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même année Friedlander met en doute les faits avancés par Nepveu.
En 1886, Garré trouve des microorganismes seulement dans 4 cas sur 8 de hernie étranglée; fait curieux, l’examen fut positif dans le cas où l’étranglement était le plus récent, tandis que dans un autre, où existait un peu de péritonite au début, il resta négatif.
Les années suivantes Grawitz, Waterhouse, Pawlowsky n’admettent le passage de microbes que lorsque la paroi intestinale n’est plus saine.
D'autre part Bünnecken, se basant sur l’examen de 8 cas de hernie étranglée et sur l’expérimentation, admettait que pour permettre le passage des microorganismes la paroi intestinale n’a pas besoin de subir de modifications profondes; une légère stase veineuse suffit.
Ces conclusions de Bünnecken sont en contradiction avec d’autres faits cliniques ou expériences. C’est ainsi que Kraft, dans 2 cas d’étranglement interne artificiel, suivis de mort le troisième jour, à pu constater une légère injection du diaphragme et un fin dépôt fibrineux, mais pas trouvé de microbes; dans un cas de péritonite généralisée consécutive à un iléus,il a obtenu un résultat également négatif. Rovsing, de son côté, dans 5 cas de hernie étranglée, bien que la durée de Pétranglement variàt de 24 à 72 heures, ne put découvrir de microbes. Ziegler, dans 5 autres cas de hernies étranglées, depuis 9 heures à 15 heures, eut à son tour des résultats négatifs ; dans 29 expériences sur l'animal, il trouva 8 fois des microorganismes ; 3 fois seulement le nombre de ces microbes était considérable. La conclusion de Ziegler est que le passage de microbes ne se fait pas de bonne heure, bien qu'il soit possible avant la nécrose de l’intestin. « Je pense, dit-il, que lorsque le péritoine d’une hernie étranglée a l’éclat normal, il est impénétrable aux bactéries; lorsqu'il est couvert d’un enduit fibrineux, de petits foyers de nécrose se forment et permettent le passage de microbes. Mais, même avec des modifications bien constatées de la paroï, parfois je n’ai pas trouvé de microbes. Le fait que le péritoine normal ne se laisse pas pénétrer facilement par les bactéries est prouvé par l'expérience suivante de Waierhouse : on ouvre la paroï abdominale jusqu’au péritoine
et on inocule des microbes virulents contre ce dernier : 1l se forme un phlegmon du tissu cellulaire, mais pas de péritonite. » De leur côté Tavel et Lanz n'admettent guère le passage des microbes intestinaux soit dans le sang, soit dans le péritoine, s’il n'existe pas de lésions de l'épithélium intestinal; de plus, les microbes passeraient-ils qu'ils seraient résorbés si la séreuse est saine et ne donneraient pas, dès lors, naissance à une péritonite.
Si nous tenons compte principalement des faits qui se rapprochent le plus de la parésie intestinale observée après la laparotomie nous voyons que dans 2 cas d'étranglement interne artificiel (Kraft) et dans 4 cas d'iléus chez l’homme (Ziegler) l'examen bactériologique de lexsudat péritonéal est resté uégalif.
On peut done conelure que le passage des microbes, en cas de simple distension, n’est pas un fait d'observation courante. I me semble dès lors difficile d'accepter la théorie de la sep- Uicémie intestino-péritonéale post-opératoire.
Je crois au contraire qu'ils’agit de péritonite primitive et de paralysie intestinale secondaire, celle-ci suivie à son tour de seplicémieintestinale, Si lon n'intervient pas, lesujetsuccombe partie à la périlonite, partie à l’intoxicalion intestinale. Si les phénomènes périlonéaux ne sont pas d'allure suraiguë et que le malade résisle, on pourra, par l'évacuation intestinale, préserver l’opéré de la seconde source d'intoxication et le faire ainsi évoluer vers la guérison.
Bjection par la voie sanguine. — Enfin, comme on a démontré expérimentalement qu'à la suite d'irritations du péritoine, l'introduction de microbes dans le sang peut provoquer une péritonile; 1l faut signaler la possibilité de la seplicémie péritonéale post-opératoire par un mécanisme de ce genre, En pratique, le fait doit être rare et n'a jamais été observé; il est donc permis de n’en tenir aueun compte.