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l’a aussi employé dans le pansement des blessures, mais . c’est alors surtout dans le traitement préventif.
Dans la majorité des cas, ainsi qu'on le verra dans le tableau résumant nos recherches bibliographiques, les différentes voies furent employées d'une façon concomitante. :
A l'heure actuelle, il Semble que les préférences vont aux injections intravéineuses ef sous-cutanées.
Les Traitements Concomitants
Là encore, bien des essais ont été faits.
Tous les auteurs sont d'accord sur l'importance qu'il y à à bien déterger la plaie, à la panser et à la désinfecter par tous les moyens en notre pouvoir.
On pourra aussi, mais à litre de médication auxiliaire, saupoudrer les plaies avec du sérum antitétanique des: séché.
Lecène a dit, à la Société de Chirurgie (14 mai 1919), que le traitement chirurgical à plus#l'importance encore que le frailement sérothérapique dans infection tétanique, car seul il supprime le laboraloire où'se fabrique la toxine télanique.
Parmi les médicalions adjointes, on a conseillé les bains chauds à 35 degrés pendant trois quarts d'heure et répétés trois ou quatre fois par jour ‘ils amènent du
soulagement au malade, mais sont souvent rendus difficiles par l’état de contracture qui ne laisse pas facilement coucher le malade dans la baignoire.
Les bromures alcalins, le bromidia, les opiacés, la morphine ont un effet calmant indisculable sur les crises paroxystiques et permettent un peu de repos au malade.
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La chlorétone, peu en usage en France, est d'un emploi fréquent en Angleterre. |
Le chloral est au premier rang des médicaments calmants. Son action curative est peut-être discutable, mais ainsi que le ditie Profasseur Delbet, il procure aux malades le calme dans labrutissement. On l’emploie en potion, en lavement, ou en injections infraveineuses à 5 pour 4.009. Busquet à fait une injection malheureuse dans la paroi abdominale, ce qui a déterminé une péritonite. Les doses sont parfois énormes. Alors que le Codex indique comme dose maxima 12 grammes par 24 heures, nous avons souvent vu, dans les observalions, 15 à 20 grammes administrés dans le même temps.
La méthode de Baccelli à l'acide phénique est appliquée un peu dans tous les pays et il semble que, dans certains cas, elle ait rendu Ges services. Les Italiens ont publié des statistiques avec 10 pour 100 de mortalité.
Le sulfate de magnésie est beaucoup moins employé qu'autrefois : il amènerait un grand soulagement. Paoli, dans sa thèse (Paris, 1909), rapporte 27 cas et 15 guéri- -sons : le sérum et le chloral étaient, d’ailleurs, administrés en même temps, ce qui permet difficilement de faire la part qui revient au sel magnésien.
Accidents dûs à l’emploi du Sérum à doses massives
Dans bien des cas, le traitemènt est inoffensif. Gross . el Spillmann, chez un malade atteint de tétanos céphalique de Rose à incubation lente, ont injecté 280 centimètres cubes de sérum en 16 jours sans le moindre inconvénient. IS avaient emplové la désanaphylaxie suivant le procédé de Beresdka, par mesure de précaution.
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Louis Martin et Henri Darré, ont injecté à un enfant de 8 ans, d'un poids de 20 kilogrammes, une dose de 520 centimètres cubes de sérum avec seulement un léger érythème. : À
Les accidents dus à l'emploi du sérum peuvent se répartir en deux grands groupes. ;
D'une part les accidents sériques, d'autre part les accidents anaphylactiqués.
Les premiers sont généralement bénins : l'urticaire, les érythèmes divers plus où moins étendus, de type maculeux où papuleux, sont simplement gênants. L'apparition de la fièvre est un phénomène assez fréquent qui peut s'observer à toutes les périodes du traitement, mais surtout dès les premiers jours.
