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ccsstitkîiou uéfisitiyr; céchéince des Bourbons; élection pu 10dtutj 601.
Il n'appartient pas à celui qui écrit ces pages de porter un jugement sur la nouvelle législation sicilienne. Membre lui-même du comité, et puis du parle-
regardont pas lu question actuelle, la restauration de l'indépendance de la Sicile. Lui et ses lecteurs n'auront donc à s'occuper ni de l'organisation militaire, ni de celle de la force eliargée de l;i sûreté publique , ni du système des municipes, ni de la reforme de quelques lois civiles et pénales, ni de la suppression de deux ordres religieux malheureusement trop connus,
ii des lois votées pour fav
m lie l'impfit sur les farines, la n du capital des Liens nationaux t de patronat national. D'ailleurs, le parlement et
le pouvoir exécutil gigantesque.
2G mars, futeonfié au du royaume do Sicile, <
nous bornerons aux lois po-
de raison, eut pour but de îsécutif, après la protestaetlait hors de question le roi executif, par un décret du « président du gouvernement
irparl
mplacés par lui. La responsabilité, le droit de promulguer les lois sans celui de les sanctionner, l'incapacité ;ï dissoudre ou prolonger le parlement et à déclarer la guerre ou faire la paix, sont les différences principales entre les attributions du président et colles qui sont accordées au pouvoir exécutif par In constitution de 1 N 1 1. lluggiero Settimo rcçui à l'uiiamtiiiii: l'honneur mérité de celte suprême magistrature de l'État.
Il restait ù prendre une position nette et définitive vis-à-vis du roi de Naples. Après avoir attendu deux semaines pour voir les derniers résultats do l'intervention de lord Mïnlo et la marche des événements en Europe, le parlement prononça enfin un décret qui
était depuis longtemps dans le cœur de tous les Siciliens. Le 13 avril 1848 il déclara <[ue Ferdinand de Bourbon et sa dymisli.: iHiiiertt déchus à jamais du Irûne de la Sicile, que le gouvernement de la Sicile était constitutionnel, et qu'elle appellerait on trône
un prince italien après avilir rèuu-mé son statut. Dans les annales do la Sicile il n'y a pas mémoire d'une féle plus universels et mieux sentie que celle qui éclata dans toute l'Ile à la promulgation de ce décret. Fuori Borboni ! fuori Barbant l c'était le cri universel. Toutes k's nuances d'npi nions s'accordaient sur ce point-là. l'as un iiumnic. en Sicile qui regrettât cette odieuse dynastie. Après un siècle elle ne laissait aucune racine, aucun bon souvenir?
Pendant trois mois le parlement s'occupa do la compilation du statut. Par ce délai il ne voulait pas seulement assurer la maturité de sa discussion, mais aussi attendre le développement des événements importants qui se passaient dans la haute Italie; car, comme nous le verrons plus lard, la Sicile Se proposait toujours de faire partie ifu l'union italienne aussi librement et aussi intimement que tout autre Étal de lu Péninsule, et, dans ce but, il paraissait nécessaire de conformer, autant que possible , sa constitution à celle des autres. Celle nu'-,;.!' peu-ér, qui élaildansla presque totalité des Siciliens comme dans celle des chambres, détermina le porloment à accomplir bientôt sun oeuvre au mois do juillet. Lie conseils dus hautes puissances <|ui témoignaient beancoup d'intérêt et d'empressement pour la Sicile , contribuèrent auasi à cette résolution. Fidèle au principe de h nationalité et à la déclaration du 13 avril, le parleineut ne
voulait pas sortir du cercla des cadets lie dynasties régnantes en Italie, et, a ce titre, il ne se présentait do candidats admissibles qu'un fils du grand-duc de
puissances recommandaient, chacune a son tour, un de ces candidats, sans cependant faire exclusion do l'autre. Mais le choix semblait peu douteux, attendu l'âge des deux princes; le Toscan était enfant, et le duc de Gênes, adulte et guerrier.
La gravité des circonstances demandait qu'on proclamât en même temps lu statut et l'élection du monarque. L'une et l'autre s'accomplirent dans une séance , qui dura toute la journée du 10 juillet jusqu'à deux heures du matin du 1 1 . La Sicile, comme elle avait devancé naguère les autres États italiens, en proclamant le système constitutionnel et en prenant les armes pour le faire triompher, fut aussi la première à achever le- ré l'urine de s -a constitution par la longue voie des diiliat.i parleuirntaires, et à développer ces réformes au point qu'exigeait l'état social du pays et le progrès de l upiiiiun en Kurope. Le suffrage universel, avec des restrictions qui no font que le rendre plus fert; le principe do l'élection adopté pour les doux chaniltri'S,qui, cependant, parleur durée
nouvelles barrières , l'indissolubilité des chamhres et de la garde nationale, le droit de réunion sans armes, la liberté de l'enseignement , voilà les principales garanties ajoutées au statut de IHi'2 par celui de IS.'iH.
La couronne sicilienne fut donnée au duc deGeues, qui ne l'a pas encore acceptée.
S xx.
UMOK [T1L1EKKE.
