‹ La servante du curéChapitre 5 sur 36 · V. UIDIKP · texte numérisé non relu

V. UIDIKP

j\h ! c'est pour cnlrcr a nion service que vous vous présentez? Mais, Didier n'y pense pas, vous êtes trop jeune, mon enfant.

SI AOLOIRE.

Oh ! ça tient à i^'n\ âge.

(Didier hausse les épaules en regardant Magloire.) «^

AKVF.TTE.

Je suis beaucoup plus âgée que je ne le parais.

DIDIER

Vous avez l'air de dix-neuf à vingt ans.

AN>ETTE, se récriant.

Ah ! par exemple ! =c n'en ai pas encore dixhuit.

MAGLOIRE

Age charmant ! âge céleste ! âge ù croquer;

DIDIER

Dix-huit ans! Ma chère petite, vous n'êtes pas canonique.

ANNETTE

Canonique?..

MAGLOir.E, à Annette.

Vous ne comprenez pas? cano:iiqiie...(A l'Abbé.) Vous lui parlez latin, aussi, (a Annette.) Ça veut dire... que vous n'êtes pas... Eh bien, si fait !.. je la trouve assez canonique.

ANNETTE

Pour reconnaître vos bontés, comptez sur mon zèle, sur mes soins; je vous servirai comme un maître, je vous aiineiai comme un père... vous serez là pour témoij;ner de ma conduite ; ils seront bien forces de vous croire.

MAGLOIRE, scssuyant une larme.

Elle a un très job bagou.

DIDIER, à Annette.

Mon enfant, c'est bien, je ne dis pas... mais c'est impossible.

ANNETTE

Ah ! mon Dieu! impossible.

Al" : Ah 1 Colin me délaisse. («iitKOT IT coin.)

L'intérêt, l'indulgence, Qui trop long-temps m'ont fuî.

Ce matin, l'espérance M'disait : Ils sont ici!..

Quand votre arrêt emporte L'espoir qui sut m' tromper, Dites, à quelle porte Pourrais-je aller frapper?

Il n'est donc plus de porte, Où je puisse frapper ?

MAGLOIRE, avec explosion de sentiment.

Venez frapper à la mienne, Mamzelle. (a l'Abbé.) Oui, si, après ce qu'elle vient de vous dire là, vous avez le cœur de la mettre dehors, eh bien ! je la prends, moi !.. (A Annette. Soyez tranquille, jeune fille... je vous prends,

M. DIDIF.R.

Magloire!

MAGLOIRE

J'ai dû me marier, ainsi...

M. DiniF.R.

Fais-moi le plaisir de te taire, et va mettre Brisquelte à l'écurie.

MAGLOIRE

On y va, on y va. (Bas à l'Abbé, en désignant Annette qui pleure.) C'est égal, VOUS êtes méchant; ah! c'est pTis bien. (A part.) Pauvre brebis! depuis qu'elle est entrée, je n'ai plus envie de sortir, (a l'Abbé.) C'est pas bien ! (il sort.)

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