‹ La Serbie et les Serbes: lectures et impressionsChapitre 3 sur 7 · LA BE&BIE ET LEB BEBBE · texte numérisé non relu

LA BE&BIE ET LEB BEBBE

recevoir des ordres immédiats pas toujours c( AUX intérêts de l'église et du pays, et montrai fois on désintéressement coupable eu des ques sentielles pour le salut de peuple. Le gouvE turc ayant intérêt à favoriser la diminution ' stianisme et la propagation de l'Islam dans Serbie, la présence d'évêques nationaux dans épiscopales prêts à défendre leur foi et leur p vient indispensable. 11 faut en outre persuade: banais que leur avenir est dans les mains de des Bulgares et des Grecs et non plus dans 1 des Turcs; on est assuré d'avance que les Alb ■nonceront à leur religion d'emprunt, à leur p profession mahométane aussitôt que leurs inti ■tériels les engageront à l'abandonner ; ils ne de qu'à se convaincre que Serbes et Monténégi ■seront plus forts que les Turcs, ppur redei Chrétiens, et mettre leur bras au service du g ment qui aura plus de chance de grouper autc un plus grand nombre d'intérêts.

Il ne faut donc pas seulement que les S Soyaume libre travaillent à civiliser et à s'ati paysans serbes de la Stara Serbia, mais ] Serbie il y a maintenant, sous le nom d'An assez grande nombre de Chrétiens déguisés ( métans, on devrait tacher d'exercer de nouveai cette même force d'attraction qui avait suffi à s volontairement à la domination des anciens ro les anciens albanais ; des princes vassaux protégés par le Koi de Serbie et par le Prince Monténégro pourraient encore grouper autoui tions slaves cette forte race épirote, dont 1 ainsi que l'origine demeure encore un mystèr jtouB les efforts scientiâques pour les classiâer,

:eoi81ème chapitre 3Ï

aaia de la Vieille Serbie plus rîeo à ntinople, d'où les ans sont chargés ts asservis comme soldats, sana reicun avantage, ils doivent les uns et ler vers le royaume serbe, le seul apérer leur délivrance et leur bienmdaiit, il n'est point inutile défaire anciennes légendes sur ce sol sacré e. La ville même du Vutohitern, où {ue a laissé des traces si profonde»

irquoi oublierait-elle d'avoir été la 03 serbe, de ce Vaïno, beau-frère du on école serbe fréquentée dit-on, par pourquoi ne deviendrait- elle pas un ion nationale ? Pourquoi l'ancienne riarohe de Serbes, la ville d' Ipek pas le premier cri de délivrance ?

Scile, à cause des mauvais chemins .'on peut encourir à s'y aventurer, de 'oix de la nouvelle Serbie, jusqu'à que les Serbes libres entreprennent civilisation dans la vieille Serbie, Bs communications et faire réellement re du bon roi Donchan va encore recore le progrès de ce pays des eflforta eune Turquie, c'est une folle illusion, patriote serbe ne peut plus s'attaa Stara Serbia est tout entier dans )es.

i la plaine de Kôssovo vers le nord, Bosoie, sur le rivage de l'Ibar s'élève éani, que l'on suppose avoir été une ■6 romain, avant l'occupation des Serinyas, Sveéani e été d'abord châteaa

LA BE&BIE ET LEB BEBBSf

a], puis forteresse et prison, où le

enfermé et mourut d'une manière a da de ce château, gît la ville de 1 . plus loin, on trouve les confias < bie et la Bosnie.

Dans la Stara Serbîa, l'élément qui tfusulman albanais; en Bosnie le plo;

habitants est composé de Serbes as ; mais cette religion d'emprunt e semble avoir modifié en rien le cai moeurs slaves de la race, puisque aume serbe les considèrent encore c rs et les plus nobles représentants lî

La race, en effet, est belle, forte, bit pelle avec complaisance que plusieui Stamboul étaient des lions Bosniaqi maintien digne qui indique une ce I. On doit sentir, en les approchan s pour la domination et non pas po : accueil hospitalier, ils ont encore grandeur qui captive le respect. I g;ue nationale; ils sont fiers de s'appe ont en horreur tout ce qui pourrait eux une tendance quelconque à la s pté la religion musulmane comme u [9 rien ne sera plus facile que de le de leurs ancêtres, le jour où ils se rés de Chrétiens civilisés, de tous le Turc tout puissant était devenu le ] suie et représentait, par sa force e

empire une nouvelle civilisation q icienne, on avait pu recevoir et aci u maître la religion officielle coi mes les plus visibles de cette civilisai

TROISIËHB CHAPITRE 63

3nlé, la Bosnie, redevenue iadépenns doute, tomber ce dernier lien qui u monde musulman, et qui seul peut pea dana cet empire idéal qui est le rrands patriotes serbes. Alors diepaementjoetétat d'infériorité et d'assnjea pu remarquer chez les ctirétiena de ts de leurs frères munulmans. Cette ition est, de nos jours, depuis ces derdéjà moins sensible; mais elle ne B, que le jour où une seule religion, on et une seule aspiration réunira Depuis que le gouvernement aastroncé en Bosnie la domination turque, ys a été si rapide, et les rapports its ont été tellement facilités, que, i mêmes, s'est renforcé chez les Boslational; il n'y a qu'à cultiver daorts, à démocratiser pour ainsi dire que le royaume serbe actuel est déeligion chrétienne aidera merveilJeuuvre libérale et bienfaisante. Habi- M!usu1mans bosniaques a mépriser et t qu'il y avait de chrétien eu Bosnie, encore quelque préjugé traditionnel té et sur l'infériorité des Serbes de- Mais le temps travaille à la destrucgés; et les dernières nouvelles qui La Bosnie sont faites pour nous rasplus rien A craindre du fanatisme iniaques restés Musulmans ; les seules persécutions s'effacent; et un esprit àisant jour nous prépare au moment •être une seule communauté religieuse

64 LA SEBBIE ET LES SEBBKS

comm'il y a déjà, su moins, chez les famiUea les oivilisées, une seule commiinaaté nationale. En cas, rien n'encourage plus maintenant en Bosni passage du christianisme i la religion de l'Islam, i (jue cela arrivait encore dans les dernières année pouvoir ottoman ; alors on constatait souvent celui qui enlevait une jeune allé chrétienne, e faisait une musulmane, non seulement n'était j poursuivi et puni, mais qu'on l'exemptait, en ré pense, du devoir de la conscription.

