CHAPITRE IX
Influences physiques
SOMMAIRE. — [. Action du lieu : diverses régions francaises. — Il Suite : Algérie. — WI. Suite : colonies. — IV. Action du moment : masculinité par mois.
Ainsi qu'il a été dit dans le premier chapitre de ce travail, nous ne saurions avoir l'ambition de préciser ici le mécanisme déterminateur du sexe dans toule sa complexité. Toutefois, au cours de nos recherches, nous avons été amené à nous occuper de certaines influences qui peuvent avoir agi sur lui. Nous voudrions indiquer, dans celte dernière partie de notre étude,quel rôle nous jugeons revenir à chacune d’entre elles.
Ces influences nous paraissent pouvoir êlre rangées en quatre grandes catégories. Suivant une distinction assez fréquemment employée dans la philosophie géné-
rale des sciences, nous les diviserons en : 1° aclions physiques ; 2 actions organiques; 3° aclions mentales ; 4 actions sociales. Chacune de ces séries va faire l’objet d'un chapitre.
L'influence des facteurs physiques peut être étudiée, soit dans l'espace, soit dans le temps. Analysons-la, tout d'abord, dans l’espace.
Les différents milieux physiques ont-ils une action appréciable sur le coefficient de masculinité? Pour le savoir, il ya lieu d'envisager des groupes de populations appartenanl à une même race et placés à un même niveau social, mais vivant dans des milieux physiques distincls, et de chercher si leurs coefficients de masculinité diffèrent. Peut-on le faire en France ?
Deux facteurs d'ordre physique paraissent surtout pouvoir influer : ce sont l'allitude et la proximité de la mer. Dans notre pays, il existe des populalions montagnardes et des populations litlorales assez nettement délimitées. Comme montagnards, on citera les habitants de la région alpine, ceux de la région pyrénéenne, et à certains égards ceux du massif central. Comme voisins de la mer, on songera tout d’abord aux habilants d’une île, la Corse, et à ceux d’une presqu'ile, la Bretagne, puis à diverses autres populations côtières. Envisageons, parconséquent, le cas des uns et des autres.
Les départements français qui touchent directement aux cimes de la grande chaîne des Alpes sont, en allant du Sud au Nord : les Alpes-Marilimes, les Basses-Alpes,
ies Hautes-Alpes, la Savoie, la Haute-Savoie. Les départements voisins n’en renferment que les contre-forts, et doivent donc être ici laissés de côté. Pour les cinq départements que nous venons de nommer, nous avons fait les totaux des naissances masculines et féminines dans la période quinquennale 1901-1905, en y comprenant à la fois les nés-vivants et les morts nés. Nous les reproduisons ici (4).
Alpes-Maritimes . . . . 18.680 garçons et 17.096 filles BASSeS AÏDES ER Te. 6.245 » 5.900 »
ÉTautes ATpes 2 7 6.615 » 6.436 »
Sara LE ue 0 15:007 » 14.602 »
Haute-Savoie "16119 » 15.242 »
DO Ne “Go 0ié. > 59.276 »
De ces chiffres, on tire les coefficients de masculinité suivants :
AIDÉS MeMENMES ER REC 1092 BASSOS AID RS NT EC LRU CL 1008 Hautes AIDES AU EM ed -iesaue :s, 102,8 SAVOIE RE Re ME de eue Due 0 taie 1044 HAUTS SAVOIE ER CR nt. nes 100,7
Pour l’ensemble des cinq départements, le coefficient est de 106,1. Fait curieux, mais certain, et d’aüleurs explicable : ce coefficient d'ensemble est supérieur à quatre sur cinq des coefficients partiels des départements formant cet ensemble ; l’exceptionnelle élévalion du coefficient du cinquième a suffi à produire ce résultat.
Pour apprécier la portée de ces divers coefficients, il faut les rapprocher de ceux de la France entière pendant la mème période. Cherchons donc à déterminer ces der-
(1) Tous ces chiffres sont calculés d'après les données des volumes successifs de la Statistique annuelle du mouvement de la population française.
