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pulations chrétiennes soumises à la Turquie, elles se soulëveront. Prenez garde dans ce cas à vos provinces danabienaes : l'étincelle partie de là pourrait bien s'étendre à la Hongrie et h l'Italie ; il faut éviter la couDa-
gration » Très-inquiet, l'empereur envoya le chevalier
de Leiningen à. Constantinople, pour insister sur l'évacuation des derniers districts ds la Montagne et le retrait des troupes turques toujours en sentinelles sur la frontière du HontËnêgro. Le snltan commença par refuser : H. de Leiningen insista et ses réclamations furent admises. Il n'était que temps; Daniel repoussa les avances du czar et se décida pour une neutralité absolue ; ce fut en vain que S. Hecquard, consul général de France, s'efforça de l'engager dans la cause des puissances alliées.
La situation du Monténégro fut l'objet de plusieurs délibérations du congrès de Paris, le 21 février, réuni sous la présidence du comte Waleski. Dès le 25 mars, le comte de Buol ' demanda au prince Orloff, quelles étaient, au sujet du Hoatènéf^. les intentions de ia Russie ; le czar voulait-il eiercer'dans cette province une action analogue à celle qui lui était dévolue dans les principautés danubiennes? Le plénipotentiaire russe répondît immédiatement : « n n'a été fait mention du Monténégro, disait-il, ni aux conférences de Tienne, ni dans les actes qui ont précédé la réunion de ce congrès ; cependant, le représentant du czar n'hésite pas à déclarer que son gouvcr-