NO
Femme Yakoute.
à l'aise : le bout de la semelle est retroussé comme le fer d'un patin, Elles montent jusqu'au genouet sont bordées d’une large bande de drap noir ou diversement colorié. Toutes les coutures des vêtements sont également recouvertes d’une bande de ce drap. A la hauteur de la cheville
sont cousues deux lanières destinées à contourner la À jambe pour y maintenir plus solidement la tige de la 4 | botte. Get appendice donne à celle-ci un singulier aspect.
Les Yakoutes ont de petits pieds et mettent une certaine coquetterie à être bien chaussés.
is r'apcoutus. Leur ostume eau des lisse de prenne de peau es avec 1 y joue
ele fer bordées colorié.
t r'ecoucheville rner la be de la ‘aspect.
ertaine
Ce sont des gens très-tranquilles, doux, laborieux et doués d’un grand tact naturel des affaires, On pourrait dire d’eux qu'ils sont les Yankees de la Sibérie, I n’est pas rare de les rencontrer dans les régions les plus isolées avec leurs longues files de rennes chargés d'articles de toute espèce qu'ils vont échanger chez les tribus nomades contre des pelleteries.
Ils sont assez propres sur leurs personnes et dansleurs habitations, plus dans tous les cas qu'aucune autre des tribus orientales de la Sibérie ; ils sont très-enclins à la vie d'intérieur, Les chevaux et les vaches sont leurs constants compagnons. Les Yakoutes que virent nos voyageurs auprès de Tougoursk avaient été autrefois employés par la compagnie russo-américaine des fourrures à Aiïan. M. Swart en reconnut plusieurs. La réception fut des plus cordiales. Parmi eux se trouvait une charmante petite fille blonde, dont le teint et les cheveux contrastaient singulièrement avec ceux de ses brunes petites com pagnes. Cette enfant, née d’un père et d’une mère russes, morts l’un et l’autre, avait été adoptée par les bons Yakoutes.
Le starasta tongouse, stimulé par les lettres de l’autorité russe, à lui présentées, aida de son mieux les Américains à se pourvoir de nouveaux rennes, de nouveaux approvisionnements et de nouveaux guides pour leur trajet de Tougoursk à Algasee.
Vassilli et Eoff, les nouveaux guides, étaient plus jeunes et plus actifs que Michaeloff et Constantin, mais ils ne parlaient pas le russe. Le premier, Vassilli, se montra d'autant plus empressé à accompagner les étrangers qu’il avait récemment acheté une fiancée du côté d'Algasee, et que le voyage lui allait à merveille pour activer ses af-
2n LA SIBÉRIE ORIENTALE,
faires d'amour. Sa prétendue était la fille d'un des « goloas », où grands chefs de la tribu, beauté rare, tarifée au prix exorbitant de quatre-vingts rennes. Or quatrevingis rennes sont une fortune dans ce pays, où dix ou douze constituent une honnête aisance. La rareté de ces animaux fait qu'un renne dressé à être monté vaut dans cette région de 45 à 60 roubles, soit de 180 à 200 francs; le renne de somme vaut 55 roubles ou 140 francs.
Cette coutume tongouse d’acheter et de vendre les femmes est une meilleure institution qu'il ne le semblerait tout d’abord, Elle a pour but d'empêcher les jeunes gens de se marier avant d’être en état d'entretenir leurs femmes sur le pied que les parents de celles-ci le jugent convenable. En outre, si le futur déplait, on l'éconduit très-facilement en lui demandant un prix au-dessus de ses moyens.
Le jour du mariage, les parents donnent d'ordinaire à l'épousée un nombre de rennes égal à celui qui a été payé pour elle, plus une bonne tente de peau de renne et tous les ustensiles de ménage nécessaires à un bon début dans la vie. De la sorte, rien en réalité n’est perdu pour le mari ; c’est un simple transfert à sa femme de ce que lui-même a donné. Les filles sont évaluées suivant la fortune et la position des parents. Le prix dans la localité doni il est question allait de un à quatre-vingts rennes; ilest vrai qu’on citait des beautés d'ordre inférieur acheiées moyennant une pipe de tabac. La cérémonie se fait d'ordinaire suivant le rite russe, sous la présidence d’un prêtre de l’Église grecque, et il n’est pas rare que, pour son accomplissement, les parties intéressées fassent 1,100 ou 1,200 kilomètres à traversle désert.
