Itiicription runér&ira 4e Manassia : Car ilàvi
■,,Goo^\c
prendre la Tuile et se réfugier à la cour du roi de Hongrie. L'inlrëiiide et tenace fils de Voue rassembla une qualrième armée et mircha au secours de Sémendria assiégée par Iîh'>kbey et héroïquement détendue par Grégoire, le propre Bli du despote. Mais l'armée de secours arriva trop tard ; Grégoire avait capitulé, et le féroce pacha des Turcs lui avait fait creVer les yeux. Les Hongtois prirent la fuite.
L'empire serbe était détruit, le peuple était déjà à demi réduit en esclavage, et cependant Georges continua la lutt«. « La mort, disait le héros, elle ne saurait m'effrayer ; mais puùqu'il faut, mourir, j'aime mieux mourir sur lin champ de bataille qu'en exil 1 » Le nouveau roi de Bungrie, Vladislas, refusa de marcher contre les Turcs; aloFj Georges implora les secours de la république de Haguse ; alors pour la première fois parurent da'^s les forêts de la Serbie et de l'Herzégovine le chevalier blanc de Hongrie, Jean Hunyade; Scanderbey, le prince d'Albanie; Yvane de Haramoot. Pendant quelques Joqi's, la fortune sembla sourire de nouveau à Georges Brankovilrh ; llunyade fut vainqueur, le sultan restitua la Serbie & Georges, et la Valachie à Wladlmir Urakul.
Hais ce triomphe ne pouvait qu'être éphémère. Le 29 ' mai 1453, CoDstanlioople était tombé entre les mains des Turcs, et Mohammed avait dit, citant le poète persan : * L'araignée s'établit comme gardienne dans le palais des empereurs et tire un rideau sur la porte ; la chouette fait retentir les voûtes royales de son chant
■v,Go(><^[c
ÉTIB\NK DOUCHAN ET KOSSOVO. 59
Ingabre. ■ Et il ajouta : ■ Le ciel n'obéît qu'à un seul Diea, la terre ne doit avoir qu'un seul maître. > La désolation fut grande ckez les nations chrétiennes. Le vingtième jour après sa sanglante lictoire, le sultan était à Andrinople, expédiant de superbes missives au sultan d'£gypte, an schah de Perse, au shérif de la Mecque, répondant a\ix félicitations de ses voisins par des demandes de tribut. Georges dut, lai aussi, courber la tète. Tranquille du côté du Danube, Hobammed entreprit la conquête de te Grèce. L'antique patrie de iUiltiade et de Thémistocle soumise, le sullan se tourna de nouveau vers la Serbie ; il envoya à Georges un insolent message * : <( Le pays sar lequel tu règnes ne t'appartient pas, niais à Etienne, le fils de Lazare, et par conséquent à moi. Cependant je pourrai te céder la part de ton père Voue, ainsi que la ville et le territoire de Sopbia ; si tu te refuses à cet arrangement, j'en appellerai aux armes, a. Geoi^s passa pour la troisième fuis en Hongrie, espérant y trouver qutjques secours. Mais Uubammed était déjà. entré sur le territoire serbe, taillant en pièces à Sopbia les vaillants mnnlagnards de la Scboumadia, s'emparant de toutes les places furies, brûlant les villeset les villages, envoyant en Asie cinquante mille prisonniers. Alors seulement arrivèrent avec trente mille soldats Hunjade et Georges ravageant à leur tour tout le pays; les Turcs furent chassés de Belgrade. Pais, tout & coup, au lieu de
Dinliis-invGoOJ^Ie
continuer, les deni héros de Hongrie et de Serbie écoutèreat les propositions de Marcello, ambassadeur de Venise, et offrirent la paix. Le sultan ne demandait pas
paix dura sii mois à peine. Au printemps suivant ),lea armées torques Étaient de noavean sur le pied ierre,et Isabeg fraDchtl la Frontière serbe. Le sultan ème appuya le hardi tîls d'Uschak; Novoberden, la des villes, fut prise après uue héroïque résistance,
Ottomans s'avancèrent jusque dans la plaine de PO. Pendant l'hiver , les deux armées restèrent lieusement en présence ; mais, quand le printemps t, le sultan marcha aveccent cinquante mille hommes elgrade. Le bombardement de la ville fut terrible : prendrai en quinze jours, disait le sultan, la ville I mon père a vaiuemeut assiégée pendant six mois, lans six mois je serai à Oten ' ! »— Vaine forfante- .e pape Cal ix te prêcha la goerre sainte. Jean Hunjade mbia à Szégèdin une immense armée, tandis que le
Joannès Capistrano appelait à lui soixante mille lus armés de pieux, de frondes et de sabres. A leur étaient les magnats Koragh, Zèlaghy, Ladislas de si, avec ses escadrons superbes de hussards noirs. La Ile livrée aux Turcs sous les murs de Belgrade fut ante; dans la mêlée, Capistrano invoquait Jésus à : voix et agitait l'étendard des croisés ; Hunyade com- ; comme un lion. Les Ottomans furent vaincus; ragliacoticuE, 1, 10, 79.
D,nl,ii"invG00<^[c