Parfois, la fonction rénale peut être touchée et l’on peut voir apparaître l’albuminurie. Bien des auteurs rapportent des cas de ce genre, Play et Doury, Ombrédanne, André Petit, Comby, Belin mentionnent des éryihèmes rubéoliformes ou scarlatiniformes. Boinet et Monges ont vu survenir, le 3° jour du traitement, une éruption sérique étendue intense qui recouvrait l'abdomen, les cuisses et les fesses ':ils abandonnèrent alors la voie sous-cutanée pour adopter la voie intra-musculaire. L'érythème disparut rapidement. Clerc, devant des réactions cutanées intenses, interrompit les injections, bien. qu'à aucun moment les accidents n'aient rappelé le choc anaphvlactique.
M. le Professeur Jeanselme résume ainsi un incident qui survint lors d'un traitement à doses massives : «Un érythème sérique très prurigineux et d'apparence scarlatiniforme apparut à deux reprises.La première atteinte gurvint sept jours après le début du traitement ; la
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seconde, sept jours après la première, c'est-à-dire 14 jours après le début du traitement. Tous deux s’atténuèent beaucoup {rois jours après leur apparition, bien que l'on n'ait pas suspendu le traitement. »..
Outre ces accidents, on, a signalé une réaction très importante dans certains cas de là part des méninges. Sicard avait déjà observé une légère atteinte des méninges. Chez les auteurs américains, nous avons rencontré un cas de méningite amicrobienne assez intense. Sladen (1) a.publié des cas de méningites sérieuses provoquées par le sérum intra-rachidien.
Les accidents anaphylacliques, heureusement beaucoup plus rares, sont, dans certains cas, très impressionnants. |
Nobécourt et -Pevré en signalent un cas chez un enfant.
Un érythème apparut après 6 jours de traitement ; il fut accompagné de fièvre, tachycardie, légère réaction méningée. Après 9 jours de traitement, le malade avait reçu 340 centimètres cubes de sérum, dont 280 centimètres cubes par voie intraveineuse. A la 12° injection introdée de 20 centimètres cubes, le visage se cyanosa et, au bout de 3/4 d'heure, une crise de contracture très violente apparut : on continua par la suite les injections en diminuant la dose.
Enfin, pour terminer cette étude des accidents, nous citerons l'observation du Professeur Carnot que nous regrettons de ne pouvoir citer en entier, tant elle est instructive : nous la résumons très brièvement.
I s'agit d'un soldat qui fut blessé le 26 juin 1915 par un éclat d'obus au bras gauche el qui reçut le jour même 10 centimètres cubes de sérum. En 15 jours, la plaie
guérit. Au 30° jour, au niveau de la plaie apparut une petite goutte de pus, des douleurs survinrent ets, le 19 août (deux mois après la blessure), le blessé était en plein accès tétanique : on lui injecte du sérum en sui- .vant la technique de Besredka pour éviter, autant que possible, le choc anaphvylactique.
Le 25, le blessé avait recu 160 centimètres cubes de. sérum. PUS
Le 26, on fait 20 centimètres cubes de sérum intraveineux, mais à peine. l'injection terminée qu'éclatent des bouffées de chaleur, de la cyanose apparaît, ainsi que de la douleur rétrosternale, le pouls devient filiforme, l'hypotension est extrême. Température, 39,7. Pouls à 140. Dysphagie. Grande anxiété toute la journée.
Le 27 (le lendemain), les accidents reparaissent et ce n'est que le 30° jour qu'arrive la détente: La guérison est survenue par la suite, mais il n’en est pas moins vrai que les symplômes furent très impressionnants.
Parfois, äu cours du fraitement, survient une maladie intercurrente qui se greffe sur le télanos el la question s'est posée de savoir si l'on doit continuer, dans ce cas, un traitement intensif. Oulemont et Daunont ont vi le délirium tremens chez un malade alcoolique invétéré qu'ils ont guéri. Martin et Durré réussirent à sauver un malade qui, au cours des injections, fit une bronchopneumonie très grave. Dans ces deux cas, le traitement par le sérum fut continué et la guérison survint, malgré l'apparition de la maladie intercurrente.
Jules Renault fait observer que les fortes doses ne présentent pas plus de dangers que les faibles doses et
recommande des injections massives,