‹ La Serbie et Son ÉgliseChapitre 114 sur 197 · RÉACTIONS D’OUTRE-SAVE · texte numérisé non relu

RÉACTIONS D’OUTRE-SAVE

Enfin la déposition de Mihailo eut un vif retentissement chez les Serbes orthodoxes de Hongrie. Un des arguments des libéraux qui combattaient la loi de Novakovié avait été que l’on allait fournir aux autres pays le terrible précédent de la destitution d’un chef spirituel ?. Sur ce point, leurs appréhensions se vérifièrent complètement, et le Gouvernement de Belgrade ne fut guère récompensé de son austrophilie. Le Srpski Narod, organe des madjaroni de Novi Sad, publia une série d’études sur la loi, où il se refusait à soutenir Novakovié : « Jamais les Némanides n’avaient agi à l’égard de l’Église comme l’avaient fait les progressistes. » La forte voix des « opportunistes » rappelait que partout ailleurs qu’en Serbie les privilèges de l’Église orthodoxe avaient été respectés : par les Turcs eux-mêmes, mais surtout par l’Autriche qui avait reconnu, en 1690, ses privilèges. Désormais dans la principauté voisine « tous les habitants ayant les mêmes droits, il n’était pas exclu qu’un non serbe et un non orthodoxe, un juif, un protestant, un musulman, par exemple, pût en qualité de membre de la Skupstina ou de président de la Cour de Cassation ou de Ministre nommer les métropolites et les évêques serbes ? ».

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