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Louis Martin et Darré, Spillmann et Sartory, et bien d'autres auteurs sont tous d'accord sur la grande activité du sérum.
Par quelle voie doit-on Injecter le Sérum ?
Les voies principalement employées furent la voie intracérébrale, la voie lombaire sous-arachnoïdienne, Ia voie veineuse, la voie hydermique.
A l'heure actuelle, la voie intracérébrale est à peu près abandonnée. Garnier, Ombredanne, en 1898, lui durent chacun un succès. Dès 1902, Oppenheim et -Loœæper s’élevaient contre ce mode d'injection. Ils concluaient ainsi une de leurs études : L’injection intracérébrale n’a pas répondu aux espérances. Elle donne une statistique inférieure à tous les modes de traitement. Son infériorilé provient des dangers inhérents à son mode d'introduction. | |
Gibb, en Angleterre, a publié un succès, mais le malade est mort quelque temps après d'un abcès au cerveau. Gange, Scott et Barber, Latoux ont rapporté. chacun un succès.
Une variante est la voie intraventriculaire qui a donné une guérison à Choupin.
L'injection intrarachidienne a beaucoup plus de partisans. Dans bien des cas, elle est renadae difficile par la contraclture des muscies paravertébraux. Cependant, certains auteurs la Considèrent plus active que les autres. |
D'Hotel, le premier, et ensuite Doyen, Cazamian recommandent de mettre le patient en position de déclivité bulbaire, une fois l'injection terminée. Castueil et
SAT Ferrier estiment qu’elle ne Débat que des avantages. Les Anglais et les Américains en sont de fervents parti- Sans. Salle Gommès (1) la recommande vivement ; Cas- saet et de Rasquine, Le Play et Doury, Vézard, Oulmont et Dumont, Massalongo, Jervis et Monziols, et bien d’autres l’ont largement employée.
En 1904, Apert et Lhermitte ont préconisé Ja voie épidurale, à à laquelle ils doivent un succès. ;
Ils reprochent à la voie sous-arachnoïdienne d'amener une dilution du sérum dans le liquide céphalo-rachidien el de le foreer à traverser en sens inverse du courant lymphatique les cordons blancs et la pie-mère. Par l'injection épidurale, le sérum antitétanique suivrait les voies de la toxine qui gagne les nerfs et traverse l’espace sous-arachnoïdien à l'abri du manchon pie-mérien.
Les injections sacrées étaient suivies d’une détente des contractions, qui se prolongeait jusqu'au lendemain: la piqûre seule provoquait un paroxysme : le liquide n’avait aucun inconvénient.
Sicard a proposé les injections paranerveuses périphériques : elles ont rendu des services, mais ne peuvent être utilisées seules. Il semble, -en effet, que la toxine ait déjà gagné en partie les organes, lorsque les premiers accidents éclatent, surtout s'ils sont généralisés.
Les injections intraveineuses furent préconisées par le professeur Penna, de Buenos-Ayres. Torrès, de Buenos- Ayres, leur donne la préférence. Morax, le premier en France, les utilisa. Depuis, elles furent très employées. Flandin et Darier concluent que c’est le meilleur procédé pour injecter de telles doses d’antitoxine.
Le professeur Carnot leur reproche de favoriser peutêtre plus que les autres voies le choc anaphylactique.
(1) Annaes paulisticas de medicina e chirurgia (Sao Pa ulo).
La voie hypodermique à été, de beaucoup, la voie la plus suivie. Le seul reproche que l'on puisse lui faire est d'être peut-être un peu moins active que les voies précédentes, lorsqu'il s'agit d'agir énergiquement, Beaucoup d'auteurs y ont eu recours. |
Nous n'avons trouvé, au cours de nos recherches, que Bonnet et Monge comme auteurs français ayant relaté avoir usé de la voie intramusculaire. Les Anglais et les Américains, par contre, s’en servent volontiers.
Descamps et Barthélemy, en 1902, terminaient ainsi un article : « soit dans la période d’incubation, soit au début des contractures, la voie intraveineuse donne des résultats supérieurs à toutes les autres voies. En pleine période tétanique, elle est un peu inférieure à la voie sous-arachnoïdienne. »
Gourtellemeont rapporte un cas de succès avec les injections épidurales.
Eu 1902, Descamps et Barthélemy.(1) écrivaient : « Soit dans la période d'incubation, soit au début des contracfures, la voie intraveineuse donne des résultats supéricurs à toutes les autres voies. En pleine période tétanique, elle est un peu inférieure à la voie sous-arachnoïdienne. »
Notre Maître, Monsieur le Professeur Achard en a eu de bons résultats. Andrews et J. Horder, Scott et Barber, Marlin et Darré, Castaigne et Touràine, Cazamian, Nobécourt et Peyre lui doivent des succès. Lagriffoul, de Montpellier, les considère supérieures aux injeëtions sous-cutanées.
Enfin, le sérum antitétanique a été utilisé en lavement; mais, dans ce Cas, ce n'était qu'à titre d’adjuvant : on