Worms. 9
niers. En réunissant aux nés-vivants les morts-nés, nous trouvons pour notre pays :
En 1901 . . . . . . 460.245 garçons et 437.775 filles 1902 … … + : + L 442 : 431.324 »
4008 ue SU SHARE » 421.935 »
1004 0". M CRUE nl »y A18.073 >»
1905 TS NPC LE » 411409 »
Total. . 2.231.012 >» 2.120.546 »
Cela nous donne pour la France entière, dans la période quinquennale 1901-1905, un coefficient de 105,16, toutes naissances comprises. Comparons à celui-ci ceux de la région alpine. Deux d’entre eux, ceux des Hautes- Alpes et de la Savoie, lui sont inférieurs. Deux autres, ceux de la Haute-Savoie et des Basses-Alpes, lui sont légèrement supérieurs; mais l'écart dépasse à peine un demi pour cent, de sorte qu'il n’est pas caractéristique. Deux seulemeut lui sont très notablement supérieurs : celui des Alpes-Maritimes et celui de l’ensemble des cinq départements alpins. Mais ce dernier n'est si élevé que précisément à cause de l'influence exercée sur lui par le haut coefficient des Alpes-Maritimes. De la sorte, toute la question se réduit à expliquer ce dernier chiffre. Or, cela ne nous semble pas impossible. Le département des Alpes-Maritimes a beaucoup de caractères italiens. Une partie de sa population est d’origine italienne. On sait que le coefficient de masculinité est en Italie sensiblement plus élevé qu’en France. Pour les nés-vivants seuls, nous l’avons trouvé, en Italie, de 105,7 pendant la période 1901-1905, alors qu'il n'était en France que de 104,0 à la même date. L'écart est donc assez important. On comprend que ce fait ait sa répercussion sur la natalité dans les Alpes-Maritimes. D'autre part, ce département a aussi, en raison de son agrément, de nombreux
hôtes étrangers,et ceux-ci appartiennent à des pays où le coefficient de masculinité est presque toujours plus élevé qu’en France ; cela aussi doit se traduire par un relèvement, au moins léger, de ce coefficient dans le département. Enfin, il est à peine besoin d'observer que ce département, s'il est « alpin », est d'autre part « maritime». Les influences physiques qui s’y font sentir viennent du littoral, au moins autant que de la montagne. Il serait, par conséquent, illogique de rattacher la forte masculinité qu'il présente à une raison d'altitude. — Concluons donc : la région alpine ne témoigne pas, en France, d’une action bien nette du relief du sol sur le phénomène que nous avons à envisager.
Qu'en est-il, maintenant, de la région pyrénéenne ? Celle-ci comprend quatre départements, qui sont, en allant de l’est à l’ouest : les Pyrénées-Orientales, l'Ariège, les Hautes-Pyrénées, les Basses-Pyrénées. Nous ne faisons entrer dans cette énumération, comme pour la région alpine, que les départements qui touchent aux cimes de la chaîne centrale elle-même. Encore n’y plaçons-nous pas celui de la Haute-Garonne, qui ne confine à cette chaîne que par une faible portion d’un de ses arrondissements, celui de Saint-Gaudens, et n’a pas dans l’ensemble le caractère d’un pays de haute montagne. Pour les quatre départements que nous avons retenus, les naissances annuelles des deux sexes pendant la période 1904-1905 (morts-nés compris) nous ont permis d'établir les totaux quinquennaux suivants :
Pvrénées-Orientales. . . 13.067 garçons et 12.230 filles D a OUT» | 965 »
Hautes-Pyrénées . . . . 10.069 » 9.406 »
Basses-Pyrénées . . . . 25.333 » 24433 »
OPA SN Us 0. 058.526 » 55.694 »
De la comparaison de ces chiffres se tirent les coefficients que voici: pour les Pyrénées-Orientales, 106,8 ; pour l'Ariège, 104,4; pour les Hautes-Pyrénées, 107 ; pour les Basses-Pyrénées, 103,7; pour l’ensemble des quatre départements, 105,8. Ce dernier coefficient est légèrement supérieur à celui de la France entière (105,16). Ceux de l'Ariège et surtout des Basses-Pyrénées sont assez sensiblement inférieurs à ce coefficient national. En revanche, ceux des Pyrénées-Orientales et surtout des Hautes-Pyrénées lui sont notablement supérieurs. Mais on voit qu'il y a trop de différences d’un département à l'autre, pour qu'il soit possible de formuler une induction valable pour toute la région.
