Annuaire des Deux-Mondet
D,nl,ii"invG00<^[c
m LA SERBIE ET LE NONTËNËGHO.
Les èlecUons eurent lieu le ^8 novembre. Partout l'opposition triompha. La Porte et Alexandre, devenu son plus fidèle allié, protestèrent, prononcèrent le mot d'illégalité. Les Serbes passèrent outre.
Le 30 novembre, jour de la Saint-André, l'assemblée se réunit pour la première fois. Son premier acte fut de voter une adresse de remerciements aux puissances signataires du traité de Paris; puis, irritée des récentes manœuvres de la Porte et de son envoyé Kalméli-Effendi, elle protesta publiquement et donna acte au prince luimême de cette protestation bardie.
Quelles étaient alorsles intentions de Kara-Georgevitch? Il est difficile de le dire avec certitude. Hais la skonptchina redoutait un coup d'État; les relations du prince avec Kalmèli-Effendi l'inquiétaient et inquiétaient la nation. L'assemblée se décide à une audacieuse initiative; elle rédige contre le prince un véritable acte d'accusation, très- énergique et très-passionné; elle lui reproche l'irrégularité de ses rapports avec le sénat, les retards apportés à la convocation de la skouptchina, l'extradition des réfugiés polonais sur la demande du consul autrichien, l'insolente faveur des Nénadovitch, les intrigues nouées avec la Turquie. Ce n'est pas tout; l'assemblée nomme une commission de dix-sept membres, représentant chacun un district, et qu'elle charge de veiller au salut de la patrie.
Ainsi s'annonçait par une imposante manifestation la
D,nl,ii"invG00<^[c
GOUVERNEMENT PARLEMENTAIRE EN SERBIE. 215 révolution qui devait rappeler eu Serbie la dynaslie des ObrénoTitch.
A peine élue, la commission des dii-sept se réunit. Le mandat qni lui avait été imposé Ini traçait la conduite à tenir d'une manière évidente. Le jour même elle somma Aleiandre Kara-Georgevitch, prince de Serbie, d'abdiquer la couronne qui lui avait été accordée par la confiance du peuple. Le prince refiisa d'abdiquer; la commission insista, a La révolution, lui dit-elle, a snivi jusqu'ici une marche pacifique; la nation pourrait bien avoir recours aux armes, a — a Dans ce cas, reprit Alexandre, la conslitulion me commande de soumettre votre demande à mes minisires. » La commission se retira et informa la skouptcbina de la réponse du prince ; une députation fut envoyée sur-le-champ au sénat et à Garaschanine. Le prince, effrayé des progrès de la révolution, quitta le palais et se réfugia dans la forteresse occupée par les Turcs.
La skouptchina ne demandait pas mieux : elle proclama la déchéance d'Alexandre et institua un gouvernement provisoire, sous la présidence d'Elie Garaschanine. Il s'agissait de nommer un successeur à Kara-Georgevitch ; nul ne songea au fils d'Alexandre; quelques amis de Voulchich prononcèrent le nom du vieux chef du parti national ; mais la grande majorité décida le rappel de la dynastie des Obrènpvitch et, à la presque unanimité, elle déclara que la couronne serait offerte au prince exilé en 1839, à Hilosch, dont le despotisme avait été oublié, mais dont la glorieuse insurrection de 1815 était dans toutes
D,nl,ii"invG00<^[c
les mémoires; l'hérèdiLë qae la Porte lui avait conférée par le bérat d'investiture, était rétablie également. Tout le seos de la nouvelle révolution est 'dans ces derniers mots dit décret de la skouptihina.
