Voir Orfèvrerie^ p. 29 et suiv
dont il fermera le goulot. Enfin, à l'aide de la recingle^ il couvrira la panse de cette bouteille de rinceaux et de fleurs*. Mais ces admirables travaux sortent des opérations de relevage dont nous nous occupons. Ces derniers, lorsqu'ils comportent une grande finesse, ne sont point achevés sur le tasseau, mais repris sur le plomb ou sur le mastic à l'aide
de ciselets, comme de véritables pièces d'orfèvrerie^.
Ajoutons qu'il est bien rare qu'on pousse aussi loin l'achèvement des pièces de ser- ^ rurerie d'art. Dans les grands ouvrages placés à distance du regard , un fini délicat , nous l'avons déjà dit, serait bien inutile; et même pour ceux qui sont à portée de la main, même pour les petites fermetures intérieures, pour les serrures à bosse, les pla tines de targettes et de verrous, les entrées de serrures, etc., on lient à conserver au fer ces arêtes vives, ce modelé un peu fruste qui rappellent son rôle protecteur; sans compter qu'une certaine robus-
Fig. 77. — Rose en fer repoussé exécutée par M. Favier.
1. Les incroyables difficultés que présentent ces sortes de travaux intéressent, émeuvent, passionnent les artistes. Aussi n'est-il presque pas de ciseleur émérite, de grand orfèvre vraiment digne de ce nom, qui, à un moment de sa glorieuse carrière, ne se soit mesuré avec le rebelle métal. Notre regretté Morel-Ladeuil lui dut ses plus beaux triomphes et ses déboires les plus amers. Zuloaga lui consacra sa vie, et à l'Exposition de 1889 on pouvait découvrir, dissimulé denûère une des vitrines des frères Fannière, un bouclier en acier repoussé, ouvrage inachevé, auquel les deux doyens de notre orfèvrerie ont consacré leurs heures de loisir.