Si le massif des Alpes et celui des Pyrénées ne nous out pas fourni d'indications nettes, à plus forte raison serait-il impossibie d'en obtenir du Plateau Central. Celui-ci est encore moins bien délimité que les deux précédentes régions. Il est aussi bien moins élevé. On ne peut donc pas s'attendre à ce qu'il montre les effets de
l'altitude sur la masculinilté. Nous n'avons dès lors pas jugé utile de calculer les totaux quinquennaux et les coefficients de ses divers départements. Nous avons fait pourtant une exception pour l’un d’entre eux, celui de la Lozère. Pendant la mème période 1901-1905, il nous a donné 8.869 naissances masculines, contre 8.951 naissances féminines, Son coefficient est donc, pendant cette période, 107,4. Il est fort nettement supérieur à la moyenne nationale (105,16). Mais nous n’attribuerons pas ce fait à l'allitude. Nous y voyons plutôt une conséquence de Ja pauvreté. De tous les départements français, en effet, la Lozère passe pour le moins riche. C’est donc à un facteur social, non à un facteur physique, que nous rapporterons sa forte masculinité. Notons seulement ici
que ce facteur social tient en grande partie à un facteur physique. L’allitude de ce département, et surtout ses difficultés d'accès, sont pour beaucoup dans sa pénurie. Non pas directement, mais indirectement, son relief a dû jouer quelque rôle parmi les causes déterminantes de sa natalité, et spécialement de sa masculinité.
Reste maintenant à envisager le cas des départements littoraux. La Corse est celui où l'influence de la mer doit le mieux se montrer, puisque les flots l'entourent de toutes parts. Dans les années 1901-1905, on y a enregistré : 17.080 naissances masculines et 16.251 naissances féminines (nous comptons, comme dans toute cette seclion de chapitre, les morts-nés avec les nés-vivants). Le coefficient est donc 104,3. Il est inférieur de moins de un pour cent au coefficient national (105,16). C'est trop peu pour qu’on en puisse tirer une conclusion précise; dans un cas « privilégié » comme celui de la Corse, il faudrait un écart plus notable pour constiluer une caractéristique.
Après l'île méditerranéenne, passons à la presqu'île océanique. Les cinq départements bretons forment une masse très suffisamment homogène à presque tous les égards. En 1901-1905, nous trouvons pour eux (toujours
morls-nés COMpris) :
Ille-et-Vilaine . . 31.173 garcons et 29.020 filles
Cotes-du-Norde it. 041318 » 41.518 »
Hinistere 0 04.207 » 61.113 »
Morbihan 41.977 » 88.833 »
Loire-Inférieure . 00,998 » 34.858 >»
Totale 40, 218.783 » 205.402 »
Les coefficients se trouvent dès lors être : Ille-et-Vilaine, 107,4; Côtes-du-Nord, 106,7 ; Finistère, 105,2; Morbihan, 108,9; Loire-Inférieure, 106,0. Et celui de la Bretagne entière est 106,5. Tous ces coefficients sont su-
périeurs à celui de la France. Et de tous, celui qui l’est le plus appartient au département le plus pauvre, le Morbihan. Nous avons vérifié qu’il en est de mème si l’on ne considère que les nés-vivants (1). Il y a dans ce fait une indication utile à retenir, car elle met sur la voie de l’explication. Une fois de plus, la plus forte masculinité se trouve dans la région la plus déshéritée. La haute masculinité du Morbihan est à rapprocher, à cet égard, de celle de la Lozère. A notre avis, si toute la Bretagne a un taux de masculinité élevé, c'est parce qu'elle est tout entière une région pauvre, où les enfants sont procréés dans de mauvaises conditions économiques. Et si le Morbihan est, de ses cinq départements, celui qui a relativement le plus de