On était au 15 novembre; le thermomètre marquait
« golotarilée
quatre- | dixou 6 de ces ut dans francs ; s.
idre les semblejeunes ir leurs » jugent conduit 2ssus de
linaire à ui a été le renne bon dést perdu e dece ivant la la locagis rennférieur ionie se isidence
re que, s fassent
arquait
10 degrés Farenheit (— 12° centigr.) au moment du départ du campement, À cinq kilomètres environ de ce point, la petite caravane suivit la côte de la mer dans la direction ouest. Le surlendemain, malgré la neige et le vent, elle était au pied des monts Arla. La marche devenait très-difficile, la couche de neige qui recouvrait le sol ayant 75 centimètres d'épaisseur. Tout le pays était très-boisé de petites mélèzes et de sapins, etsur les bords du Malmazine se montraient bon nombre de saules et de peupliers, dont les branches étaient tellement chargées de neige, qu’en certains endroits il fallait les secouer pourse frayer la route. C’est là que le premier besoin des
PA] N di de qu à
QU
Soulier à neige,
souliers à neige se fit sentir, et comme on ne s'en était pas pourvu d'avance, il fallut se contenter de ceux que le guide Eoff fabriqua sur place. Les chaussures à neige tongouses diffèrent absolument de celles dont on se sert au Canada. Ce sont, à vrai dire, des sabots fort minces, longs de 1",50, larges de 0",25 et recourbés à la poulaine par le bout, On y ajoute une semelle de peau de phoque, ou de jambe de renne, ou de cheval, avec le poil à l’extérieur, qui les fait glisser facilement en avant et empêche le recul aux montées.
Yakov, le Cosaque qui depuis Nicolayefsk accompagnait la petite expédition américaine, était fort précieux dans les campements par son habitude de la vie de bivouac et
son intelligence du besoin des étrangers. Nul ne savait plus vite ni mieux que lui allumer un feu, dresser une tente, faire le thé, préparer le repas, etc. Il s'était fait d’ailleurs très-rapidement aux mets civilisés qu’il voyait extraire de temps à autre des boites de conserve, et il les acceptait de confiance sans jamais faire de questions préalables. Afin d’opposcr au froid une réaction intérieure salutaire, les voyageurs se décidèrent un soir à préparer un peu de moutarde pour la manger avec leur bœuf bouilli. Le Cosaque, qui n’avait jamais vu ce condiment, manifesta une grande curiosité à son endroit. Il attendait évidemment avec impatience que son tour de manger fût venu pour tâter du nouveau mets. Cette heure n’arriva, hélas! que trop tôt pour lui. Les Américains dégustaient tranquillement leurs pipes lorsque des hurlements précipités et un grand émoi parmi les Tonsouses vinrent les tirer sou‘air de leurs réflexions. Yakov, étendu sur le sol, la figure dans la neige, se fourrait les doigts dans la bouche et soufflait comme un phoque, tandis que les indigènes poussaient des eris et gambadaient comme des fous. L’explication de cette scène étrange ne fui pas longue à trouver. Chacun, pour avoir sa part de la nouvelle friandise, avait avalé gloutonnement, et sans y goûter d'abord, une large cuillerée de moutarde. Gelte dure expérience rendit désormais les pauvres diables fort circonspects sur tous les mets qu’ils ne connaissaient pas.
La neige était devenue si épaisse que les chaussures ad hoc ne servaient plus à grand'chose. Quant à enfourcher les rennes, il n’y avait pas à y songer. Le plus simple était d'essayer de suivre derrière eux lé sentier battu par leurs pieds. Mais cette tâche est plus difficile qu’elle ne le
NE = Pt RARE À >
ae
Enter
le savait ser une était fait il voyait etilles uestions nn inténa soir à vec leur 1 Ce Condroit. Il tour de s. Cette Amérisque des les Tonons. Yase fournme un s cris et te scène ir avoir utonnelerée de nais les ts qu'ils
sures ddl ourcher
simple aitu par lle ne le
LA SIBÉRIE ORIENTALE, ol
semblerait, Ces animaux font de très-longues enjambées, et lorsqu'ils ont à franchir une couche de neige épaisse, ils emboitent invariablement le pas de l'animal qui marche en tête. Là où il en est passé une troupe, leur route est indiquée par une série continue de trous profonds distants de 79 centimètres environ les uns des autres et n'ayant pas plus de 15 centimètres de diamètre. Il faut ai0rs essayer de passer d’un trou à l’autre, mais l’interalle de neige qui les sépare nécessite de grandes enjambées, et d’ailleurs le pied s’accommode peu à la forme du trou.
