oppressée et très faible, et après examen de l'abdomen manifestement rempli à gauche par l’estomac dilaté, j'introduis la sonde stomacale ; elle donne issue à 3 litres 1/2 de liquide noirâtre, d’odeur infecte, contenant des débris alimentaires en suspension. Lavages consécutifs à l’eau de Vichy; 5 à 6 litres sont nécessaires pour que l’eau ressorte à peu près claire.
Légère amélioration après ce lavage ; néanmoins, le facies se grippe fortement, la faiblesse s'accentue et la malade s'éteint dans la nuit. La température a été de 37,8 ce matin et de 38°,9 ce soir.
Autopsie. — À l'ouverture du ventre on remarque tout d'abord
(1) JayLe et Desrosses, Bull. de la Soc. anat., 1893, p. 524.
que les anses intestinales sont affaissées, blanches, lisses ; le péritoine pariétal n'est pas vascularisé. Il n'existe pas d'épanchement sanguin ni Séreux.
L'estomac est très dilaté et occupe tout le flanc gauche. La bouche stomaco-intestinale ne présente rien à noter : les sutures ont parfaitement tenu. Mais, fait capital, le duodénum est dilaté et le jéjunum vide. On s'aperçoit alors que le contenu stomacal reflue en entier dans lé bout central et que pas une goutte ne semble s'engager dans le bout périphérique.
L'ouverture de l'estomac montre que l’orifice du bout jéjunal est effacé, la bouche stomacale s’ouvrant directement dans le duodénum. Il existe comme une sorte d’éperon entre les deux bouts intestinaux, éperon qu’on peut parfaitement comparer à celui des anus contre nature et qui cache en partie l’orifice du bout intestinal périphérique.
Les viscères sont petits, mais sans lésions.
OBs. II. — Carcinome pylorique à évolution lente. Gastroentérostomie. Mort (1).
M.., quarante-deux ans, cachectique. Vomissements incoercibles. Amaigrissement de cinq livres en dix jours.
26 septembre 1893. — Malgré une extrême faiblesse et pour tenter l'impossible, la gastroentérostomie est pratiquée.
A l'ouverture du ventre, on reconnaît qu'il s'agit d'une masse cancéreuse, très dure, englobant le pylore. Des noyaux se montrent çà et là sur le mésocôlon. Il existe un peu partout des adhérences qui rendent très difficile la recherche de la première anse du jéjunum et la sortie hors de l’abdomen de la grosse tubérosité de l'estomac.
Sans entrer dans les détails de l'opération, nous dirons que suivant le procédé de Rockwitz, les deux jambes de l'anse appliquée à l'estomac furent croisées, et qu'il fut fait, pour affronter les lèvres de la bouche stomaco-intestinale, trois lignes circulaires de suture : deux séro-séreuses etune muco-muqueuse, soit en tout six plans de sutures. Durée de l'opération, 1 h. 5.
Suites. — 26 au soir. — Malade très faible. Respiration anxieuse, P. 130. Lavements nutritifs qui sont absorbés.— Caféine et éther, 230 grammes de sérum artificiel en injections sous-cutanées.
Cette après-midi, vomissements de trois quarts de litre de matières alimentaires.
(1) Javie et Desrosses. Bull. de la Soc. anat., 1893, pa?
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21. — Le malade se trouve mieux qu'avant l'opération, bien qu'en fait il soit plus mal. Faiblesse très grande.
T.,36°,8. P. 110. Resp. calme.
Le soir, T., 36°,9. P., 422. Resp. calme.
Pas de vomissement dans la journée, mais le malade ne prend qu'un peu de rhum de temps à autre.
Ce soir, les lavements nutritifs ne sont pas gardés.
28. — Affaiblissement extrême. Le malade ne peut plus parler.
T. 38°,8 le matin, 36°,7 le soir. Pouls TRES
Cote éther, sérum artificiel.