garcons, c'est qu’il est justement celui où les subsistances sont le moins abondantes, étant l’un des très rares départements français où la famine est périodiquement à craindre. Quel est en ceci le rôle des facteurs physiques, spécialement celui de la mer? Nous ne croyons pas que l’action du climat y soit pour rien. La seule influence que nous reconnaitrions à la mer, c’est celle qu'elle exerce sur la vie économique du pêcheur breton, qui est si difficile et si précaire. Par ailleurs, le sol de la Bretagne n’est pas nou plus d’une bien grande fertilité. Mais c'est sans doute dans le peu d'instruction de la population bretonne qu'il faut trouver la principale raison de sa pauvreté. Ainsi la cause de son exubérante masculinité réside : directement, dans un facteur économique, indirectement, dans un facteur intellectuel, plutôt que dans un facteur physique.
(4) Ici les coefficients sont : Ille-et-Vilaine, 104,3 ; Côtes-du- Nord, 104,6 ; Finistère, 104,0 ; Morbihan, 108,7 ; Loire-Inférieure, 104,5 ; Bretagne entière, 107,1 ; France entière, 104.
Nous avons voulu faire encore une dernière recherche sur une zone littorale, recherche liée à plusieurs de celles qui précèdent. Nous nous sommes demandé si l'examen des départements continentaux qui touchent à la Méditerranée donnerait quelque résultat. Ces départements sont : les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l'Hérault, l'Aude, les Pyrénées-Orientales. Le premier et le dernier ont déjà été rencontrés dans d’autres séries. Nous n'avons pas cru pourtant devoir les omettre ici. Par là, nous avons été amenés à comprendre dans cette série le Gard, bien qu’il ne touche la mer que sur une très petite étendue. Voici le tableau que nous avons dressé, pour le total des nés-vivants et des morts-nés de la période 1901-1905 :
Départements Garçons Filles Coefficients Alpes-Maritimes . . . 18.680 17.096 109,26 NAS Re en eue 17.745 16.706 106,04 Bouches-du-Rhône . . 45.698 43.454 105,16 (CET MER RES 22.150 21.700 104,83
IIRELELAUL EE RTS NS 25.844 24.790 104,25 ADO ie are der 15.930 15.446 103,13 Pyrénées-Orientales. . 13.067 12.230 106,84
L'ensemble . . . . 159.684 151.422 105,45
Le coefficient du département des Bouches-du-Rhône se trouve juste égal au coefficient de la France entière, et ceux des autres départements sont disposés autour de lui de façon irrégulière. L'ensemble ne constitue pas une zone différenciée.
En somme, les milieux naturels ne nous paraissent pas, en France, avoir démontré, même dans les régions les mieux délimitées, une grande action en notre ma-
tière. On objectera peut-être que, pour arriver à une conclusion certaine, il eût fallu opérer sur un plus grand nombre d'années. Nous répondrons que l’action des milieux physiques est de celles qui s’exercent avec continuité, et que, par conséquent, elle doit se faire sentir également à chaque période. Du reste, pour éviter les surprises dues à l’intrusion d’une cause purement ocCcasionnelle, nous avons opéré, non pas sur une année, mais bien sur une période quinquennale. De plus, nous avons pris comme base, en général, non pas un département isolé (sauf quand il s'en trouvait un qui fût placé en des conditions particulièrement frappantes), mais un groupe de quatre ou cinq départements, formant une vaste région naturelle. Le total des naissances compris dans chacune de nos séries était donc suffisant pour qu'on pût en tirer une induction sérieuse. Et leur examen ne nous à point révélé de particularité qui püt être rattachée d’une facon nette à une influence d’ordre physique.