Quoi qu’il en soit des difficultés du chemin, les voyageurs atteignirent, sans autre encombre que quelques chutes, le sommet de la montagne. Les deux étapes sui-
antes se firent dans une gorge profonde, au fond de laquelle coule, dans 2 direction nord, la rivière Arla, large d'une centaine de mètres.
Cette vallée est séparée par une autre chaine de monlagnes, de la rivière Téla. « Du point culminant de cette chaine, dit M. Bush, la vue est superbe, bien que désolée à l’extrême. À notre droite s’étendait la vallée de l'Arla, semée de grands plateaux dénudés, à travers lesquels cette rivière et celle du Toroum se frayent un chemin à la mer; à notre gauche était la vallée du Téla, s’allongeant jusqu'à la rivière Ouda, bien loin à l'ouest. Du côté de la mer, par-dessus la vallée de l'Arla, apparaissaient l'ile du Coude, des Baleiniers, et le groupe de Shanlarski, tandis qu'au nord-ouest s'étalait la baie d'Oudskoi, limitée à l'horizon lointain par leshauts pies dénudés el neigeux des grands monts Stanovoi. L’œil pouvait suivre cette chaîne sur une longueur de plus de 100 milles (160 kilomètres) le long de la côte occidentale de la mer
d’Okhotsk. C'était là ces terribles montagnes que nous allions explorer et d’où nos amis de Nicolayefsk ous avaient prédit que nous ne sortirions pas si nous nous aventurions dans leurs sombres et inextricables labyrinthes. À vrai dire, leur premier aspect ne paraissait pas fort séduisant. »
Algasee est une insignifiante petite station qui eût fort désappointé nos voyageurs, s'ils n’y eussent appris qu'à 80 kilomètres plus loin, en remontant la rivière Ouda, ils rencontreraient la ville d’Oudskoi de deux cents habilants, résidence de l’ispravnik (espèce de magistrat russe), pour lequel ils avaient des lettres. Il y à piissie :: années, celle partie de la mer d’Okhotsk était irès-tréquentée par les baleiniers américains. Tous les étés, les indigènes ct les métis russes de ces parages se réunissaient dans un village nommé Tchimikan, à l'embouchure de l'Ouda, pour y échanger des fourrures, de la viande fraiche, des poissons, etc., avec les navires, contre des spiritueux, du calicot, du tabac.
À propos de cette localité, M. Swartz raconta à ses compagnons une aventure assez émouvante qu'il avait eue trois ans auparavant, alors qu’il était au service de là compagnie russo-américaine. Il faisait à cette époque 11 petit trajet le long de la côte avec quelques Tongou :: : des rennes. Arrivés à une profonde échancrure du rivage, ils se décidèrent, pour abréger leur chemin, à traverser la baie sur la glace, laquelle, de la ptage, s’avançait à plus de 5 kilomètres en mer. Ils avaient déjà parcouru la plus grande partie de la distance et touchaient presque au but, quand ils se trouvèr 1.1 2rrêtés par une étroite bande d’eau libre entre eux et 1 côte. Es; cvant trouver un point où aborder, ils revinrent sur leur: mas
jus alvaient ventunthes.
as fort
‘ût fort is qu'à Ouda, s habirusse), innées, uentée ligènes lans un l’'Ouda, he, des ‘Ux, du
es CoMait eue e de la que ‘tu us | du ri- ,àtras'avalijà parhaient ar une Levant
tin DAS
en suivant le bord de la gl 2e. Mais, plus its allaient, plus la brèche s’élargissait, et ils finirent, à un moment donné, par comprendre lhorrible vérité. Le champ de glace s'était détaché de la côte et les entrainait avec lui vers la pleine mer. Pour ajouter à leur effroi, une forte brise de terre, qui se leva tout à coup, vint accroitre la rapidité du mouvement et couvrir les vagues de crêtes blanches. La situation était d'autant plus alarmante que la glace salée quiles emportait étaitsi désagrégée et si mince, qu’il suffit à Swartz de deux coups de couteau à gaine pour la traverser d’outre en outre. À mesure qu'ils s’éloignaient de terre, la mer devenait plus rude et leur frèle radeau ondulait à chaque gonflement du flot, menaçant à chaque instant de se briser en pièces. Pour augmenter autant que possible leurs chances de salut, ils distribuèrent les rennes sur la surface afin que leur poids en un seul point n'accélérât pas la catastrophe redoutte.