Pendant qu'Alexandre se décidait à abdiquer et quittait la forteresse turque, ane nombreuse députation se rendait à Bucharest, où Milosch avait passé le temps de son eiil. Pendant ces vingt années, les idées du vieux despote avaient changé; certes, il n'avait pas tout oublié et n'avait pas tout appris : mais l'influence de sa femme Lioubitza l'avait conduit à la théorie de l'alliance française ; pas un instant il n'avait doute que le peuple reviendrait k lui, et alors, disait-il, il reprendrait en Serbie le rôle de Méhémet-Alien Turquie d'Asie. Miloscb se mit immédiatement en route, après avoir reçu les félicitations du czar et de l'empereur Napoléon ; l'Autriche se maintenait d'abord sur la réserve ; quant à la Porte, après avoir hésité quelque temps, elle accordait l'investiture, mais sans faire mention de l'hérédité de la couronne serbe. En même temps, Kabouli-Effendî avait invité Milosch à nommer un lieu tenant- général de la principauté; le prince nomma Hisclialovitch, vice-président du sénat. Cette prompte déférence satisfit le sultan et il écrivit à Milosch, le dispensant, à cause de son grand âge, de venir à Omslantinople, faveur bien inutile, au fond, car, en vertu des anciens firmans, le prince de Serbie n'était nullement obiiicé de se rendre à Stamboul. L'Autriche no pas cacher son hostilité contre
Dinliii-invGoOt^le
GOUVER%EMEnT PARLEHBMAIRB BN SERBIE- 217 HiloscU ; elle défendit à la compagaie du Danube de mettrt! an seul de ses bateaux à la disposilioD du prince. Milosch voyagea par terre, Sott trajet et son entrée à Belgrade ressemblèrent à un triomphe ; le peuple serbe avait perdu le souvenir de ses exactions et de sa tyrannie d'autrefois, et le tangage de Milosch ne &t qu'augmenter son enthousiasme : « Dieu et ma nation, dit il, m'ont comblé de toute espèce de biens ; je n'ai donc plus besoin de me mettre en peine le moins du monde pour moi et pourmafamille. — Uon unique soin à l'avenirsera de vous rendre heureux, vous, mes frères, et vos enfants, qui sont les miens, et que faime autaat que mon fils unique, votre hÉrilier présomptif du trône, le prince Michel. » De broyants applaodissemtnts accueillirent ces dernières paroles', véritable déft à l'adresse de la Porte. Des lettres furent adiessées à tous les cabinets de l'Europe, où Hi' losch annonçait sa restauration au trône de Serbie (dé* cembre 1859). Le cabinet de Vienne répondit en signifiant aux puissances signataires du traité de Paris, que les troupes autrichiennes avaient reçu l'ordre d'occuper la forteresse de Belgrade, si la frontièiv turque était menacée par les Serbes.
Milosch s'attendait à cette hostilité de l'empereuE d'Autriche, qui, par l'abdication d'Alexandre, perdait tonte influence h Belgrade. Hais cette dernière déclaration, motivée, disait le ministre autrichien, sur une demande de la Porte, produisit dans font le monde diplomatique une vive agitation. Le divan s'empressa de
■v,Go(><^[c
désavouer l'empereur et de rappeler le texte formel de l'article 29 du traité de Paris. Quelques jours plus tard, les paroles adressées le !<' janvier par U. de Hïibaer à NapolÉoD III augmentèrent rémotiou. Alors Hilosch agit avec la plus grande hardiesse et affecta une complète indépendance; Des mesures sévères furent prises contre les sujets aatrichiens résidant en Serbie, une dëputation fut envoyée an prince de Monténégro, l'agence à Bucbarest rétablie. EMn, dans le courant du mois d'aoiil, le prince convoqua une nouvelle skouptcbina.
L'assemblée, élue conformément à la loi de 1858, se réunit à Kragoujévatz le 8 septembre. Hilosch assista à toutes ses séances : il s'agissait de régler d'une façon définitive la transmission de la couronne et les rapports du prince avec le pouvoir législatif. La discussion fut calme et sérieuse : la skouptchina commença par abolir la loi du S mai 1838, puis elle décida que la dignité princière serait désormais héréditaire dans la famille Obrénovitch; qu'en cas d'eitinction le prince aurait le droit d'adopter un Serbe de famille honorable et appartenant à la religion grecque; la majorité du prince fut (liée à dii-buit ans ; pendant sa minorité, le pays serait gouverné par un conseil de régence choisi parmi les sénateurs et les présidents des cours d'appel et de cassation; dans le cas où le prince viendrait h mourir sans désigner d'héritier, la skonptchina se réservait le droit d'élection.