Nous venons d'examiner, à propos de divers départements français, l'influence possible de l'habitat sur la masculinité. Le problème pourrait être élargi. Sans sortir de notre territoire national, on pourrait en examiner des fractions où il se pose avec plus de netteté encore. Ce sont celles qui ne font pas partie du continent européen : l'Algérie, les colonies, les pays de protectorat. Nous ne songeons pas à éludier dans ces diverses régions le coefficient de masculinité des races indigènes : car celles-ci ne sont pas immédiatement comparables à la
population française, et d’ailleurs la statistique n’est dressée pour elles que très imparfaitement. Mais nous pouvons chercher à savoir ce qu'y devient le taux de masculinité des Français eux-mêmes. Si nous arrivions à le déterminer, nous serions en possession d’un élément précis pour la réponse à faire à une question générale forl importante. Cette question est la suivante : le coefficient de masculinité dépend-il surtout de la race, ou surtout de l'habitat? S'il dépend surtout de la race, il sera pour les Français d'outre-mer ce qu'il est pour les Français de la métropole. Il ne le sera sans doute plus, au contraire, s’il dépend surtout de l'habitat. Voyons donc ce que les faits vont nous apprendre à ce sujet.
Un document précieux nous est fourni par la Séatistique générale de l'Algérie, publication officielle du gouvernement général. Elle s'ouvre par une partie démographique très ample, divisée en démographie européenne et démographie indigène. La première distingue avec un grand soin les naissances suivant la provenance des parents. Elle s'attache, pour déterminer cette dernière, à des critères politiques et juridiques, et l’on comprend bien qu’elle devait le faire. Malheureusement pour nous, ceux-ci ne concordent pas toujours avec les critères ethniques, bien que souvent la coïncidence soit réalisée. Prenons comme exemple la statistique de 1908, la dernière publiée.Elle nous fait connaître (1) que, dans l'Algérie tout entière, il est né cette année-là les quantités suivantes d'enfants vivants :
(4) Page 7.
De Français d’origine . . . . 3.119 garçons et 3.573 filles De parents inconnus (4) . . . 407 » 423 »
De parents naturalisés français. 3.791 » 3.642 >» De parents étrangers . . . . 2.971 » 2.899 >
Les parents naturalisés français sont eux-mêmes distingués par cette statistique en trois catégories, suivant la source dont ils ont tiré leur francisation. Les premiers ont élé naturalisés en vertu du sénatus-consulte du 44 juillet 1865, qui a donné aux étrangers majeurs des facilités pour acquérir, sur leur demande, la qualité de Français. Les seconds l’on été en vertu de la loi du 26 juin 1889 (modifiée par la loi du 22 juillet 189%) laquelle a rangé d'office parmi les Français les fils d'étrangers nés sur le territoire francais.Les troisièmes l’ont été en vertu du décret du 24 octobre 1870 (dit décret Crémieux) qui a conféré en bloc la qualité de Français aux israélites algériens. Les enfants issus de ces trois catégories de naturalisés ont atteint, en 1908, respectivement, les nombres
suivants :
Pour la premiére." 500 garçons et 519 filles Pour la seconde 2 St » UOTE Pour'le troisième M 110 » 1.066 »
De tous ces groupes, celui qui naturellement doit nous intéresser le plus ici, c’est celui des enfants issus de Français d'origine. Car c’est celui pour lequel la comparaison avec les Français métropolitains est le plus directement possible et le plus fructueuse.Or, pour ce groupe, la statistique algérienne nous donne des détails précis. Elle le décompose, en effet, suivant la provenance des
(1) Les enfants de parents inconnus naissent francais,en vertu de notre législation actuelle.
auteurs. Elle cherche d’où ceux-ci tenaient eux-mêmes leur nationalité française. Nous savons qu'il était né en 1908, de Français d’origine, 3.719 garcons. Sur leurs pères, il y en avait (4) :