On ne pouvait demeurer chrétien dans l'anoi' Bosnie qu'à la condition d'être pauvre, humilié, sécuté. Le grande propriété était, en entier, aux u des Musulmans ; les chrétiens devaient être ama comme nn troupeau, dans des huttes misérables, o les entassait comme jadis les Juifs dans le ghetto 1875, on parlait de plus que mille chrétiens de '. Bazar enfermés dans 1 10 maisons ; ce qui voulait en moyenne, plus que 10 personnes par maison demandait à un chrétien de Novi Bazar pourquo ne bâtissait pas d'autres maisons dans l'emplacei avoisinant de leur village; il répondit que, sous texte que le terrain était sacré, privilégié, réser une mosquée, les Musulmans empêchaient l'occup: de oe sol qui semblait libre. Si l'on pense que loin delà surgit le Giurgevi Stoupovi, le monumei Saint Georges, l'église du saint qui avait délivré le mier des Némanias ! quelle profanation ! Ces t ruines crient ; et du sommet du rocher de Giui Stoupovi on domine un vaste paysage serbe, qui d à réfléchir, à cause des grands souvenirs histori qui s'y placent ; et de Novi Bazar nous ramèuen Stari Bazar, dont on montre les restes, la capital l'ancien royaume ou département de Rascia, la

18IÊUB CHAPITBB 65

de Marko Kralieviô, de oe Belia, u Boi Lazare, dont les gestes sont I ies Chrétiens de la Bosnie. Rascia comme la frontière entre la Serl'eudroit où les marchands se s, ce qui fit donner le nom turc principale, à l'ancienne, {Stana, par un tremblement de terre, i-Bazar). Mais, lorsque le gouver- Prizren, Kasoia cessa de compter endant eb comme aiége d'un roi confondit son nom aveo celni de ttite ville Baska, comme on api de l'Église'Orientale, c'est-à-dire s Serbes dissidents, ainsi qa'en 'askolniks les dissidents, les hérélequel le Christianisme des Slaves on, sous l'empire des Ottomans, c Serbes; les Turcs orientaux rêr en Asie, et considèrent l'Europe es Serbes musulmane, ayant cessé n, recherchent Belgrade comme )n, et finiront d'autant plus pour a religion adoptée par intérêt ne n avantage et deviendra de plus la nation serbe, la religion d'une e. L'enseignement public, donné aques, par des maîtres Serbes, en les traditions nationales, sur le brillantes pages de la glorieuse serbe ont' été écrites, réveillera musulmans, par cette nostalgie du cachets de noblesse qui oaractérilurea. Seul est digne d'espérer qui

capable de se souvenir; aux seuls pei

religion du passé semble réellement ind avenir.

Autour de cette Cathédrale de Eashi

l'oQzième siècle et dédiée à Saint Pie:

ul, où Kémania a été baptisé, la vue à

fez musulman doit remplir de trist( j'ageurs chrétiena, mais surtout les pél lérons donc que dans le siècle proch Ta plus de trace en Bosnie. Tout le sol rbie et de la Bosnie, par ses nombre rie de la grandeur passée du peuple re nationale est tonte dans ces débris, t encore frémir.

Le Sultan s'est servi longtemps des nme des Albanais, pour en faire des vol< 1 armée, des bascM-bozouks; les Albanais bibles, le fusil à la main; les Bosniaques beval. Mais combien d'héroïsme perdu! ( tcieuses soustraites à la défense patriol combien il est à désirer que les vaillan iiavaliers de la Bosnie ne tardent à fourr it le plus vigoureux à l'armée nationale moment, ils sont incorporés à l'armée )ise; mais leur place n'est pas là, et il s ces précieux éléments de la natiooa dent à rentrer au grand foyer national e niqner leur feu, et, autant qu'il sera i Lger à la guerre, leur esprit guerrier. Les ; l'air de dédaigner un peu les vertus i rs frères serbes da Danube; ils saveii IX, paisibles, et plus attachés à la vie ag intnres belliqueuses; mais cette même é ont toujours fait preuve, cette bravour

TBOISIÈUE CHAPITRE 67

un jour ou l'autre à la vie publique, mt propres à faire espérer que le fut 8erbe, par le concoare des Eosniart, plus solide, et plus apte a la résitentatives de protectorat étranger. La est bienveillante que pour les gens auger, n'importe d'où il arrive, lui est néglige donc, ou elle le poursuit comme monte à cheval oonjme les guerriers ne l'Amazone du Gaaoase et comme inave; son cheval est rapide, souvent le n'assiste que les héros. Lorsqu'un ente le surnaturel féminin sous une 1 nous montre, sans doute, le prix a. force. Mais la Vila ne protàge pas illance du hérçs; elle défend aussi osniaque n'est pas indifférent au bien ospitalier, mats dans sa propre maiest souvent le village entier, car plusieurs villages bosniaques se trouvent être le flef héréditaire d'une seule famille, pères, enfants, neveux, cousins. Déplaire à un villageois bosniaque c'est déplaire souvent à tout un clan; ce genre de féodalité n'est point contraire au droit musulman, et a pu se perpétuer de génération en génération. Par ces communautés aristocratiques, ni en Bosnie ni en Herzégovine n'a jamais pu s'établir une parfait© égalité devant la loi, égalité qui forme cependant un des privilèges les plus enviables du royaume serbe, où le riche et le pauvre sont également jugés.

Mais chaque année qui passe, dans ces pays sortis de la domination turque, marque un progrès; la conscience populaire qui se réveille rétablit petit à petit tous les droits ; on commence par sentir que Bosnia-

68 LA SBlEBtE ET LBS SKBBE8

qnes, Herzégovine, Serbes, Monténégrii qu'un seul peuple d'une seule race, et gue; cette unité constatée, on arrive é eonntrïtre l'égalité des castes, et la néct la charité chrétienne, la justice divine à t( de cette grande société slavonique, qu( étrangère a inutilement divisée et dispe:

un jour, arriverart-on à se persuader q Déoesaaire de porter des armes pour de^ mais tant que le peuple serbe n'est pas aura besoin d'une armée pour se défa maintenir l'esprit guerrier des Bosuiaq govina et des Monténégrins, et en profit commune.

