BokOTitch e( Orouitch, loc. cit
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LA NATION SERBE. — LA POÉSIE SERBE. 259 chanter à haute tuix leor douleur, en plaignant le sort du défunt et le malheur de la famille : s Hélas! hélas I un comhat terrible se livre dans mon âme : je tourne mes yeux vers l'ange lumineux de Dieu et je crie : a Oh ! faites que ma vie soit courte! s Hais Dieu ne m'entend pas. Hélas ! et je regarde vers l'Océan de la vie dont les passions mauvaises sont les vagues, et je voudrais en vain aborder au port de la paix '. » Puis, vient la cérémonie des fanérailles : le cercueil est porté au cimetière par les amis du mort, et quand il a été descendu dans la fosse, le prêtre jette sur la bière une poignée de cendres et les femmes recommencent à pleurer, longuement et tristement, comme l'Hècube d'Homère ou la Krimhilde des Niebelunges, tandis que les hommes célèbrent en commun le repas de deuil. Chaque année, il y a un jonr de souvenir pour tous les morts; c'est le Zadoachnilzi, le jour des morts des peuples catholiques. La cérémonie Ainéraire terminée, lecture est donnée du testament du défunt. Le code serbe du 2S mai 1644 reconnaît en principe la liberté de tester ■ ; en conséquence, le chef de famille peut aliéner sa fortune; mais seulement sa fortune mobilière, la fortune immobilière étant considérée comme une propriété commune de l'inckostna. Si le père meurt avant d'avoir testé, ou sans avoir partagé sa fortune de son vivant *, ses biens sont également par-