De moribui Qgrmanorwn XII
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LA NATION 3ERBB. - LA POÉSIE SBRBE. 253 s'assemblent, sauf les circonstances fortuites et inattindues, à jours fixes, qnand la lune est nouvelle ou dans son plein. » Les choses ne so passent pas au Ire ment chez les Serbes, aujourd'hui comme autrefois. » An chef, ajoute Tacite, sont adjoints comme conseil et comme autorité, cent assesseurs pris parmi le peuple. • — ■ Au cbef, dit un historien serbe ', sont adjoints des vieillards experts, appelés $fartsi. et qui délibèrent avec lui sur les affaires du village, et sur les ordres du gouvernement. • A c6té de la tadriMgna est la famille particulière ou tnohostna. Là aussi, le pèr« de famille jouit d'une autorité incontestée, il est le maître de ses enfants, il est le maître de sa femme. Mais celle-ci ne saurait être considérée comme esclave. Elle est avec lui sur le pied d'une remarquable égalité, elle peut disposer de sa fortune, elle prend part aux délibérations. Le mariage est libre, ce n'est pas une emplio venditio comme chez les anciens Romains et chez les Germains, c'est essentiellement le résultat d'un mulutti corùentus. Le jeune homme se présente chez lu père de la jeune Qlle, ou chez le chef de la koutcba, il demande la main de la bien-aimée; s'il l'obtient^ il loi donne un anneau, iigat de mariage, car un ancien pesma a dit : t Comme gage d'amour, on donne une pomme ; — comme parfum, on donne des basilics; — mais l'anneau ne se donne que ponr les fiançailles, a Aussi, qnand la jeune fille veut refuser son prétendant, elle lui jette la