Sur les confins de la Bosnie, M. G.

zie a visité le district habité par les en (Vassoïevié), une tribu chrétienne d'o douze heures de distance de la frontiè] serbe, et à l'extrémité orientale du B attribue l'origine de cette tribu ou de , colonisation de trois frères qui ont foi à la montagne et sur la plaine. Ce distr partie du petit royaume de Zêta; mais, apr le pays, en proie à l'anarohie, tomba Sultan et, dans son isolement, est devei vage. A la longue la famille monténégr tira a elle les tribus du district et les drapeau de Gettinje. Les premiers villaj rent le joug ottoman furent ceux de la suite les villages de la plaine harcelés ] musulmans de Plava et G-oussinié, à ca poussèrent le ori de révolte: « qui est serbe doit arriver et combattre pour L lutte engagée se poursuivit jusqu'à ces

tOISIÈIIE CHAPU-BS 69

jlomatis européenne s'en mâla, et, ), pour oontenter tout le monde, elle le, en déchirant le p&ys des Vassoïeîéohiré la Serbie, la Koumanie, la i Thessalie. Un peu d'ignorance géomtile effort pour retarder la solnft question balcanique et la liqnidare ottoman en Europe sont cause fré-

illogiques et arbitraires qui, au lieu IX peuples, fournissent des prétextes Le, aux émeutes et à de nouvelles liantes.

iloanique où les Serbes ont régné lines, et d'églises, ce qui, d'après ire aux Turcs: * Par ces ruines, on : aussi ont eu des tsars. * On pourque l'itinéraire de la patrie serbe es ruines ; lorsque la Serbie et le missaient les fonds pour le célèbre s de Visaoko Detchaui, ils semblaient u'un jour la principauté, et puis le deviendrait le foyer du mouvement ;re de réanion et d'attraction pour perses. Du temps de son fondateur, ttcbani lui servait comme résidence taille de Kôssovo, les Turcs ont tout

à l'exception de l'église; mais la iva le monastère de ses cendres, et relies prébendes et de nouveaux pri- :, le monastère fut saccagé encore une irieux chef tatare, indiqué simpleie Tatar Khan. Autour des couvents bes en dehors de la religion, s'est

afSrmé le patriotisme des Serbes.

70 LA SRRBfB ET LES BEBBE8

L'ancienne fête payenne slâva « la gloire dans lea vieux tempa, réunir autour d'u stique tous lea membres de la famille eat d chrétienne du » jour du nom chrétien j une fois par an toute la famille serbe, soui de son saint protecteur; les rois auaaî < protecteur ; mais, lorsque le aaint les aban malheur à toute la patrie serbe. En c pense plus seulement à soi-même, mais o l'hospitalité envers tout le monde, ans:

les pauvres qu'avec lea riches; la fête ô vient donc ainsi fête populaire, fête Qati( cienne ballade populaire serbe rapport* sant roi Douchan oublia un jour de servi du vin de ses propres mains; son patron '.

chel, qui se tenait debout près de lui, è l'éventait avec ses ailes, devant cet oub frappa de son aile au visage et dispt qu'après trois jours de pénitence et de patron du tsar consentit à revenir. Cet dique bien et caractérise l'esprit confrai mine la société slave et sa religion. Le; vénèrent le même saint sont liéea entr'eU de parenté, et ce lien, autrefois, était oong qne le mariage était interdît entre les même communion spirituelle.

L'église de Détchani a été construit inscription nous l'indique, en huit ans e 1336, par le frère Veit de Cattaro, en X\j.v:',v.;Atop , par ordre du roi Etienne Ui son fils Etienne, qui s'appellait très-croy Grec, et roi de tous les pays serbes et di côte de l'Adriatique). On se demande ma ment une église si riche et si belle a pu

KOIBIËME CHAPITRE 71

rc3 et des Tatara ; les ans attribuent tcle, d'antres à sa position isolée.

il est heureux qu'un tel monument 11186 pour la Serbie soit resté debout, s qui l'entouraient et où un grand Lts conservés actaeUementà Detohani

Entre le village de Belaï, occupé 8 Albanais, et le monastère de Oetis ruines d'un petit couvent serbe et

remarque sur le rivage de la Bi- ,e refuge, cellules, petites chapelles, estes de peinture qui datent de cinq

que deux de ces hermitages ont été e roi Ourosch et par Sainte Hélène.

. nombre de ces hermitages est mainpar les moines pénitents, et tout à i à l'insoucianc-e des pâtres albanais, assent leur bétail et y font ravage, ieilles peintures; dans certain? hert, quelque fresco demeure encore

Detchani h Diakovo, et de cette ville lit, il y a quelques années, des danse des fréquents actes de brigandage e nos jours encore les bandes Albaît fréquent d'inquiétude aux confins ?ant que les Albanais n'auront un ulier et responsable des désordres, ition turque laissera, avec une coupa- [r son domaine européen, s'accomplir

et de sauvagerie, le pays serbe aura ;at barbare, La crainte continuelle de

du brigand, rend aussi les pauvres at, que l'on pourrait appeler la Terre

72 LA 8EBBIB BT LBS BEI

Sainte de la Serbie, plus humbles, si qu' on ne devrait se les imaginer, e ger K la différence entre eux et les Monténégro, qui ont été habitués à qui sont tous braves, vaillants et hâter au possible, de ce côté, le joc et ramener au sein de la grande ces pauvres et tristes oppressés, don devenue une sorte de terre d'exil, en telle minorité apparente, qu'il y comptait plus que quinze ou seizt Diakovo; mais qui peut compter la déguisés qui se cachent au fond de en Bosnie? qui peut compter le noi bes, qui, au grand jour de la liberté leraient? VoiJà un pèlerinage inte quête précieuse à entreprendre par Serbie libre. Il ne faut que des évo< Serbie et le Monteuegro, à travers Serbes, puissent se donner la main mille slave tout ce qui lui appartie loin vers le sud, ou dominer et aoui trus violents, tout ce qui occupant Serbie, semble demeurer rebel à la tendant, tous les subsides que l'on | églises et aux écoles de l'ancien Pal cette résurrection, qui devrait hantei patriotique du Royaume Serbe.