Miloscb demanda an sultan la confirmation de la nouvelle loi constitutionnelle ; le grand vizir répondit que la
■v,Go(><^[c
GOUVERNEMBNT PAHLEMENTAIKE EN SERBIE. 219 dignité de la Sublime -Porte se trouvait à cliaque ioatant compromise par des réTolutions qui changeaient ou supprimaient les litres accordés par elle; guepar conséquent le divan était résolu à ne pas ratifier les résolutions de la skouptcliina.
Ce refus catégorique irrita Milosch ; mais au lieu de rompre arec la Porte, l'habile politique lui adressa un long mémoire sur les questions pendantes entre les deux natione.
» La Serbie, disait-il, ne demande pas de nouvelles concessions, elle demande parement et simplement l'exécution des hattl-chérifs et bérats de 1830, 1S33 et 1638. Qae dit, en effet le hatti-chérif de 1830 dans ses articles IS et la : — Les ToïTodes et les moselmi turcs n'existeront pins que dans les places fortes, la juridiction du pays étant désormais con&ée an prince. — Défense est fiiite aux' Musulmans, qui n'appartiennent pas aux forteresses, de séjourner en Serbie.
' Ces dispositions ont-elLes été obéies? Les misérables qni ont assailli H. de Fontblanque ont-ils été châtiés? Faut-il rappeler encore le firman de 1833 qui accordait un délai de cinq ans aux Hasulmans désignés dans l'article 15 pour quitter la Serbie, firman dont pas un sojet de la Sublime-Porte n'a tena compte ?
» Reste une troisième question très-importante, au svtjet de laquelle l'onstaT inattendu du 5 mai I8S8 est eu pleine contradiction avec le hatti-chérif de 1830. C'est la question des rapports du prince avec le sénat. 11 suffira de
Dinliii-invGoOt^le
rappeler l'article 3 du célèbre faattï-chérif, article ainsi conçu :
> Le prince contiDuera, an nom de ma Sublime-Porte, à adaiiaistrer les affaires intérieures du pays d'accord avec l'assemblée des notables serbes.
Eq résumé, ce que la Serbie réclame, c'est la reconnaissance de rhérèdilè de ses princes, l'application rigooreuse du ârman de 1830, l'abolition de l'oustav de 185S. »
C'est le 7 mai 1860 que la lettre de Milosch fut remise an sultan. La réponse impériale arriva à Belgrade le 3 aobt.
• La Serbie, disait-elle, a le droit d'élire ses princes; la Porte ne conteste pas ce droit. Elle a confirmé le choii de Hiioscb, elle confirmera celui de Michel. Mais elle ne saurait faire d'autres concessions. Quaut au séjour des Uusulmans dans la Serbie, libre an prince de s'entendre avec le pacha de Belgrade pour établir des règlements qui ne soient pas en contrudiclion avec les lois organiques; d'ailleurs, la Porte est toute disposée à accepter la dècisiond'une commission nommée moiiiépar le sultan, moitié par le prince. Mais quelle raison la Serbie a-t-elle pour demander l'abolition de l'oustav de 1858 ? Le divan n'en voit aucQue, et il est résolu à le maintenir. Les Serbes ne doivent pas oublier que si l'administration intérieure leur appartient, le mode de gonvemement et d'administration dépendent essenliellement dn sultan en sa qualité de suzerain a
Dinliii-invGoOt^le
GOUVERNEMENT PARLEHENTAIRB EN SERBIE. 231 Cette réponse était une fin de non- recevoir. Hiloscb se décida à passer outre. Le 22 août il déclara quels peuple serbe et lui regardaient toutes les dispositions contenues dans le mémorandum du 7 mai 1860 comme des droits acquis et irrévocables.
