DÉSINTÉRESSEMENT DU PARTI RADICAL
En principe, le conflit qui opposait les progressistes au Métropolite n’intéressait pas les radicaux. Ceux-ci ne cherchaient point à prendre part dans une discussion théologique qui restait étrangère à leurs intérêts : s’ils n’éprouvaient guère de sympathie pour le Métropolite, ce n’était point par anticléricalisme, mais parce que ce dernier leur était odieux pour son autoritarisme et son esprit. politicien ; c'était surtout la petite presse satirique radicale qui criblait de flèches le prélat. Cosa, journal humoristique de N. Paëié, dirigeait le combat :
€ Notre Métropolite n’est pas infaillible comme le pape... % » écrivait-1l, et il se complaisait quelques jours plus tard à une arusante satire contre les moines. L’anticléricalisme s’était toujours manifesté en Serbie sous la forme d’un antimonachisme, s’il est permis de s’exprimer ainsi, tendance d’ailleurs violemment encou-
1 Hriséanski Vesnik, fév. 1883, p.109.
? Ibid., p. 110.
3 Cosa, 10 juil. 1881,