D'Ipek, l' ancienne résidence Prizren, l'ancienne ville des tsars oi géant la blanche Drina et en traverst de Metokia, le voyageur est frappé par le grand nombre de souvenirs grandeur de la puissance serbe. Oi

TK0I8IËHE CHAPITRE 73

fois, anx alentours de Prizren, 360 cous; pour se faire une idée d'un ai grand X saints, il faut songer à la prospérité royaume serbe, capable de les fonder et lir. Prizren, l'ancienne ville des tsars destinée à devenir la tête, la pointe, le ébouché de toute la Serbie vers ie sudirouver, par l'ancienne route romaine, jsio et de Scntari, à travers l'Albanie livant jusqu'à son emboucbnre dans la le cours de la blanche Drina; la ville b encore atteindre de nos jours la même ! la ville méridionale de Nisch, dans le l de Serbie; mais, pour que ce réveil )le, il faut que la Serbie sainte, la vieille 'ite au foyer national. La position de ûirable pour communiquer, par le eomlord avec le Danube, vers le sud, avec ers l'occident, avec la mer Adriatique.

. les Arnauts, grâce à la domination ture dessus ; tout le passé y parle de la ispect actuel de la ville est celui d'une lanîsée ; les mosquées y ont pris la place e fez turc y domine souverain. Le voyam voyant, à chaque pas, dans l'ancienne lerbes, des traces de la dévastation turàtre que saisi d'une profonde tristesse; isque tout détruit, les Musulmans sont [■en des gardiens de ruines; et la vue du s excellentes truites de la Bristritza ce qu'il y a de plus intéressant à voir, uine.

zren esistent deux écoles normales ser- ^res sont fournis par Belgrade. Seule-

nt, on a remarqué que les fonds mai .retenir des maîtrea capables; la oomn te est pauvre et ne peut ni donner gi n, ni faire venir des maîtres et des tondent aux besoins d'une éoole nor 3 Serbes les plus marquants ont émig ■8 le royaume libre; on parlait, il y i izren de oinq-cent familles serbes ém:

i restés à Prizren ne sont pas des plus Q6 suffisent plus à tenir tête à l'influai i menace toujours de les écraser, ei •nier temps, faisait encore de la prc cacher les plue pauvres des Serbes de ra aïeuls et les soumettre à la loi de Ainsi nous avons pu voir jusqu'ici »re à faire aux Serbes du royaume lit

leur patrie du côté de l'occident. L:

lille Serbie sont deux grandes provin : nord de la Bosnie, il y a des Serbei

Monténégro et en Dalmatie il y a c .vaillent, et des plus civilisés; en Ma ) Serbes qui attendent. Quel magniâqu reconstituer pour l'avenir ! Oe n'est q

temps; mais un jour ou l'antre, si Igrade et à Gettinje, l'empire de Doue) 30Ut, seulement plus grand, plus for I, et plus civilisé. Notre grand interê iir est que tous les Serbes, de Catta .vaillent par tous les moyens i cette IU8 avons besoin de voir une puissant n ives s'avancer vers nous sur la mer aire, d'accord avec les Bonmains et a n de Borne, le monde de Dîoclétien, de Justinien, dans la péninsule balca

,n s'appelait l'empereur chrétien de tous 6C8 et marchait, en 13&6, vera Constaniasant soua son sceptre lea Serbes de

Balmatie, de la vieille Serbie, de la Monténégro et de la Macédoine, on doit ation d'un nouveau triple empire fédéivec une seule tête impériale pour tous seule tête impériale pour tous lea Laête impériale pour tons les Grecs, tout s grande autonomie aux différents états tie de ces trois empires, en arriver là, il faut chasser de la pé- )mination étrangère, et, en attendant, , la Sava, et la Drina aux Serbes. La Bosnie, la Dalmatie et le Monténégro, it la vieille Serbie ainsi que le nord

n'ont qu'une seule âme foncièrement deal existe déjà; l'empire réel ne peut

QUATRIÈME CHAPI

Coup d'oeil sur l'bistoire

!)u ne saurait se rendre compte d d la Serbie, ai l'on ignorait ou !'<

vraiment glorieux. Monsieur Ubi' avant nous : » La Serbie, débris ( ant, contient le germe d'un royaui on prophète; mais nous allons p ^aume en mouvement et en progrèt

et brillant, nous attendons la re lire de Douchan.

Que grande obscurité règne encoi Serbes, et sur leur nom; certains é ins historiens ont. vu dans les S] Bt dans les Serbes des serfs. Les n u Schiavonia et de Servia ont pu i, justifier cette opinion; et la préser

servus, Davus, d'origine Dace, de [que graeco-latine, et le nombre -slaves devenus esclaves à Kome i dans les armées des Francs et Sa»

tiens de prendre leurs serfs, chez I< ppeler schiavi, la condescendance e

LTBl^B CHAPITU: 77

SQ âgs permit le marché des esolapeuvent être des raisons safËsani confusion née entre les mots slovo, mot esclave, entre le mot Berb et 1 noua semble presqu' impossible )euple ait consenti à s'appeler lut it au moment où il se préparait à âénomination servile. Slave semble int celui qui a le don de la parole,

est sonnante; et on ne saurait seec lequel se désignent les Serbes Lequel se qualifient eux mêmes les t, il serait extrêmement risqué de t au mot Servus. Chrobatia semler la région montagneuse, du mot >n; les Croates et les Serbes aura- ;nalé seulement un peuple de Montthes.

oit, il ne semble pas que ces tribus )lées par l'empereur Heraclius en au septième siècle pour tenir tête avares et des Tatares aient été un s ont occupé l'ancien sol dace où ïin s'était affaibli, et ils l'ont, en

centre de la péninsule; mais les îes que l'on remarque encore enserbe et un certain type roumain,

si ces slaves étaient une noble 'effacer le langue du pays et d' y )tte minorité était cependant incatype originaire daco-celte et daooe de Slaves de la côte illyrienne, >u donner de la consistance à ces ,ves, les fortifier et leur permettre

LA eBBSIE BT L

étendre plus loin leur supréi M d'élaboration de nouvellt mpte des éléments indigèi ate, fourni le plus grand oor » serbe, ainsi qu'au nouvea

En descendant des Karpi inube, les Serbo-Croates oi mbre de terres que les colo andonnées, chassés par les i rriâantes des hordes barbare lona à leur tour sur la pla:

)ntagne ne tarda pas a les ai vint leur véritable forteres vieille Serbie, une espèce uvelle Karpathie, la patrie Dustes, âers et indépendant 9. Les Croates qui penohaiei Tinrent des Catholiques; let centre de la péninsule et p septàrent des Qreos la religi lat, les Croates, les Balmate rent dans le rayon aastro-!