Le vieux prince avait consacré tout ce qui lui restait de force et d'énergie & cette négociation avec la Porte. Un mois après, le S6 septembre, il expirait, fier de son trtompbe et de la défaite infligée aux prétentions turques Son fils Hicbel lui succéda et prit le titre de Michel ObrènoTÎtch III. L'avènement du jeune prince excita l'attention de l'Europe.
• En vertu de la bonté de Dieu, dit-il, et des vœux de la nation serbe, conformément au hatti-cbérif impérial de 1S30 et à la loi de 1859, qui règle la succession du tr&ne, j'ai pris spontanément le gouvernement de l'État en ma qualité de prince héréditaire. »
Le sultan fit répondre par son envoyé extraordinaire : • Le prince Uilosch Obrénovitch étant décédé, etie peuple ayant, lors de la ré installation de ce prince, manifesté le Tœu qu'après lui la dignité princiâre fût acquise à son fils Michel, en vertu de la décision que ma Sublime-Porte a communiquée à cette époque aux grandes puissances garantes, nous avons conféré à celui-ci, et nous lui conférons aujourd'hui l'investiture de la dignité princiëre. ■ — f U. le colonel, reprit aussit&t Michel, en recevant de vos mains le haut bérat impérial, je vous prie d'assurer Sa Majesté que, fidèle à la tradition de ma dynastie, je
■v,Go(><^[c
2î2 LA SERBIE ET LE MONTÉNÉGRO,
ne cesserai pas de professer les sentimeDls de loyauté et de dèvouemeiit envers le haut suzerain de la Serbie, ea mâme temps que je régnerai toujours en prince jaloux de maintenir les Institutipits et les droits de ma nation. •
Le nouveau prince réveillait les plus généreuses espérances. Tout le monde se souveuait des nobles efforts qn'il av&it tentés dans son premier régne, de sa hardiesse vis-A-vis de la Porte, des réformes qu'il avait entreprises avec trop d'ardeur peut-être, mais avec le plus sincère amour du peuple, de la grandeur d'âme avec laquelle il avait préféré l'exil aux tristes victoires d'une guerre civile. Comme toute la jeune génération de la bourgeoisie serbe, il avait parcouru l'Europe, il était allé chercher l'instruction à Berlin, à Heidelberg, à Londres, à Paris surtout qu'il regardait comme une seconde patrie. Michel était un homme tout moderne par l'esprit, par l'instinct et le goût. Son règne devait être l'avènement des idées nouvelles; il annonça que désormais la loi serait la seule autorité en Seri)ie. Admirable programme que plus d'un État de l'Europe occidentale pourrait emprunter au fils deHiloschI
L'énergique langage tenu par Michel au représentant turc n'avait pas peu contribué & augmenter l'irritation du gouvernement ottoman. Le grand vizir maintenait le mémorandum du 3 aol^t ; et de son c6té le prince persistait dans la politique inaugurée par son père dans le décret du Zi du même mois. Mais il importait aux yeux de l'Europe de rendre légitime, ou plutAt légale, lanou-
D,nl,ii"invG00<^[c
GOUVEtlNEHENT PARLEMENTAIRE EN SERBIE. 223 Telle situation faite à la Serbie; Michel le comprit et envoya Garaschauine à Constant! aople pour régler avec le sultan les deax qaestioas qui étaient le principal objet de la fameuse note du 7 mai.
