LE SACRE DU SOUVERAIN SERBE
donner une vigueur nouvelle à des rites médiévaux. Nous avons vu que l’on avait pu expliquer cette équivoque par le « romantisme » libéral, qui conciliait un occidentalisme politique parfois mal digéré et un culte naïf de la nation serbe jugée par tous les libéraux moralement supérieure aux autres peuples. Il est peut-être plus simple de supposer que le parti libéral avait tout intérêt à accepter le renforcement d’une Église qui était alors dans les mains d’un de ses partisans les plus actifs, le Métropolite Mihailo.