PRÉPARER APR ARE PR
mes forces étaient employées à ralentir de mon mieux
Jrésence Du ; l'effrayante rapidité de mon attelage. Dépourvu de mon
us com- £a: { de bâton pointu, mon cas élait parfaitement désespéré, et | ais des a | ht L à au bout d’un instant nous fûmes sur le bord du ravin. hta »e | - | t : Je fermai les yeux, je me cramponnai au traîneau et me (l te » C 4 . sue à à "U préparai au plongeon. A moitié chemin de la descente, !
eds la pente devint tout à coup plus roide, et le chien de
RE 1 tète se jetant de côté imprima au traîneau un soubre- | Ro i saut qui me fit voltiger en l'air comme une balle et | Es MU retomber au fond du ravin sur une couche de neige, ke dpee i à 4 heurcusement moelleuse. La chute dut être au moins ; SPETONN de vingt-cinq à trente pieds, car je fus enterré debout fl RAso à NU la tête la première, mes jambes seules ressortant et L. MEN 1 faisant des signaux de détresse. Embarassé que j'étais j > de tête, pi dans mes épaisses fourrures, j'eus mille peines à me fi 7 nr tirer de là. La première chose que j'aperçus en sortant jé Robe ne de mon trou, ce fut la face ronde de mon ex-conducteur Ë ox qiens qui du haut du ravin me contemplait d'un œil cu- } HE rieux. fl He. 1 « Ooma, cria-t-il. | 11 . « — Eh bien répliquai-je, nyett dobra kiour (pas bon % es LEE 1 « conducteur), hein?
. ue « — Nyett sofsem dobra, » répliqua-t-il mélancoliie M AE n « Le traîneau gisait non loin de moi, empêtré dans
les broussailles, et les chiens hurlaient en chœur, furieux de se voir arrêtés à moitié chemin d’une si belle course.
« Cette expérience m'avait si complètement édifié,
sleravin, À menaçall
n suppo- À . “7 que, peu tenté pour le moment de recommencer, je ll N: . . . .
2. q | laissai le Korak reprendre tranquillement son siège. me ë , , ‘ k Fe à La logique des circonstances me convainquit pleinement as sur k
que l’art de conduire un attelage de chiens demandait
de moi, je à ê UP] des étndes plus profondes que celles auxquelles je m'’é-
*e. Toutes hi:
lais livré jusque-là, et je résolus d'en reprendre les principes élémentaires sous la direction de professeurs koraks, avant d'essayer de mettre là-dessus mes propres idées en pratique.
« Une fois hors du ravin, j’aperçus à 4 mille de dis-
Village korak de Koeil.
tance le reste de mes compagnons qui s’avançaient rapidement vers le village korak de Koeil.
« J'ai peut-être à m’excuser d'employer le mot « village » pour désigner la colonie korak de Koeil, Ma raison pour le faire, c’est que, comme cette agglomération de huttes n’a rien d’analogue au monde, ce doit être un village. Tout d’abord le voyageur se croit en présence d'une collection de sabliers gigantesques grossiè-
dre les 'esseurs propres
, de dis-
vançaient
mot « vil- 1, Ma raipmération doit être t en pré- :s grossiè-
rement construits en bois, et qui, à une époque éloignée, auraient pris une expansion latérale sous l'effort d’une pression d’en haut, opération qui les avait réduits à l'état de dévastation misérable où on les voit. Il les examine avec une curiosité d'antiquaire, comme des débris d’un âge inconnu et d'un peuple qui a cessé d'exister; quant à l’idée qu'ils soient, dans leur état actuel, des habitations recélant des hôtes humains, elle ne lui vient même pas.
« Comme nous approchions de ces indescriptibles constructions, au milieu des clameurs bruyantes de notre meute, Tom, qui ne savait jamais réprimer ses impressions, se dressa sur son traineau demandant si réellement ce qu'il avait devant les yeux était une maison. Sur la réponse affirmative qui lui fut faite, il s’enquit tout naturellement de la porte à son indigène. On lui montra alors une perche lisse, noire et graisseuse, plantée obliquement dans le sol et allant rejoindre le bord supérieur du sablier délabré, sans rien pour poser les mains ou les pieds. Embarassé de savoir quelle relation il pouvait y avoir entre une perche et une porte, Tom grattait vainement son bonnet de fourrure et hésitait à se prononcer, quand son guide avec une adresse que peut seule donner une longue et laborieuse pratique, grimpa à la perche et arrivé en haut se mit à lui rire au nez, avec accompagnement de mots inintelligibles, tel que « stchagi khatchetkin akhmel « nemlkhin, » ce qui évidemment voulait dire : Montez.»
« Qu'est-ce qu’il baragouine donc, Monsieur? demanda Tom.
« — Il vous dit de monter.
«— Et, sauf votre respect, Monsieur, comment dia- « ble veut-il que je monte ?
« — Ne savez-vous donc pas grimper? suggéra Ford.
« — Grimper? s'écria Tom, avec un inexprimable « dédain. Croyez-vous donc, Monsieur, que je vais me « démancher les articulations à grimper à un mât de « cocagne pour entrer dans une maison de nègre ?
« — Mais il n’y « pas d'autre moyen, riposta Ford : « on passe par le toit, vous le voyez bien. »
« Tom reconnut le fait, et tout en grognant, il commença l'escalade. Haletant et les mains salies, il n’arriva au sommet que pour voir son guide disparaître par un trou rond, d’où sortait un épais nuage de fumée noire. Alors, se tournant vers nous d’un air comique :
« Que je perde ma part de paradis, s’écria-t-il, si le « sale macaque n’est pas descendu par la cheminée!
« — Eh bien, qu'est-ce que cela fait? Ini cria Ford, « suivez-le. »
« Tom regarda le trou non sans une certaine hésilation, puis interrogea du regard ses camarades. Mis au défi par leurs rires moqueurs, il se aécida à s'approcher du bord, plongea avec précaution les regards dans l'intérieur et tendit l'oreille.
« Des profondeurs de l’antre sortit le « ah-ha-yah, ah-ha-yah » d'une mère korake apaisant les pleurs de son marmot. Tom était manifestement intimidé par les bruits mystérieux et les épaises ténèbres qu'il avait audessous de lui. Ilentrevoyait dans son imagination une scène d'enfer préparée à l'intention de sa personne, el
d'avance il se voyait rôti. Aussi, revenant sur le bord
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extérieur de l’yourte avec un vigoureux accès de toux, M
résultat autant de son émotion que de ia fumée, il s'écria en se tournant de notre côté :
« Ces enragés Koraks, après m'avoir fait ramoner M
« leur cheminée, seraient gens à faire griller vif le ra: M$
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« L'immense éclat de rire qui accueillit la réflexion ;
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