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Evolution de la masculinité en Angleterre chez les enfants nés-vivants (1841-1905).
Combien de naissances masculines pour 100 naissances féminines ?
elle aussi, la richesse a singulièrement grandi dans le cours du dernier siècle. Il est même probable qu’elle est, avec ja France, le pays européen où ce phénomène s'est “le plus neltement marqué. Geci confirme donc nôtre hypothèse que le développement du bien-être amène une réduction de l’excédent des naissances masculines.
Pareillement, on voit le coefficient de masculinité tomber avec continuité en Ecosse de 105,8 en 1856-60 à 104,2 en 1901-05, et en Irlande de 105,8 en 1866-70 à 105,4 en 1901-5 (1).
En Belgique, nous trouvons une baisse assez continue, de 103,4 en 1841-45 à 104,7 en 1901-5.
De même, en Suisse, on tombe de 105,0 en 1871-75, à 104,2 en 1896-1900.
L'Empire Allemand présente une certaine constance de son taux de masculinité, qui a passé de 105,4 en 1871- 75 à 105,5 en 1901-5. Le même fait se retrouve dans les divers Elats dont il est composé.
On peut considérer le (aux comme presque constant em Hollande (105,6 en 1841-45 et 105,5 en 1901-5); en Autriche (105,6 en 1831-35 et 105,8 en 1896-1900); en Hongrie (105,5 en 1866-70 et 105,9 en 1901-1906).
La Russie présente une légère élévation du taux : 104,4 en 1861-65, et 105,4 en 1896-1900. Le Danemark également. La Norvège a une baisse assez irrégulière depuis soixante ans. La Suède et la Finlande, dont la stalistique des naissances date de 1551, montrent des varialions irrégulières.
Dans le midi de l’Europe, on observe une hausse en
(1) Bien que ces chiffres résultent des tableaux de la Statistique
internationale, le commentaire qui accompagne ces derniers parait croire qu'ils manifestent un état stalionnaire.
Portugal (107,5 en 1886-91 et 111,2 en 1896-1900) ainsi qu'en Espagne (106,8 en 1856-66 et 110,2 en 1901-06). Mais en revanche on y constale une baisse continue en Italie (106,5 en 1871-75 et 105,7 en 1901-06), une baisse très notable en Roumanie (112,3 en 4866-70 et 106,9 en 1891-95), une baisse légère en Serbie (106,0 en 1861-63 et 105,7 en 1901-05) et en Bulgarie {108,5 en 1891-35 et 107,9 en 1896-1900).
Nous n'avons pas-la prétention de considérer tous ces chiffres comme absolument probants en notre sens. Nous ne croyons même pas qu'ils aient tous une égale valeur, la statistique n'étant pas également bien faite partout et n'ayant probablement pas toujours été aussi exactement dressée qu'aujourd'hui. Mais nous ne pouvons pourtant pas nous empêcher de faire remarquer que la Belgique, la Suisse, l'Italie, c’est-à-dire les trois pays conlinentaux où le phénomène démique qui nous occupe a visiblement la même marche qu’en France, sont justement ceux qui forment avec le nôtre l’Union monétaire latine, qui ont le plus de traditions intellectuelles communes avec lui, qui suivent souvent ses exemples poliliques, dont les Codes civils dérivent directement du sien. N'estce pas un exemple de plus de la liaison des phénomènes sociaux avec ceux de la vie organique ?
Quant aux morts-nés, le Royaume-Uni ne donne pas leurs chiffres. Mais nous voyons leur coefficient de masculinité en baisse dans la plupart des pays compris dans la Satistique internationale. Car il passe :
en Danemark, de 133,8 (1851-55) à 127,3 (1901-1905) ; en Norvège, de.129,6 (1841-45) à 196,2 (1896-1900) ; en Suède, de 132,7 (1751-55) à 127-7 (1896-1900) ;
en Finlande, de 131,7 (1881-85) à 125,3 (1896-1900) ;
en Russie d'Europe, de 137,3 (1886-90) à 137,0 (1896- 1900) ;
en Autriche, de 435,7 (1831-35) à 131,2 (1896-1900) ;
en Suisse, de 134,8 (1871-75) à 129,9 (1896-1900) ;
dans l’Empire Allemand, de 129,1 (1871-75) à 128,1 (1901-1908) :
en Hollande, de 198,4 (4841-45) à 126,7 (1901-1905) ;
en Belgique, de 134,9 (1841-45) à 130,2 (1901-1905) ;
en Espagne, de 170,5 (1861-65) à 149,2 (1901-1905) ;
en Italie, de 131,9 (1876-80) à 127,6 (1901-5) ;
en Bulgarie, de 135,8 (1891-95) à 134,9 (4896-1900).
En revanche,on constate une hausse de ce coefficient :
en Hongrie, de 127,6 (en 1876-80) à 128,5 (eu 1901-1905);
en Portugal, de 125,3 (en 1891-95) à 134,0 (en 1896- 1900) ;
en Serbie, de 129,8 (en 1881-85) à 132,3 (en 1901-1905);
en Roumanie, de 129,3 (en 1871-75) à 135,6 (en 1891- 1895).
Seul de tous les Etats allemands, le grand-duché de Bade ne suit pas la marche descendante de l'Empire. Tous les autres ont vu leurs coefficients décroitre comme le corps politique dont ils font partie.
En somme, dans la grande majorité des pays, le taux de masculinilé est en baisse chez les morts-nés dans les plus récentes décades. Ge fait est la confirmation de celui que nous avions constaté en France. Il se relie à l’ensemble des améliorations biologiques et sociales dont nous venons de signaler la marche commune, Il est, lui aussi, un indice du progrès général.