‹ La Sérothérapie AntityphiqueChapitre 7 sur 25 · CORTE · texte numérisé non relu

CORTE

dont les témoins mouraient en vingt heures. Lyonnet, Mérieux et Carré, par un procédé analogue, confirmèrent à Lyon ces recherches. La même année, Spirig et Du Mesnil signalèrent quelques résultats des deux sérums suisses (Borrough, Welcome = « Sérum institut » de Berne) obtenus de chevaux injectés par des cultures vivantes. Mais les insuccès (Bitter) continuaient. Wassermann, en 1900, pensa qu'ils provenaient du manque de complément des sérums et adjoignit à chaque 1/2 eme. de sérum injecté 4 eme. de sérum de sang frais de bœuf. Les résultats (Brieger, Kitasato) furent médiocres. Signalons les tentatives: contemporaines de Jez pour traiter l'infection par des filtrats de macérations glycérinées d'organes hématopoiétiques (moëlle osseuse, rate), contre les résultats encourageants d'Eickhorst (1900), de Casardi (1901), Markl, à Vienne, puis Kluck (1901), Ladislas Deutch et Otto (1900-1901) montrèrent que le pouvoir de ces filtrats, d’ailleurs très faible et variable, était inférieur à celui du sérum des animaux dont provenaient les organes.

Chantemesse, qui entre temps avait modifié sa technique (culture sur sang defibriné et sur petit lait) affirma en 1901 qu'il avait obtenu des résultats précis dans le traitement de cent malades. Cette nouvelle eut un retentissement profond ; les essais d’immunisation active chez l’homme n'étaient cependant pas tout à fait nouveaux.

Frænkel, en eflet, dès 1893, avait traité 57 cas par des cultures de trois jours tuées à 60 degrés, et avait obtenu, disait-il, « une amélioration constante de l’état

NOT es

général, mais non des complications graves et des rechutes ». Beumer et Peiper, en 1895 (pour 8 cas), Hammerschlag, Lewaschow, en 1893 (pour 37 cas), Chantemesse lui-même, en 1896, pour 3 cas, Stelle, en 1898, pour un cas grave, Wassermann, en 1898, également, avaient obtenu des résultats encourageants dans l’ensemble, mais d’une grande variabilité de conditions et d'évolution.

Pour la première fois, l'expérience portait sur un grand nombre de cas. La statistique de Chantemesse donnait, en 1901, une mortalité de 6 0/0, celle de 1902, au Congrès du Caire de 7 0/0. En 1903, sur 186 nouveau cas (Balthazard) une mortalité de 7, soit 3,7 0/0 ; en 1905 (Brunon), sur 100 cas de typhoïde infantile 3,1 0/0; en 1906 (Josias), 3,8 0/p et Dopter et Saquepée Val-de-Grâce), 5,7 0/0. — Vers la fin de 1907, au Congrès International d'Hygiène (Berlin), Chantemesse, rassemblant ses résultats de 1901 à 1907 en une statistique globale, montrait l’abaissement de la mortalité par l'emploi de son sérum de 17 0/6 à 4,3 0/0:

Il faut bien reconnaître cependant qu'aucun autre expérimentateur n'obtint d’ aussi brillantes séries.

Fritz Meyer et Bergell, dont le sérum préparé par injection intraveineuse de « filtrat » promettait beaucoup au point de vue expérimental, n’eurent pas de succès comparables. Le sérum par dissolution léeithinée de bacilles vivants (Bassenge), celui par toxine obtenué du broyage des bacilles à l'air liquide (Mac Fadyen-Lister Institut) donnèrent des résulats encourageants, mais point décisils, entre les mains de Sleewyck à Bruxelles, de Carlo Bezzola à Kônigsberg:

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