■ent le sort de la politique 1

Les premiers Serbes qui be étaient des guerriers; en iront des paysans sur la pi mtagne, quoique le nom de ané par eux spécialement at isqu'à leur tour ils étaient c rien d'étonnant que les Te mination de Vlachs jusqu'at 1 et bien des Serbes. Dans If its la Serbie était donc un Yalachie un pays de pâtres

QUATKIËMK CHAPITRE 79

voir par ce simple détail, quel lien ini l'origine, unir ces denx races bien faites re. Quant à la constitution agricole de ces one, il ne semble point nécessaire de l'exle une nouvelle importation des immiaorons les institations de l'ancienne Dace ; rien de plus probable que les nouveaux .ccepté un ordre de choses déjà établi de [ans le pays et conforme à leurs tradi-

En trouvant presque le même sjstème , eu Serbie et en Transylvanie, on est

que les Daces eux mêmes aient attachés à leur propre système national. Les premarchaient par tribus, guidés par leur

lorsqn' ils se fixaient quelque part, la t une commune, régie par un ancien, par in prince, par un zoupan; mais le zonpan,

brave, pouvait très bien avoir été et re- )U pâtre comme les autres; ceci explique t de nos jours eneore la brillante dynastie la Serbie remonte à un premier chef l'elle soit spécialement populaire, à cause 3 démocratique.

îe de la popularité du tsar auprès du ist due à l'opinion, presque superstitieuse, œ populaires portent des traces nombreude Dieu, le tsar béni ne peut-être qu'un ; c'est ainsi que les Israélites allaient saieut consacrer leur roi David chez les

le uoveau roi de Judée, le Roi Eedem-

la race de David, devait naître au miis, et prendre pour enseigne un agneau, lonarchie et la royauté tiendront en Serigine populaire, le peuple serbe restera

80 LA SlilBBlE ET 1

donc monarchique ; vouloir trop modemis pour en faire un prince oonstitationnel mode anglaise serait contredire aux trad serbe, et l'exposer facilement au sort tons les souverains oonstitutiounels de venus les faibles exécuteurs d'une vol incolore, capricieuse et inconstante.

La zoupa qui avait fini, chez les S venir une zoupania, une principauté, éta simpIïT commune avec son juge. De n yen âge, l'île de Sardaigne fut partagi tions gui s'appelaient giudicati, et le j pleins pouvoirs et l'autorité d'un prince, serbe avait son grad, sa ville fermée, s forteresse: le gouvernement de cette fi nait une sorte de titre héréditaire, un de famille; ' le premier des grands zoup semble avoir résidé à Destinitza ou Des Bosua et la Drina. Ce prince des prii cependant rien à l'autonomie de chaque seulement le juge des juges, qui en av arbitre; mais chaque juge avait plein son domaine, c' est-à-dire dans la cor avait remis l'autorité suprême dans si être mieux sauvegardée.

Sur l'emplacement de l'ancienne vi que l'on donne comme le lieu de naissa

1 C'est ainsi que ma propre famille, passée la moitié du XV' sifeole, a gardé depuis cioq elèol latinisé Oubematis, tiré du grec Ki^epv-fiT-»]; , goût très ayant étés les derniers gouverneurs d'Arta, . frontière entre la Grèce et l'Épire, avant rinvasi< encore près d'Arta que le colonel Gubernatis enr étrangère du prince Ipsilanti est tombé pendant de l'indépendance hellénique.

QUATBIËUE OHAPITBE 81

iien, devenue une petite république, comme occupée par les Serbes, surgit la nouvelle 1, devenue la capitale d'une zoiipania, la réloière d'un grand zoupan. Placé au nord de antre Antivari, Ochrîda et Durazzo, ce ât se défendre à la fois des Bulgares, des *t des tribus slaves du Monténégro et de la jCs Zebans s'étaient avancés d'un côté jusan et Croya, et longeaient la côte bien razzo; on pourrait donc dire qu'ils parvinuper presqu'en entier la haute Albanie, ' is grands zoupans de Zêta, Michel, d'après an l'année 1078, reçut de la Cour Papale toi, de Rex, ou Kral. La famille des zoupans posait des zoupans à d'autres jurisdietions Bosnie et à Bascia dans la vieille Serbie; t glorieuse surbout pour avoir donné le jour remania, le plus jeune des fils du roi ou an Baehin, auquel fut confié en jurisdiction le territoire de Rascia: ses frères et cousins lui contester cet héritage, il les attaqua, il en forçant la Bosnie et la grande zoupaf à subir sa suprématie, et à le reconnaître mme le grand zoupan de tous le Serbes, Ce a déplaçant de Zêta à Bascia le royaume a se plaçant au centre de la vieille Serbie, ionsideré comme le véritable fondateur de

itrée connue de nos jours sous le nom de Montene- Ubicini, s'appelait autrefois Zêta ou Zenta, du nom de la traverse du nord au sud, et fa.it communiquer avec l'Albanie. Néanmoins la Zêta ou duché de Zêta, ndue que le Monténégro actuel, et comprenait, outre i, une partie de l'Hei'zégovine du côté de Trebigné et adriatique, depuis Cattaro Jusqu'à Durazzo.

LA BEKBia BT LES BERBE8

1 s'empara de Niach, de Skopia et de Prizren, f de cette dernière ville une czarigrad, une vill ■iale; maia s'il était un véritable empereur, il r at à persuader l'empereur Frédéric Barberoaaf lemin vers la Terre Sainte, de le saluer oomm reur ou tsar de tous les Serbes, craignant l'en r d'Allemagne de chercher querelle à l'emperei de Byzance, s'il avait cédé à cette sollicitation d I Némania, qui lui offrait en hommage la ville c L. Son fils, Etienne Némania, fut plus heureu ne le Pape et l'Empereur Grec de Nycée le r irent à la fois en 1222, comme le premier des ro inés, c'est-à-dire le roi des rois, ce qui était l'équ .t du titre d'empereur convoité; l'année preci I, Sava, qui fut ensuite canonisé, avat été cons rchevêque de l'église serbe,

