‹ La Serbie et Son ÉgliseChapitre 39 sur 197 · IGNORANCE ET SUPERSTITION · texte numérisé non relu

IGNORANCE ET SUPERSTITION

Serbie, d’après le peu que nous savons, il ne semble pas que la situation ait été meilleure. Sur la région de Caëak, nous possédons toujours l’intéressant témoignage de l’archiprêtre Viéentije Popovié. La première école fondée en 1830 dans la Serbie occidentale le fut dans un village et non dans une ville. Le fait n’est pas isolé, et l’on peut dire que, sauf dans la région de Belgrade, les campagnes serbes ont connu les écoles avant les centres urbains. L’enseignement restait rudimentaire. L’archiprêtre Viéentije Popovié conte que, pour quatre classes que comprenaient ces écoles, il n’y avait que trois matières d'enseignement : dans la première classe, les élèves étudiaient le Budimski Bukvar, dans la seconde le Caslovac, dans la troisième et quatrième le Psaltir. Ce n’est qu’en 1839 que l’on rendra obligatoire dans les deux dernières classes l'usage de la Mala Citantica et du Hristijansko polutenije. La discipline scolaire était aussi sévère à Caëak qu’à Belgrade. Les mauvais élèves étaient fouettés avec la terrible firgaz (verges). Aussi, comme l’enseignement n’était pas obligatoire, peu d’enfants fréquentaient l’école !.

Page 1