OPINION DE LA GRÈCE
La Grèce n’approuvait pas davantage la chute du Métropolite Mihaiïlo. Le journal d'Athènes Thriskeftiki Phont, édité par le professeur du Séminaire Athénien Moscadis, s’élevait violemment contre la « loi inouïe votée par la Skupÿtina serbe, loi qui légalisait la Simonie ? ». La revue du Séminaire d'Athènes, de son côté, apportait le 15 janvier 1882, sous la plume d’un professeur de l’Université de cette ville une critique sévère des méthodes progressistes :
« Malheureusement la situation de l’Église serbe reste illégale. la majorité du peuple serbe ne reconnaît pas comme représentant légal du Métropolite Mihaïlo l’évêque qui a été chargé de l’administration intérimaire (Mojsej), et avec de justes raisons. M. Mihailo est un homme sage, connu comme un écrivain très aimé et un ouvrier de la grandeur et de la gloire serbes... » L’ex-métropolite, concluait
1 Sovremennyja Izvéstija, 17 juil. 1883.
2 Srpska Nezavisnost, 2 août 1883.
8 Thriskeftiki Phoni, 15 nov. 1881.
L'OFFENSIVE LIBÉRALE Do
le journal grec, ne pouvait pas accepter une loi « qui aurait institué et légalisé la plus honteuse simonie 1 ».