Les successeurs du grand Némania, mort en US emanides ont régné sur la Serbie jusqu'en 136 1 période est, sans contestation, la plus glorieu l'histoire serbe. Les mariages contractés, penda période, par les Némanides, à Byzance, en Eran» nise, ont contribué à civiliser cette grande famill <ût' des beaux arts et des belles lettres qui se c )pa sous son régna contribua à civiliser le peuj 1. On peut dire en effet, que les plus beaux mon a serbes, et les plus belles fresques, ainsi que ! iscrits les plus intéressants datent de cette èp L'art et la civilisation italienne surtout, -p remise des villes serbes de l'Adriatique tombt la jurisdictîon des Némanides, se propagére j'au coeur de la vieille Serbie. Le même servi avait été rendu par les marchands italiens nt, au temps des Croisades, fut encore rendu )S des républiques italiennes et slaves d'une c(

QUATHIËUB CHAPITEE 83

Iriatique, par le même peuple de marieur culture, par sympathie, ae comépubliques d'Antivari, de Oattaro, de laieut des relations de commerce avec italiennes, et profitaient en même I les notions que tous ces ûIb de la le étaient en état de propager.

aéSciaient les premières, comme jadis, oclétien; et, ensuite, à leur tour, elles intérieur, au point de vue de la culloe bienfaisante. Les marchands latins égiés, dans la contrée; et la législation )orte encore des traces de cette préféet des facilitations que le marchand le long des chemins, et à son arrivée biais le grand centre de lumière était Serbes, du temps des Hémauia, la ville là que l'on devait frapper la monnaie )tal était fourni par les mines de Novo ik; certaines monnaies serbes portaient 'inscription slavonique, une inscription ans doute, de faciliter les négociations et avec les étrangers de l'occident. Mais ire des concessions à l'étranger, si on . empressement, si on le retenait avec rdait bien de lui confier aucune espèce t; les moeurs devaient rester ceux du nationale parlée le serbe, la langue des ires, un dialecte serbisée de l'ancien B, l'histoire, l'épigrapbie devait rester latioe ou hellénique pouvait illuminer L pas l'altérer, et le déguiser, contraireait arrivé en Croatie, en Hongrie, et en latin, comme langue officielle, comme

cultivée, comme langue de conr, g av&it pris le dessus. La républîq tmble avoir subi davantage l'inflt manisme italien et renoncé, en fi partie des droits déjà acquis, corn par le slavon. Les titres de nob] restés slaves. Celui qui poaaèd st un vlaitela; le juge suprême e s'appelle zoupan; au dessous de )u princes, avec une principauté, . gouverneurs, avec une hanovina; :& est un voîvoda, une sorte de pi comme le boyard russe ; tous ces I premier seigneur des Serbes, du ient souverain légitime et absol aatioQ faite de son nom dans une i itiouale. Aucun titre étranger n'e titution nobiliaire des Serbes, et b besoin d'une sorte de reconuai m populaire, le peuple serbe a droit de censure sur les actes an qui doit aussi rendre compte dépense le trésor que la nation 1 m gouvernée, roi des rois serbes par excellei fut le plus large, l'empire le plua grande, le roi au nom duquel se grandeur de ia patrie serbe, s'a .n, dit Silni, c'est à dire, h fort gnifie celui qui a une âme ; et ) re, n'a pu se vanter comme Doue 'âme de toute sa patrie. On le repi ice vigoureux, bien planté, de ba i. châtains, aux yeux de faucon, g

QUATBIÈME CHAPITRE 85

de conquérant. Douohau ne 36 contenie son titre et de son pouvoir de roi de ts; il voulait porter plua loin son emla faiblesse de l'empire grec de Byzance; proche des Turcs; il devinait que les auraient cédé au choc de l'invasion mudit: pourquoi avec mon peuple serbe e n'irai pas défendre Byzance? Il avait ie de sa jeunesse à Oonstantinople; on e heure essayé de le marier avec une reur grec, en lui faisant entrevoir le roi Cantacuzène, candidat au throne ^zance lui demanda son secours a cette les villes prises sur l'ennemi décideraient 1 elles appartiendraient au serbe Dou- ■ec Cantacuzène. Toutes les villes s'étant iveur de Douchan, Jean Cantacuzène se bercha querelle en se livrant à l'ennemi, } Bouchau déclara la guerre en sou nom 1 pour la première fois le titre d'ems les Serbes et des Grecs, décidé de se aème aux G-recs à la tête d'une armée rès avoir confié eu des mains sûres son fbie comme le meilleur caudidat au throne le fixer sa demeure à Coustantinople e sa propre nouvelle résidence toutes les :a. En attendant, pour faire un premier digne de l'ancien Justinien, il réunit à ande assemblée, pour la révision des anrbea et l'addition de nouvelles ordonnan- I sorte de Capitulaires, qui devait former ide du tsar Douchan. îtêve grandiose; les andaient pas tant ; ils devaient même voir iine inquiétude leur roi forcer la constitu-

LA BESBIE KT LKB BK

itionale, et ajouter aux fon( les charges dont les titres gre( étrangère. Son empire s'éten 1 et sur la Theasalie, de la .

le, des murs de Salonique au ait donc donner à ces gouv ifs, désignés par des noms i indroits; il y avait donc so ; des despotes, des eaesars et ,n créait lui même, avec de no is. étalis, de nouveaux priuci s frères Merliâvchevic, l'aint second despote, le cadet voïvi I à un page bienaimé Lazai Bogdan, pour en faire un con:

ière septentrionale du pays ; / la Sa va; qu'il confia, en sa propre épouse, le gouvern is, avec droit de frapper me son image. Tous ces arrang mit à la tête de ses arméei avec l'aigle impérial à deu:

nstantinople ; mais, saisi par Devoli, à douze lieues, dit il succomba en l'année 13i te ans ; avec sa grande tomba. La légende popula:

Qs cette dernière entreprise iralievic en personne pour me légitime héritier d'une voeu de Douchan : « Lors sentit mourir, il fut poussi )lline, d'où il pouvait cont liuople, de l'autre côté les pa;

UATBIÈME CHAPITBE 87

Qaent contemplé les deux paysages, I coulèrent des yeux du tsar. Alors, 'ko, le fils de roi, lui dit « Tsar, pour- Le Tsar lui répondit : « Je ne pleure lois abandonner les contrées, où j'ai es routes, bâti de bons ponts, établi irs; mais parce que je dois les laisseï la cité impériale, et je vois la porte lie entrera l'ennemi de notre pays », e Marko s'empressa de mettre sui ) mots du tsar, pour les communion fils Ourosch encore enfant, poui B s'en souvienne, et pour que tous les gardent.

