‹ La Séquestration Kystique PulmonaireChapitre 13 sur 29 · SAGE · texte numérisé non relu

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elle n’est en général pas précisée dans nos observations et :ïl nous semble qu’à l’avenir il faudra davantage y prêter attention. Certains auteurs (Wymax et EYLER (107) par exemple) sont cependant très précis et affirment l'intégrité totale de larbre bronchique. Par contre dans l’observation n° 4, il manque une bronche.

A cette question des relations avec le parenchyme environnant se rattache l’existence possible, dans la zone de jonction entre le tissu pulmonaire et la séquestration, d’une série de petits kystes ou de bulles d’emphysème auxquels PRYCE attache une grosse importance. C’est pour lui un type tout à fat particulier de kystes (qui ne lui paraissent pas avoir été signalés jusqu'alors) et qui représentent la démonstration du processus de traction au cours du développement embryonnaire. Nous verrons dans la discussion pathogénique l'interprétation exacte de PRYCE ; qu’il nous suffise de dire ici que ces kystes de traclion existent indiscutablement : ils se voient dans les types IT de l’anomalie artérielle (artère commune au parenchyme normal et au séquestre) et dessinent en quelque sorte un pointillé le long duquel on pourrait, comme un timbre-poste, découper la région malformée.

b) Par rapport à la plèvre, le séquestre est rarement libre et il existe le plus souvent des adhérences dont on discute l’origine congénitale ou acquise au cours des poussées de suppuration. Ces adhérences ne sont cependant pas absolument constantes ; elles ont l'inconvénient de gêner le travail du chirurgien et de rendre plus dangereux le vaisseau anormal qui s’y dissimule. C’est pourquoi ARCE conseillait de placer systématiquement une pince sur elles pour éviter ce danger.

c) Il est très rare de trouver un pédicule œsophagien pour le séquestre. Cette éventualité lorsqu'elle se rencontre est évidemment un argument pour l’accessory therory quoique BENEKE l'ait interprété autrement.

d) Enfin, l'éventualité d'anomalies associées au voisinage est connue de longue date. De celles-ci, la plus commune (qui reste cependant rare) est l’association avec une hernie diaphragmatique soit par la fente de Bochdaleck, soit par le hiatus œso-

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phagien. WaATsox (107) a décrit l'association à un anévrysme artério-veineux pulmonaire. L'idée que la séquestration est à la base des harmato-chondromes du poumon a été discutée par JACKSON (57) et en Europe par SCHUuLTZE (92). Nous ne pouvons nous étendre sur ces associations qui dépassent le cadre que nous nous sommes fixés. Nous n’avens aucune observation de telles associations.

Les points particuliers à retenir de cette étude anatomique nous paraissent :

1° L’artère anormale supplémentaire est d’un calibre important et représente un afflux sanguin non négligeable. Cette artère est de structure élastique comme une artère pulmonaire normale et non comme une artère systémique ordinaire. Elle peut s'’anastomoser avec les artères bronchiques et avec le système pulmonaire.

2° La malformation parenchymateuse est indépendante du reste du parenchyme. Les connexions avec l'arbre bronchique paraissent secondaires à linfection.

3° Il ne semble pas dans l'immense majorité des cas y avoir d’anomalie de la distribution de Parbre bronchique, mais ce fait n’a pas été suffisamment précisé dans nos observations et demande une élude plus spécialement orientée dans ce sens.

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