‹ La Sicile et les BourbonsChapitre 17 sur 24 · KU · texte numérisé non relu

KU

« Que l'institution do la garde nationale sérail conservée ainsi que les réformes que pourrait décréter le parlement ;

"Que, dans huit |unr.-=, les troupes royales évacueraient les deux forteresses qu'elles occupaient encore, et qu'on démolirait dans ces forteresses les ouvrages qui paraîtraient mennçnntj pour la sûreté de de la ville; la désignation de ces ouvrages serait faite par les comités ou, à défont, par les magistrats municipaux ;

ii Quo la Sicile frapperait sa monnaie d'après un système déterminé par le parlement;

« Qu'elle conserverait ta cucanle et son étendard

« Qu'on reiuittrail aux Siciliens le quart de la flotte, des armes et du matériel de guerre existant, ou l'équivalent en argent;

n Que, do part et d'autre, on ne réclamerait rien pour les frais de la guerre, mais que les dégâts de toute nature occasuniiiés au purt franc de Messine et aux marchandises qu'il contenait , seraient il la cliarge du trésor napolitain ;

« Que les ministres de la guerre, de la marine, des affaires étrangères et ceux pourlcsaiîaircs intérieures de la Sicile, résideraient en l'Ile près du vice-roi , et seraient responsables aux termes de la constitution ;

« Que la Sicile ne reconnaîtrait aucun ministère des affaires siciliennes à iS'aplcs;

a Quo lu port franc de Messine serait rétabli en l'état où il se trouvait avant la loi de 1826 ;

« Que toutes les affaires d'un intérêt commun aux

deux paj'5 seraient réglées d'un commun accord par les deux parlements;

a Que si une lieue et, m merci aie el politique se formait en Ire Icb États italiens, ainsi i[ne louslea Siciliens le souhaitaient ardcmmenl , la Sicile y figurerait à pari cl y serait représentée par des députés au chois du pouvoir exécutif résidant en Sicile;

« Qu'où rendrait i la Sicile les hàliments à vapeur affectés au service Lies justes et "le,- douanes et qui ont été achetés par la Sicile avec les deniers de la Sicile.

« Tels étaient le:' puint? prncipai.'.x ;;;ie le ci.-.niite général se réservai! île développer, de délai lier cl de rédiger eu meilleurs lei mes, missiiot que le diplomate anglais en ferait la demande sur un avis reçu de Naples. Le comité avait ajouté que les articles du traité devraient être remis au parlcnu-ut dès le jour de son ouverture. Mais nous ne nous entretenons de tout ceci en quelque sorte que pour mémoire, et pour constater les démarches faites par le comité dans celte importante affaire, hien que ces démarches n'aient eu aucun résultat. Les négociation* paraissent rompues après la communication que le comité général a reçue hier de lord Slinlo, laquelle accompagne une protestation du roi de. Maples centre. luuL acte qui pourra avoir lieu en Sicile , el qui ne sera pas (ce sont ses propres expressions) parfaitement conforme nui décrets du G mars, aux statuts fondamentaux el à la constitution jurée par lui. Le comité général, quanta ce qui le concerne, répond à celte protestation eu convoquant aujourd'hui solennellement le parlement.

n Le comité général passe maintenant aux affaires de la guerre. Les forces de la Sicile, dans les eircon-

stances actuelles, sous l'empire îles passions qui bouillonnent dans toulcs les âmes, no son! pas de celles qui peuvent s'énumérer dans des parades militaires. Qu'on fasse le dénombrement des hommes eu état de porter les armes; qu'on y ajoute les enfants, les femmes, les vieillards; qu'un mesmv, si c'est possible, l'élan d'un courage bût de lui-même; qu'où recherche et dans l'antiquité et dans l'époque actuelle les litres de gloire de la Sicile, on saura quelles sont ses ressources si elle est conn-ainte à défendre ses droits par les armes. Le parlement le suit, puisqu'il est composé de Siciliens. Les furets prèles à outrer en ligne sont la garde nationale, la garde municipale, les bandes armées, la troupe de ligne et la marine de guerre. Nous avons, il Païenne, dnuze bataillons de garde nationale, armés pour la plupart de fusils, qui commencent à s'exercer et qui seront bientôt complètement

torse bataillons de troupes du ligne, de deux escadrons do cavalerie, do deux batteries d'artillerie et de quelques compagnies de tirailleurs elioisis daua les bandes soldées. Les hommes sont presque tous enrôlés, les chevaux rassemblés, les frais d'habillement et de euvenu d'Italie dès les premiers jours de la révolution et qui s'est immédiatement rendu à Messine pour y diriger les opérations militaires. L'état-major de l'armée est formé, les officiers lie tout grade sont nommés, jusqu'au! chefs de bataillons, loua ont été choisis parmi ceux qui se août signalés dans l'insur-

rection ou parmi les militaires ai

ciliens les plus aplesà

1 instruction des nouvelles Iroup

l's.Ona pourvuau per

wnoel des hôpilaus militaires, ol

{iiiiiisi'l'iiilniiiiisii-alion

de la guerre et celle delà marine

atnomraélwemployés.