Désormais plus de 5 kilomètres d’eau libre les séparaient de terre et le vide allait s’élargissant. Toutefois ils n'avaient pas encore abandonné tout espoir; le vent n'augmentait pas de violence, bien qu’il fût extrèmement froid. Soudain un immense craquement frappa leurs oreilles : une large fissure venait de s'ouvrir sur la glace à quelques pas d’eux ; c'était le commencement le la démolition. Les mêmes bruits se succédèrent, annonçant d’autres ruptures, jusqu’à ce que toute la partie avoisinante de la mer se trouväc couverte de glaçons grands et petits qui se heurtaiertc les uns contre les autres el venaient s’accrocher au glaçon principal qui portait encore les voyageurs. À ce moment, ceux-ci crurent leur destruction presque inévitable ; la seule chance qui leur restâl, c'élait que le vent changeât de direction et les
Ca
poussàt vers la terre ou sur quelque ile avant que la glace achevât de se rompre sous leur poids.
Mais d’autres périls commencèrent à les menacer: la faim et la soil d'une part, le froid de l'autre. De viande fraiche, ils n’en manquaient pas, mais ils n'avaient aueune espèce de combustible pour la faire cuire ou pour se chauffer. Le froid devenait intense et un vent glacial les pénétrait à travers leurs épais vêtements. Impossible également d’avoir de Peau pour étancher leur soif. Les rennes étaient encore en pire état qu'eux-mèêmes. Rien ne pouvait diminuer l'horreur de cette situation, et les malheureux, pressés les uns contre les autres derrière un fragment de glaçon, qui les abritait un peu de la rafale, altendaient silencieusement leur sort. Quand la nuit finit par se faire autour des naufragés, ils étaient déjà à plusieurs milles de la côte et couraient vers le large.
Étendus à plat sur la glace, les infortunés appelaient en vain le sommeil pour se dissimuler la réalité de leur position, mais leur anxiété était trop vive pour que ce secours temporaire leur vint. Les rennes se trouvaient gelés et adhérents à la glace dès qu'ils essayaient de se coucher, et ces pauvres bêtes épuisées finirent par venir se Jeter, pour dormir, sur les corps de leurs maitres, sans qu’il fût possible à ceux-ci de les éloigner
Après le second jour passé à la mer, quelques-uns de ces animaux éprouvèrent de telles tortures de la faim et de la soif, qu’ils essayèrent de manger la barbe engivrée de Swartz, landis que celui-ci dormait, et ils lui en iranchèrent en effet une portion.
Le vent toutefois était tombé, mais c'était à peine si l'on distinguait la (êrre dans la distance. Ce qu'il ÿ avait à craindre, c'était qu'une tempête d'hiver ne s’elevât et
la glace
acer: la e viande jent auou pour t glacial ipossible soif. Les .Paen ne n, et les rrière un la rafale, L la nuit ient déjà s le large.
appelaient té de leur ur que ce rouvaient jent de se L par venir s maitres,
ues-uns de
la faim et e engivrée ui en irah-
à peine si
il y avait
s’elevat et
nf ‘4
LA SIBÉRIE ORIENTALE. 5d
ne vint achever la destruction de leur radeau déjà si entamé. Cette sinistre appréhension resta suspendue sur les voyageurs quatre jours et quatre nuits, durant lesquels ils vécurent de poisson sec, denrée dont ils avaient par bonheur une petite provision, mais ils durent se passer de boire.
Le matin du cinquième jour, providentiellement aidé par un vent et un courant propices, le champ de glace vint atterrir sur un point situé à 100 kilomètres environ au-dessous de l'embouchure de l’Ouda, et les naufragés, complétement épuisés de fatigue et de faim, n'eurent que le temps de quitter avec leurs rennes leur fragile esquif avant que celu, ri fût de nouveau emporté à la mer ; quatre rennes tombèrent morts en touchant terre. Avec ceux qui leur restaient, les voyageurs mirent quatre
| jours à regagner le point où ils avaient eu la malheu-
reuse idée de s’embarquer sur la glace.
La petite expédition américaine changea à Algasee de moyen de locomotion et prit des traineaux et des chiens pour gagner Oudskoi.
