Dictionnaire d'Archéologie égyptienne, p
3. Manners and customs ofthe ancient Egyptians, II, p. 112. 4 Odyssée^ chant XXI.
et par suite peu connu, était réservé pour les ustensiles du plus haut prix, et conservé à l'égal des matières les plus précieuses. Dix-sept cents ans avant notre ère, un officier de Thouthmés III rapportait de Syrie, comme objets d'une valeur exceptionnelle, des vases de fer à manches d'argent. Les Egyptiens, à une date très postérieure, témoignaient encore à l'égard de ce métal une sorte de crainte superstitieuse, et l'employaient dans certaines cérémonies liturgiques. Chez les Grecs, à l'époque de la guerre de Troie, le « fer ouvragé » était conservé avec l'or parmi « les trésors les plus précieux » des rois^ Huit cents ans plus tard, il possédait encore un tel prestige, que sa mise en œuvre n'entraînait aucune déchéance dans ces démocraties républicaines, où ceux qui pratiquaient les arts industriels étaient tenus cependant en si parfait mépris. Plutarque , à la suite de Théopompe, n'hésite pas à qualifier le père de Démosthènes d' « homme de bien et d'honneur », quoiqu'on l'eût surnommé « Machaeropœus, c'est-à-dire forgeron d'espées, pour ce qu'il avoit un grand atelier où il tenoit plusieurs ouvriers qui en forgeoient^ ». Enfin chez les Romains eux-mêmes le fer était spécialement réservé pour les plus nobles usages. Les ouvrages ordinaires de fermeture, grilles, pentures, traverses, etc., étaient généralement en bronze fondu et ciselé. Il en était de même pour les instruments d'un usage journalier, et une communication récente faite par M. Wolfgang Heibig à l'Académie des Inscriptions, établit que les principaux outils dont se servaient les artisans romains étaient formés d'un alliage de bronze d'une dureté extraordinaire.
Il fallut l'abondance considérable de fer qu'on trouvait