Pendant que Garaschanine se rendait à Constantinople et entamait de péuiblee nÉgociations, d'importants événements se produisaient, qui rendaient plus nécessaire encore la prompte conclusion d'un traité entre les deui puissances, C'était l'époque de la guerre monténégrine qui se termina par la glorieuse bataille de Graliovo ; Omer-Pacha avait déchaîné contre ta Montagne Noire et les provinces voisines une horde de Tartares, dont les ravages répandaient en tous lieux une profonde épouvante; des milliers de Bulgares avaient pris la fuite et étaient allés implorer la protection des Serbes. L'aspect de ces chrétiens, si odieusement persécutés par la Porte, avait produit dans toute la Serbie une vive émotion; on répétait les fortes paroles de Lioubitza à H. Blanqui : ■ Tous les Slaves sont frères, le temps est venu de débarrasser notre religion de ses oppresseurs. » Dès le 3 juillet 1861 M. Christich adressa à ce sujet à la Sublime- Porte une noU des plus virulentes, demandant au sultan d'accorder une amnistie complète aui Bulgares et Bosniaques réfugiés en Serbie. Le sulUn céda -, mais les réfugiés adressèrent une députation à Michel, le suppliant de ne pas les renvoyer chez eus, avant qu'on leur eût rendu leurs autorités nationales et chrétiennes. Le prince hésitait, lorsqu'un nouvel acte de violence d'Oûier le
,i,i^invGoo<^le
S24 LA SEBBIG ErLE MONTÉNÉGRO,
força à se fair« le protecfeor déclaré des popnlatîons soumises eococe au joug ottoman. Comme la guerre continuait dans le Monlèaégro et la Bosnie, un millier de nouveaux émigrants bulgares se dirigèrent vers la Serbie, poursuivis par les Turcs, qui les surprirent au moment méime où ils franchissaient la frontière : il j eut du sang versé. A cette nouvelle l'irritation k Belgrade fut à son comble ; des groupes furieux se répandirent dans les rues, demandant au prince de venger le massacre de leurs frères. Le 17 avril 1863, Uichel. autorisa par une loi l'établissement en Serbie des familles réfugiées, et convoqua une skouptchina pour les premiers jours de l'été.
Les élections pour la skouptcbina se firent su milieu d'une agitation universelle; partout on s'attendait à une guerre prochaine contre la Turquie, et la skooplchina elle-même semblait disposée à trancher par les armes la question que tes diplomates n'avaient pu résoudre. Aussitôt réunie, elle vota ta prompte organisation d'une milice nationale, en état de porter les armes, et destinée à venir en aide à l'armée régulière. Michel ne voulut pas se laisser devancer par l'opposition naissante ; il se mit lui-même à la télé du mouvement, appela Harinovilch à la présidence du sénat, et Elle Garaschanine ii la haute dignité de PrettsJauniA. La Turquie protesta contre ces mesures et adressa sa protestation à toutes les puissances signataires du traité de Paris ; la France, la Russie et la Prusse répondirent en approuvant entièrement la con-
,i--ht,Goo<^[c
GOUVERNEMENT PARLEMENTAIRE EN SERBIE. 239 duite du Gis de Milosch; seuls, lord Palmerston et le minbtëre autrichien soutinrent les réclamations de la Porte, et l'agent anglais à Belgrade eut l'audace de menacer Michel. Elie Garaschanine n'était pas homme k se laisser intimider ; il adressa sar-le-champ à MM. Longworth et Vassitch une lettre très-ènergique où il établit la parfaite légalité des mesarea prises par le prince et la skonptchina. Ainsi l'alliance française, qui avait triomphé dans le Monténégro, allait triompher également eu Serbie. H. Thouvenel appliquait rigoare use ment les beaui principes de H. Guizot sur la question d'Orient : « Maintenir l'empire ottoman pour maintenir l'équilibre européen, disait l'ancien ministre de Louis- Philippe ' , et quand par la force des choses, par le cours naturel des faits, quelque démembrement s'opère, quelque province se détache de cet empire en décadence, favoriser la transformation de cette province en nue souveraineté nationale et indépendante, qui prenne place dans la famille des États et puisse servir un jour au nouvel équilibre européen, voilà la politique qui convient à la France. » Qnant à lord Palmerston, il reponçait, avec un aveuglement criminel, aux théories éleyées de Richard Cobden qui avait supplié le parlement de soutenir, contre la Porte, les principautés danubiennes, la Serbie, tontes les populations chrétiennes, en prévision du jour, disait l'élo-