‹ La Serbie et le MonténégroChapitre 17 sur 68 · L. Ranke, Ulsl. de la réi-ol. serbe, p. 78. sq · texte numérisé non relu

L. Ranke, Ulsl. de la réi-ol. serbe, p. 78. sq

2. Prince de Li^iie : l^èUnjes mililalres, llUraUea, sentimenlalres, (1795 1809,] tome XXIV.

Dinliii-invGoOt^le

S(i LA SERBIE ET LE MONTÉNÉGRO.

mais nallemeat géaèral : il eiîit fallu occuper la ré^on de la Save, Widdia et Belgrade, prendre Nisch, s'étendre sur toate la Serbie où !e colonel Hihaljêwitch formait ce corps franc qui devait k Kjupria et à Kroiigévatz se couvrir de gloire*. L'empereur n'en fit rien : effrayé par l'alliance de la Prusae et de l'Angleterre, privé de la coopération de Catherine par la brusque entrée en campagne de la Suède, il se contenla de prendre Sliabaz et d'assiÉger Belgrade, lorsque tout à coup dans les humides plaines de la Drave la peste parut, décima l'armée. Débuts âchenx : Joseph II partit pour la Croatie et appela le vieux Laudon. Hais le reste de la campagne ne fut guère mieux conduit : en vain Sonvarov vainquit les Turcs à Boscha, en vain Belgrade ouvrit ses portes, Frédéric le Grand devenait mena^nt et un cougrès se réunit à Sistova. Les Serbes tentèrent un dernier effort, p rote s* térent : tout fut inutile. Que pouvaient-ils contre les misérables intrigues quidivianieot les cours de Vienne et de Saint-Pétersbourg, contre le découragement de Joseph, contre la jalousie de Repain disputant ï Potemkin la gloire des négociations, tandis que l'insolent favori recevait les plus grands de l'empire comme ses valets, créant, détruisant et brouillant toute chose? Le traité du 4 août 1791 mit fin à la guerre et la Serbie retomba sous le joug ottoman.

Certes, c'eût été une grande gloire pocr Joseph II ou

pour l'impératrice Catherine de délivrer le peuple serbe,

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