ition populaire serbe ne prête à h le du bon roi, du grand empereui it ambitieux, mais une seule grande , S'il était arrivé jusqu'à Constant!' le seraient point venus et restés ei la conscience du peuple serbe, et h iples est souvent un guide bien sûi : mystères de l'histoire. C'est, peut rand rêve que les Serbes sont restéi burels, les plus vaillants et les plut ionalités slaves en face du Turc, ei itution de la principauté de Serbie e la Bévue des Deux Mondes, pouvait écrire les lignes suivantes: < La Sei le mire, le kiblé, comme disent les ulatious, qui, en proie à des malaisoi échapper à leurs dominateurs actuels li se réfugient, comme dans un liei ipprimés de la vieille Serbie et de le s de l'Herzégovine, les Albanais per

«8 LA SERBIE BT LES SEBtlEB

séoutés, les Bulgares néoessiteas. Les Set ballottés saas cesse entre Vienne et Pest vers Belgrade, et regardent la prince M:

chef et le protecteur naturel de leur ra Malheureusement, à la mort des tsai unique fils Ourosch était un enfant, doi ractère ne promettait rien de bon; tant kachine gr)uverna en son nom le royai était bien gardée, mais une fois déclaré rié, sa mère et son épouse ayant cherc traire à l'influence de Voukachine, eeli moyen de s'en défaire, à l'occasion d'ur régner tout seul. Alors la discorde civi les princes serbes, dont chacun commenÇB son compte, sans reconnaître aucune b raine et dirigeante, et frappant de la l'image du tsar mort Ourosch, pendant q en frappait d'une autre avec son image et Cette confusion profita aux Turcs, qui, de côte Constantinople, la ville impéria sur le pays serbe. Voukachine, au pre; seulement résista, mais parvint à poursui les Turcs jusqu'à Adrianople; là, surpi nuit, il fut battu, et s'échappa avec porte-enseigne; dans la fuite, le roi s'ar taine pour boire; en s'inclinant, il lai enseignes de l'aigle d'or à deux têtes qu chine avait détaché de la poitrine du jour où il fut assassiné; le porbe-enseigm que Voukachine avait été l'assassin, et 1 forfait; le roi Voukachine n'ayant pu fut tué raide sur place, par le portequi, ayant pris avec lui l'aigle d'or à dou une preuve que les deux tsars Ourosch

QVATBIËUB CHÂPITBE 89

mi morts, alla à la reoherolie du jeune )ouchaa, Lazare Greblianovitch, devenu s de Sirmium. Après cette démarche, ta

Némanidea étant éteinte, les notables rent à Prizren dans un gran sâbor et )Ur tsar le prince Lazare bien aimé, qui oi pur, généreux, à la main ferme pour a guerrier vaillant. Il était devenu par 1 tsar légitime; mais n'osant se compamd Douchan, il ne s'appela lui même par le titre de h'nez ou comte, dont son cteur lui avait fait grâce un jour, dans restait encore atbaché au£ Némanja par

Militza, la fille du vieux roi Bogdan ; 3 lui conférait un certain prestige devant 9, et lui permettait d'exercer de droit le al. Il chassa donc les princes qui lui reit de seigneurie, en excitant la rébellion mais il sut se captiver tous cas bans et ,s le règne de Toukaobine avaient cherciper, en se formant des principautés

en se souvenant de sa propre origine, il tout Serbe, que le talent et la bravoure n attention, à sa bienveillance et à sa ireusement, pour avoir la paix avec les nencement de son règne, le tsar Lazare n tribut annuel de soldats serbes pour 3n Asie: les Serbes revenus de la preon en Asie, représentèrent, par leur voï- Lazare combien ce service de tributaires e barbare, qui ne les valait pas, était les chevaliers chrétiens. Lazare écouta les i du voïvode, et se décida à refuser le nuée suivante ; il comptait alors réunir

90 LA BEKBIE ET LES SEBBfie

sons son drapeau tous les Serbes, les Bulgares, les A banals, et il attendait le secours des Hongrois, lequ ayant tardé, cette grande défaite de Kôasovo, qui d vait amener plus tard les Turcs sur les bords du D: nube, à Belgrade, à Bude, à Yienne fut inévitable.

Sur la plaine de Kôssovo sont tombés le mêu jour le sultan Amurath et le tsar Lazare ; mais Amural avait avec lui ses deux fils, Jacub et le terrible Baj zet l'éclair (Ilderim); le throne de Lazare, après i mort, ne restait vide non plus; mais son fils Eîtieni Lazarevic n'ayant la force de reprendre la lutte, accepi de bon gré la seigneurie du Sultan, s'engagea à li payer un tribut annuel d'argent et d' bommes et h livra sa propre soeur, qui, devenue sultane bienaimé attira son frère dans tous les intérêts de Bajazet, à t point que lorsque Bajazet fut capturé par Tamerla au lieu de songer à revendiquer l'indépendance de Serbie, à secouer le joug des Turcs, le prince Étieni intervint en faveur de son beau- frère et sauva la vie l'un des fiJs du Sultan. Cette amitié du prince Étieni pour Bajazet, maigre son intérêt romanesque, fut fata au peuple serbe; une fois que la Serbie devenait à , bataille de Nikopolis, l'alliée des Turcs contre les Cbr tiens, on cessa jusqu'à ce siècle de regarder envers ell comme au pays du salut; heureusement pour la Serb. et pour la Chrétienté, la conscience populaire serbe el même se révolta contre cette servitude du pays serl au pays musulman, et la tradition du tsar Douchan i du prince Lazare reprise, supprima d'un trait tro misérables siècles d'histoire servile.

