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CRITIQUE MÉTHODIQUE DU PROJET DE LOI PROGRESSISTE

En février 1882, la Srpska Nezavisnost publiait une première analyse de la nouvelle proposition de loi sur les autorités religieuses. Elle en donnait le compte rendu détaillé, naturellement accompagné de multiples critiques. D’après ce projet « hérétique », tous les pouvoirs d’Église se ramenaient à trois :

19 le synode ecclésiastique qui était la plus haute instance ;

20 les évêques et les autres autorités spirituelles qui leur étaient soumises ;

30 les tribunaux diocésains disciplinaires.

Le synode ecclésiastique était composé par les évêques de chaque diocèse et aussi d’archiprêtres pris dans chaque diocèse. Ainsi le synode comprenait six membres : trois évêques et trois archiprêtres. Ces derniers étaient nommés par le Knèze, sur proposition du Ministre de l’Instruction Publique et des Cultes, pour une durée de trois ans.

Les évêques en fonctions perdaient automatiquement, par le vote de la loi, leurs prérogatives. Ceux-là seulement que le Knèze maintenait par décret restaient en fonctions. (De telle sorte qu’au grand dépit du journal libéral le premier synode ecclésiastique, la plus haute autorité religieuse, serait aux ordres de Stojan Novakovié et du Club progressiste !) Les nouveaux évêques étaient élus par un

1 Srpska Nezavisnost, 31 déc. 1881.

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