Voilà pour le personnel. Quant

au matériel, outre le

parti qu'un peut tirer de t'arttlli

tïu et des autres objets

abandonnés par l'armée royale

ou a ouvert deui fon-

dories, l'une de brooze pour les

- canons, l'autre de 1er

pour les projectiles. Les fabriq

ues d« pendre cl l'ar-

senal travaillent avec la plus gr

du fort Je Messine a duré assez

!nii;.!i , !ii['S pour ouvrir

chez les nôtres une école d'à

pplicathm d'ai-Lillenc,

A tous les combats qui se sont 1

ivrés sous leurs murs,

rien n'a manqué, hommes ni m

unifions. Les arsenaux

de l'alerme fourriiimil, >lu irslu, t nu les celles dont on

aura besoin. Dans la mariée de;

•uerre, les officiers ont

aussi été choisis de même que

nous venons de l'in-

diquer ci-dessus. Les marins

iii manquent pas en

Sicile, et l'on s'occupe du mieu:

v l [ii ' u [ l peut del'armc-

miilé n'a point ué.;!.;;,!

un soin qui préoccupait à bon droit l'esprit du public. U sera fourni au pln.i iôl. un ulmciIh'u suffisant de fusils pour la garde nationale et l'armée. Le comité espère que l'assurance qu'il en donne suffira sans qu'il soit oblige d'entrer là-de^us dans d.'s explications qui seraient io opportun es.

« Les finances de l'Etat se sont trouvées dans une situation critique. Sans parler des premiers jours de la révolution, pendant lesquels le palais de la banque se trouvait occupé par les troupe- royales, il a fallu pourvoir auï frais de la guerre et à l'alimentation des classes indigentes, au moyen des contributions volon-

laires ; on comprend facilement que l'embarras n'a point dû cesser par l'emploi et la libre circulaliun d'espèces appartenant au trésor public, que nous avons ensuite trouvées à la banque. D'une part, certaines rentrées ont cessé en tout ou en partie," telles que le droit de mouture, suspendu dans certaines communes, diminué dans quelques autres. D'autres, telles que les contributions foncières, ne purent se prélever avec beaucoup d'activité dons les circonstances pré-

i inoius perdu sur les revenus s que, par exemple, la loterif

, matériel d'artillerie

Enfin, d'abondants secours et des aumônes ont été tirés du trésor pour venir en aide à un grand nombre de personnes à qui les événements politiques ont enlevé leurs moyens de subsistance.

h Le eomïlé n'a pas été tellement préoccupé des

matières ci-dessus indiquées qu'il n'ait eu le temps de porter sou attention sur d'autres parties de l'administration publique. 11 a rétabli la ligne télégraphique de Palermo a Messine ; pourvu au transport des blés et à te qu'ils ne niiiiiqiiii^.-i ni ;>;i.- à liicnpitate; ordonné

Il convient de mentionner en particulier des améliorationsdans l'instruction publique, la création d'une nouvelle chaire dans l'université, on travail entrepris pour la réforme pué'. ,1c des écoles de l'Île, et la

tralion municipale, le comité général a fait exercer par les comités des villes cl départements les attributions qui appartenaient aux fonctionnaires du gouvernement déchu.

"Enfin, le comité s'est empressé de pourvoir à l'administration de la justice et à la police générale. Il a d'abord réorganisé lis juridictions criminelles, puis les tribunaux civils, de commerce et de paix. I.a crise actuelle du commerce l'a forcé de suspendre momentanément le pavement des lettres de change. 11 a, pour une raison semblable, accordé un délai pour l'inscription des actes île l'étal civil. Il a pourvu à la sflrcté des campagnes en réorganisant dans chaque district une compagnie de iicinlarmes. Deui de ces compagnies sont affectées au service du district de Païenne, sous le commandement de deux officiers qui ont bien mérité de la pairie en combattant. Une gardp municipale a été, concurremment avec la garde

— ne —

nationale, chargée de Utefirclé de la ville. Coite garde municipale a déjà remln de grands services, elle en rendra de plus grands encore Kirsquc fnii organisation projetée par le comité si'ra ;ieooui[>lio et qu'elle sera commandée par des nllieirrs supérieurs et divisée en compagnies correspondant eliacime à une des sections de la ville. Telles sont, Messieurs, les principales mesures adoptées par le comité générai elles quatre comités spéciaux dan* lesquels il s es! subdivisé; la raison suprême du salut public et la volonté souveraine du peuple, ont légitimé autant que quelque gouvernement qui soit au monde la dictature que le comité a exercée pendant lout le cours de la révolution, et qu'il vient aujourd'hui déposer en tre les mainsdu parlement. Avant de seséparer, le comité exerce sa dernière attribution du pouvoir exécutif: reconnu par la constitution de!812, et dont n'aélu investi aucun des successcursde Ferdinand, lequel était troisième du nom en Sicile, lors qu'a été clos le parlement do 18i'i. J,o comité ne tenant aucun compte de la proie-talion de Ferdinand H,

constitution « sur la succession au trdne, » déclare ouvert légalement à Païenne , dans l'église de Saint- Dominique, aujourd'hui 25 mars 1848, le parlement général de Sicile, suivant les droits imprescriptibles do la nation, et il vous prie, Mi-isieiu-s les pairs et représentants des communes, île passer dans le local destiné à vos séances ordinaires, pour y voter, avec la diligence convenable, une loi sur l'organisation du pouvoir exécutif.

« Le pouvoir législatif Je U sorte installé, et lorsque

vnua aura pour* u un pouvoir eiécutif, voua pourrez effectuer les réforme» nécessaires dans la consliluiion et dans toutes les parties du guuvuroiintnt ; le paye pourra être gonneroé par un pouvoir solide, libro et fort, qui saura faire respecter ses droits , et après que l'agitation inséparable d'un si praod changement se sera calmée , la Sicile, qui a déju conquis sa gloire et sa Uberté. les verra assurer et affermir par In poix, par le pmgrés de la civilisation, par la moralité publique et In prospérité matérielle.

« Que Dieu bénisse ri inspire \r* vote du parlement dirigés vers cette sainte fin ; qu'il jette un renard favorable sur la terre de Sicile et la ratlaeliu libre, uoie et iudepeodaule aui grandes destinées de la natiuû italienne. »

Page 1