Génii du ChrùtianUme II, eh. vi
,Go(><^[c
Puis voici les génies de la peste, de grandes formes fèmioiDes vètoes de blanc, qui transportent le lléau de maison en maison, de village en yillage. De fantastiques animaux apparaissent aussi dans les chansons mystiques et les images : le balaurul, serpent noir aux écailles vertes, les corbeaux, les faucons, tantôt amis, tantôt ennemis des Serbes.
Mais de toutes les créations mystiques de l'imagination slave, aucune n'est plus ainistrement poétique que celle des vampires, aucune n'est plus répandue et n'a plus de croTants. Dans les nuits de pleine lune, les tombeaux desvampiress'entr'ouvrent : le corps du vampire, comme celui des autres morts, n'est pas rongé des vers, ses veines sont pleines de sang, ses ongles et ses cheveux continuent à croître dans la fosse, les yeux creui conservent le sens de la vie. D'babitude il se nourrit de cadavres étendus auprës de lui, souvent même de sa propre cbair. Hais parfob il a soif de sang humain; alors, il sort de son cercueil, se précipite sur ceux de ses parents ou amis qu'il rencontre, leur serre la gorge, et les mord en tâchant de les étrangler. Toutefois la vengeance divine ne se borne pas à ces meurtres sauvages commis par les vampires ; le vampirisme est contagieux ) a le seul remède, dit le savant dom Calmet, est de se frotter la partie du corps mordue par le vampire, avec le sang que contiennent ses veines et la terre de son tombeau. Quant au vampire lai-même, on le déterre, on lui transperce le cœur, lui coupe la tête, brble son cadavre et jette les cendres dans la rivièrfe, »
■v,Go(><^[c