Les chiens sont les mêmes que ceux employés au Kamtchatka, à cela près qu’ils sont plus sauvages, qu’ils se rapprochent plus du loup et qu’ils sont plus voraces — ce qui ne surprendra pas quand on saura qu’on ne leur donne quotidiennement qu’une unique et maigre ration de poisson gelé. Les traineaux ou « nartas » ont de 2"40 à 5 mètres de long, 60 centimètres de large et 50 centi-
o6 LA SIBÉRIE ORIENTALE.
mètres de haut, c’est-à-dire que leur plate-forme est à peu près à 50 centimètres au-dessus de la neige. Tout autour court une petite balustrade de quelques centimètres de hauteur, qui empêche la charge de glisser. Les patins sont plats, larges de 10 centimètres et faits de bouleau, le bois le plus dur qu’on puisse se procurer pour cela. De fait, toute la structure est de bois, excepté les lanières de cuir crû qui rattachent tous les joints et qui cèdent à à l’occasion, au lieu de se rompre, comme le ferait le fer ou autres attaches sous Peffet du froid. L'ensemble est léger, flexible et très-fort néanmoins. En avant de chaque traineau est un are solide, auquel est fixée la longue courroie de peau de phoque à laquelle les chiens sont attelés par paires successives, au lieu d’être tous disposés de front, comme chez les Groënlandais.
Deux des chiens les plus vifs et les mieux dressés sont mis en tête de l’attelage pour guider les autres. Ces chiens sont dirigés entièrement à la voix, comme on fait des bœufs, les mots « tak! » «tak! » ou « pott! » « pott! » signifiant la droite et « volhk! » « volhk! » la gauche. Chaque conducteur encourage ses chiens par des sons et des sifflements à lui particuliers, auxquels les chiens s’'accoutument bien vite, ce qui fait qu’un étranger peut rarement leur donner une allure rapide. Pour faire arrêter le véhicule ou ralentir la vitesse, on emploie un son nasal spécial qui ressemble au « m-ê-h-h » de la chèvre, moins le préfixe « m ».
Les conducteurs sibériens de chiens ne se servent jamais de fouet ; ils le remplacent par ce qu'ils appellent l «ostle ». Cet ostle est une solide perche de 4 pieds de long, ferrée à son extrémité inférieure, avec laquelle surtout on enraye pour diminuer la rapidité de Ja course et
nt ns mn = ms
rme est à , Tout auntimètres Les patins uleau, le r cela. De s lanières cèdent à ait le fer emble est de chaque Igue Cournt attelés sposés de
essés sont es chiens n fait des « pott! »
\ gauche.
es sons el es chiens nger peut : faire aroie un son la chèvre,
servent Jaappellent 4 pieds de ruelle surcourse et
qu'on emploie aussi à maintenir le traineau en équilibre sur la glace lisse ou en plan incliné, Comme substitut du fouet, les conducteurs lancent l’ostle au chien paresseux ou désobéissant et le ramassent très-adroitement au passage, Ils manquent rarement leur but.
Chaque chien à un petit harnais complet dont la pièce principale est une large ceinture devant la poitrine, au moyen de laquelle il tire. Cette ceinture est maintenue en place par une courroie qui y est fixée et qui passe autour du corps de l'animal. L'ensemble de l’appareil est attaché à la courroie principale de l’attelage par un trait court. Les indigènes apportent parfois beaucoup de goût dans la confection de ces harnais, surtout si les chiens sont grands, beaux et bien appareillés.
Oudskoiï, où nos voyageurs arrivèrent le soir, ne se compose guère, bien que datant du milieu du dix-septième siècle, que d’une dizaine de maisons de bois, outre l’église, Ces maisons sont partagées à peu près également en deux groupes, situés tous les deux sur la rive nord de la rivière Ouda et distants l’un de l’autre d’un kilomètre.
Les joyeux aboïements des chiens éveillèrent les habilants qui se groupèrent aussitôt sur les portes de leurs huttes pour savoir quels voyageurs osaient ainsi venir lroubler si peu cérémonieusement leur tranquillité. Plus grand encore fut leur étonnement quand ils virent les traineaux s'arrêter à la porte de l'ispravnik, ce qui leur dénonçait tout d’abord des étrangers.
Ce pelit avant-poste russe est si isolé et d’un accès si difficile pendant l'hiver, que personne ne songe même à s’en approcher. La seule communication qu’aient ses habilants avec le monde civilisé, c'est quand le steamer