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CHAPITRE XX

LA SÉROTHÉRAPIE DE LA GONOCOCCIE

Dès le mois de janvier 1890, dans le service de M. Quinquaud, nous avions tenté, avec Charles RicHET, l'application de l'hématothérapie au traitement de l'uréthrite blennorragique.

Nous avions alors institué un traitement local consistant en injections, dans l'urèthre, de sang de chien fraîchement recueilli.

Ces essais furent absolument infructueux. A la fin de l'année 1896, nous avons repris cette idée.

Nous avons alors préparé des chiens en leur injectant dans la veine du pus blennorragique jusqu'à la dose de deux centimètres cubes, opération que ces animaux supportaient parfaitement bien, et c'est le sérum de ces animaux, recueilli après huit et quinze

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jours, qui a été donné, en injections sous-cutanées^ et aussi en injections uréthrales, à plusieurs malades du service de M. Mauriac.

Ici encore^ l'échec a été complet. Aussi n'aurionsnous pas rappelé ces deux tentatives si, tout récemment , la question n'avait été reprise par M. de Christmas , opérant d'une façon moins empirique que nous ne l'avions fait, avec une toxine extraite des cultures du gonocoque.

En réalité, d'après M. E. Calmette, la gonotoxine que M. de Christmas a étudiée tue les animaux sans les vacciner, et, injectée aux chevaux, elle ne confère à leur sang aucune propriété immunisatrice, et ne donne à leur sérum aucun pouvoir antitoxique.

Il est regrettable que cette sérothérapie antigonococcique n'ait pu être réalisée; car, par ses effets éloignés, la blennorragie est assurément une maladie sérieuse ; mais on peut espérer que le dernier mot n'est pas encore dit sur ce sujet spécial.

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