‹ La servante du curéChapitre 4 sur 36 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les MÊMES, M. DIDIER.

(Aoneltc se tient près de la table, Magloii-e, qui a été au-devaul du curé, re\ieiil en lui donnant k bras, et le conduit jusqu'à son fauteuil. )

M. DIDIER , marchant doucemenL

Ail : Ht le bon Dieu <ous liriiiri.

Encore un pas... à ma faiblesse, l'rCic le secours de ton bras ;

SCËNE II.

D'autres soutiendront ta vicillcSBe} Allons, M;i'^'oirc, ciicoie un pas.

Si cette coiuse est la tleriiière , J'ai soulagi' des maux là-bas!

Quand un bienfait rlot la carrière, "

Au dernier pas

On est moins las.

Eh î eh ! eh ! je n'en peux plus!

IIAULOJUE, ùlanl le chapeau de l'Abbé et l'aidant à s'asseoir.

S'il y a (lu bon sens d'être si long-temps dehors, par le temps qu'il fait!

M. DIDIEK, s'essuyant le front.

Mais il fait beau... un temps superbe!

M AGI, DIRE, l'aidant à s'asseoir.

C'est égal ! une autrefois je fermerai la porte du presbytère à (loul)le tour ! puisque vous ne voulez pas être plus raisonualjlc que ça... tenez ! tenez! comme il a chaud 1

(11 lui met un petit bonnet sur la tCte. ) AT. DIDIER, riant.

Eh! mais, Magloire, je crois que tu me grondes?..

MAfiLOIRE.

Il n'y a pas de quoi , n'est-ce pas ? un homme de votre âge !.. ne pas se ménager plus que vous ne faites, c'est révoltant.

M. UIDIER.

C'est ça , crie un peu ! il n'y a pas de mal !... ça me rappelle défunte cette pauvre dame Siiiioiineau... nia première servante... toujours aux petits soins pour moi; mais grondeuse!,, ah ! elle aurait grondé le bon Dieu!

ANXF.ïTE, bas à Magloire.

Comme vous lui parlez durement!

MAGLOIRE, à Annette.

C'est l'usage, ça tient à l'état; faut toujours avoir l'air de mauvaise humeur... si on ne le tarabustait pas un peu, ça lui manquerait... il se croirait mal servi.

M. DIDIER, à Magloire.

Allons , est-ce que lu bougonnes encore?... (Apercevant Annelte. ) Eh! mais, qil'cst-ce que c'est que ça , Magloire ?..

MAGLOIRE, à part.

Ça!... il appelle une femme ça!... ce que c'est que de ne pas connaîtiT... pauvre bonhomme , va !

M. DIDIFR.

Pardon ! je ne vous avais pas aperçue , mon enf.mi, qui etes-vous? que me voulez-vous? MAGLOIRE , la faisant approclicr.

Allons.... approchez un peu.... n'ayez pas peur ! c'est doux, c'est doux !

anm:tte.

î^fonsieur l'abbé, c'est votre parent, Jf. Didier, le fermier (le Craiidchamp, qui m'a dit que vous aviez besoin d'une servante.

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