‹ La Serbie et le MonténégroChapitre 15 sur 68 · I. Yankovitch, loc. cil. p · texte numérisé non relu

I. Yankovitch, loc. cil. p

Ilaurs le Coran mèma le conseillait. « Opprimez lèles jusqu'à ce qu'ils paient la dtme et courbent

?es étaient les maîtres, les souverains absolus ; s étaient les serviteurs, les esclaves; il fallait dlme, payer le tribut, s'acquitter de la corvée,

au sol comme des bètes de somme, puis payer ) Aoroc, le pores, I impôt sur le bétail, l'impôt >rcs, le droit de pàt'irage. Malheur au Serbe 1 l'iasoleni^e de posséder des armes on un che- Turcs, dit l'Iiistorien de cette triste époque, aui

métiers nobles, forger et ciseler les métaux, le cuir, fabriquer les selles et les harnais, équiahis et lesjanissaires; aux Serbes les durs laes métiers infimes, le sol à fouiller, les arbres

abattre, les tronpeauï de porcs à garder dans ladia ; ils doivent obéir, ils doivent témoigner jfond respect à leurs maîtres, sous pein de pri-

mort; et un autre historien ajoute : le Turc ;, sa baigne et se repose ; il commande, il est e Serbe laboure, travaille, obéit . Partout et )t observé le célèbre flrman de Bagdad : a Les ! la Porle ne doivent pas porter le même cose les Musulmans; leurs maisons doivent éti-e avées ; les cloches de leurs églises doivent être ses ; défense leur est faite de monter à ciieval '.a pporter cette effroyable tyrannie, il fallait au Br, U2. Saint-René Taillandier; BlaoquJ.

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LA SERBIE SOUS LA DOMINATION OTTOMANE. 47 peuple serbe des trésors de lésigaation. La foi les lui fourait. Mais la résigaaIioD a des bornes. Quand le calice était par trop amer, quand le joug des iotidèies était par trop crael et inique, il se Irouvail des hommes assez intrépides pour aller chercher la liberté loin de leurs foyers, loin de leurs ^milles, loin de toute civilisation. Comme le Honlénégro, la Serbie a des forêts profondes et épaisses ; comme la Corse, elle a des maquis sombres et retirés. C'esf dans ces solitudes que les Serbes proscrits se réfugiaient; ils se faisaient haydouks, c'est- Ji-dire bandits, c'est-à-dite héros.

Alors se développa la belle institution des probratimes ou frères d'adopUon ; alors se resserrèrent les liens qui unissaient, dans une baioe commune de l'Osmanlis, tous les Taincus de Kossovo. Hais les baydouks n'étaient pas seulement des héros, des Hlsdela liberté, ils gardaient le dépM des croyances religieuses, des légendes nationales. Quand ils tombaient entre les mains des Turca, ils ne se lamentaient pas; comme les premiers chrétiens, ils attendaient le martyre avec joie, ils chantaient en marchant au supplice: «Est-cequ'après tout il ne faut pas mourir *?>

C'est des forêts et des m&quis que sortira la grande révolution serbe; ce sont les baydouks qui en seront les plus vaillants soldats.

Hais cette vie âpre et rude des baydouks ne convenait pas à tous ; seuls, les jeunes gens pouvaient l'embrasser avec la force et l'ardeur de leur âge. Les noires retraites

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