Les nobles, les chefs, les princes serbes dispers* ou disparus, le peuple seul garda dans le pays sert les grands souvenirs de l'histoire nationale, par h chants, par les contes, par les légendes pupulaires, pri

TBIËME CHAPITRE 91

i a une importance exceptâonnelle lie a contribué à sauver la nation. ' iUaît ]a terre au profit dea Turcs, 33 redevances, et sabir de tellee ances étaient continuelles, et d'auon n'en tolérait aucune devant les no tout le temps, et toutes les r sa haine contre l'oppresseur muta, tons les chants nationaux pouatte de pâtre, comme par enchan- 3tentir les cris des siècles passés, me Serbie paissante et glorieuse; le groupait autour de tous ceux Eipeau de la révolte ; ce qui ezpli- )3 du fier Kara-Georgea en 1804

Miloscb Obrenovié le vrai fon- Serbie, L'histoire de Kara-Georgea

l'épitaphe en langue serbe qui I de son tombeau au village de ,ître, et où il se trouve enseveli :

stes de Georges PetrovitebleNoir bT en 1804, donna le signai de la d fut élu chef suprême de la nales intrigues des ennemis du pays passer sur la terre d'Autriche, où ier durant une année, après quoi, ssie, il fut reçu avec la plus haute

ulte de la nation serbe pour ses poètes 3 qui vient d'être rendu le 30 septembre iraoire de Vuk Steliinovi6 Karagiô, dont exhumés du cimitiëre de Saint Marc à llement inhumés à la cathédrale de Belthéon national.

92 LA BRBBIB BT Lli^S SKKBES

distinction et Qomblé d'honneur par le tsar. F par des motifs qu'on ignore, il quitta la Bussie en Serbie, où, sur l'ordre du gouvernement eut la tête tranchée au mois de juillet 1817 »

Eara-Gteorges ne savait ni lire, ni écrire était un héros Spartiate; lorsque le seraskier di turque le somma de rendre ses armes, il lui £ dre un jour comme Léoaidas: Viens les prenà Kara-Greorges avait un émule; et cet émult .après sa mort, la grand et unique héritier de mission patriotique.

Milosch Obrenovic aussi, le victorieux, humble ignorant, un paysan, un fils de porcl un brave intelligent ; ce brave, le premier grai de la nouvelle Serbie, a trasmis en 1860 a longue via et un double règne un pays à ■ libre à gouverner et à restaurer et à réorganii fils le Prince Michel Obrenovic, homme eclai cultivé, souverain de notre temps, aux nobles vues, hardi, entreprenant, à la volonté ferme plein de respect pour la loi eb pour le droi Lorsque le prince Michel parvint au règne, core réservé au Sultan le droit d'investiture, vaut le bérat d'investiture des mains de l'ei la Sublime Porte, voici en quels nobles tern accusait réception: «En recevant de vos mttîi bérat impérial, je vous prie, monsieur le colo surer sa Majesté que, iidèle à la double tra ma dynastie, je ne cesserai pas de professer monts de loyauté et de dévouement envers suverain de la Serbie, eu même temps que je toujours en Prince jaloux de maintenir les înt et les droits de ma nation ». Et il s'engagee voie des réformes, mais toujours aveo l'aid

QUATBIËME OHAPITBB 98^

igenta de son choix et de son bon peuple 'bouDêtes paysans.

, disait avec raison M. Ubicinî, ces braves traitent de pair avec les antoritéa, qui se r par eîles ce qu'ils ne comprenaent pas, nt volontiers leur argent à la condition

qu'on en fait. Ce qui contribue encore faciliter l'exécution de la loi, c'est qu'elle lour tous. Ici point de classes privilégiées, t à un Serbe s'il y avait des nobles dan»

?out Serbe est noble » répliqua-t-il.

iété, trèa-divisée, est accessible à tous. Le

n'est point un simple tenancier n'ayant

du champ qu'il cultive, et ne disposant le que de la portion la plus minime de son } le maître absolu de sa terre et de ses t-il vif, alerte, dur aux fatigues et prompt

armes. Alors que le hasard l'amène en kniaz, il ne se sent embarrassé ni dans }, ni dans son langage. Le knia^ n'est e, devant qui l'on doive trembler; c'est

nation ; son autorité sur ses sujets est )f de famille, d'un stareehina, sur les dii de la zadrouga (maison, famille, tribu), resse au peuple assemblé, il dit : « Mes

de Paris de l'année 1856, avait consacré s deux articles : 28: • La Principauté de uera à relever de la Sublime Porte, con- IX bats impériaux qui fixent et détermits et immunités placés désormais sous la ictive des puissances contractantes. En ta dite Principauté conservera sou admiépendante et nationale, ainsi que la pleine

LA SEBBlSi ET LES 8EBBE8

—té de culte, de législation, de commeroe et âon ». 29 : « Le droit de garnison de la S 3, tel qu'il se trouve stipulé par les régli 'leurs, est maintenu. Aucune intervention ourra avoir lieu en Serbie sans un accord 3utre les hautes puissances contractantes )rniité de ces dispositions, le Prince Miche! i ses réformes, qui ont soulevé de la pari nie des objections et à Belgrade même ui ion indue dans les affaires de Serbie, tout ■aires aux prescriptions du traité de Paris, 18 des troubles et la nécessité du protocole septembre de l'année 1862 à Constantinoj Accentne davantage l'indépendance de la !

icole commenté ])ar des instructions de la Si s au gouverneur turc de Belgrade qui ind que la suveraineté du Sultan était déjà dt nale bien plus que réelle ; c'était le premi l'évacuation des forteresses ; à peine le prc , les Turcs ont compris la nécessité d'é' srteresses de l'intérieur en retenant seul >rterë3ses sur le Danube et la Sava; oii ■f en 1867, ils évacuaient toutes les forteres >rbie était entièrement rendue è, elle même, ince Michel aurait eu le droit de jouir du m travail intelligent de sept ans ; mais un m a supposé alors que le sioaire pouvait é san d'Alexandre Kara-Georges, préparajt T6 sa mort; frappé le 29 mai de l'année H ipauté devait passer aux main du jeune M ilan, le petit fils d'un jeune frère du vieux leh, et qui comptant alors, à peine quators anta sur le trône qu'en 1872, trois ans après e s'était donnée une nouvelle constitution

rATBlËUE CHAPITBE 95

lent. Le mariage du Prince Milan fille d'un colonel russe, Nathalie, la e qui ajouta la ville de Nisch à la iT 1878), la proclamation du royaume )use guerre serbo-bulgare, l'abdica-

en faveur du prince Alexandre son

Risticb, le couronnement du jeune it des événements trop récenta, pour le lea signaler; seulement il est juste nême après la mort du prince Mi-

dea Obrénovioh, le progrès ne s'est erbie, et que la culture et la richesse ajours augmenté. Le peuple est sage,

ses miuistres animé par lea meilleules sympathies du monde civilisé qui

bien faites pour les encourager.

Page 1