On se tromperait beaucoup on supposant que lo système politique inauguré' en Sicile en 1 H-'iS avait pour but île la délacher de l'Italie. La Sicile a senti depuis longtemps que des Alpes au Lilybee il n'y a qu'une race; elle a connu que les subnationaliléa do celte race seront toujours en proie au désordre et à la rai blesse tant qu'elles referont isolées ou réunies en petitflgroupes; et, par conséquent, en brieam ces chaînes do 1H1U, qui l'atfiirlinii'iiL à Viples , elle n'a aspiré qu'à signer iibremeni le pacte de la grande familla italienne, le seul qui piU assurer une véritable indépendance à chaque État.
Aussi le comité , dans ses réponses aui parlementaires napolitains, qui lui avaient apporté la churle conlti tu lionne lie du 'J'J janvier, manifesta quela Sicile ne demandait pas mieux que « de former avec Naples deuïchaînons de la fédération italienne. »Le parlement adopta ensuite, pour la Sicile, le pavillon aux trois couleurs italiennes : et il s'empressa de déclarer le 1" avril ii que la Sicile libre et indépendante se proposait d'appartenir à l'union fédérative italienne. .1 Cette volonté a déjà reçu un commencement d'exécution. Sans parler des démonstrations solennelles de tout genre par lesquelles la Sicile a fraternise avec les peuples do la Péninsule, celui 1I0 Naplcs y compris, il suffit de rappeler que le lendemain de la déposition deFerdinanddeUourbon, le ministère sicilien envoyait
des commissaires spéciaux à Home , à Florence et a Turin, avec mission spéciale île demander l'admission de la Sicile dans le pacte italien. À celleépoque, comme on sait, il se présentait deux combinaisons : la ligue et la fédération , et pour colle-ci il élail queslion de convoquer une constituante. Le parlement sicilien allait déjà y nommer ses représentants quand le projet s'évanouit avec tant d'autres qu'on a fails sur cet important objet. Enfin, comme il est tic nouveau question de la fédération et do la constituante, le parlement sicilien, par un décret daté du mois de décembre, vient de renouveler sa complète arlliésion au principe de l'union.
g XXI.
pers, surtoul du l'Iiémiquc cuii-ul de France, M. de Marïcourt, mirent un terme à ces actes inutiles de barbarie. Ensuite, l'état d'hostilité devint permanent. Les Siciliens avaient élevé des batteries formidables contre la citadelle; une canonnade très-vive s'était enrayée pendant quelques jours; puis on signa un
armistice et on alla jusqu'au commencement de septembre en échangeant toujours des coups do pari et d'autre sans attaque générale.
epou vantail qui , jusqu'ulur-i, avait trouble son esprit : la révolution de tapies. Provoqué ou provocateur, comme d'autres le disent, Ferdinand lâcha contre les radicaux napolitains aes Suisses, ses gardes et ses laiEaroni, et l'expérience lui prouva qu'il pouvait gouverner Naples à peu près comme aux licuroux temps de del Carrelto. Aussitôt il rappela de la. haute Italie les troupes qu'il y avait envoyées; il fit commencer l'équipement d'une flotte dirigée contre la Sicile. Le parlement sicilien, de sou cité, prit le deuil pour trois jours , des victimes de la fureur royale à Naples; la garde natiimali' ilf i'iilcrme fit un service funèbre en leur honneur. Pour aboutir ù quelque
lion avait pris des proportions considérables; mais l'insurrection s'apaisa; 1rs Siciliens, obligea do se rembarquer en juillet, tombèrent dans le piège qu'un navire napolitain leur tendit avec un pavillon anglais, ils languissent eiicon: liant Il s priions de Naples.
Enfin, après la retraite désastreuse de Charles- Albert, le roi de Naples voulut prendre sa revanche sur la Sicile. Il fit de grands préparatifs pendant les mois de juillet et d'aofit. La possibilité d'une opposition de la part des escadres de la France et de l'Angleterre le retint pendant quelque temps. S'étant assuré ensuite qu'il n'aurait rien à craindre de la part des forces navales étrangères, il fit partir son
expédition. Noua passons des détails trop affreux et trop récents qui sont connus de tout le monde. Seize mille hommes de troupes, dont Jeux mille cinq cents Suisses, deux frelates, dix-huit vapeurs do guerre, un grand nombre de barques canonnières et une formidable artillerie , te n trient un débarquement à Messine, !o I) septembre, taudis que les trois cents pièces d'artillerie Je la cilailcllc foudroyaient la ville. Après deux jours et demi de combat les troupes napolitaines furent obligées de ivliusfiier en (ialabre, en attendant que la citadelle leur fît raison de la ville. Une pluie de bombes, de gi'eiiiiili's el de l'usées à la Cungrève parvint enfin à mettre le feu à une vingtaine d'endroits différents et à éloiiiuer 1rs citoyens armés qui défendaient ces décombres fumants. Ce fut alors que les troupes, commandées pal 1 le général Filangicri, effectuèrent leur débarquement, presque sans résistance, cl qu'elles s'emparèrent de la ville, l'our surcroit de précaution , dans leur marche, elles mettaient le feu aux maisons échappées aux ravages de la citadelle. Des femmes et des enfants furent massacrés sans pitié par les nouveaux Croates napolitains ; les blessés furent brûles dans l'hôpital dont on ferma les portes ; le carnage et les cruautés furent horribles de part cl d'autre. Tout ceci se passait sous les veux des navires de guerre français et anglais !
S xxii.
MTîTiivnns m: 1.1 vium'i; et nu l'am:llti.iiiii:.
Pour bîeri ap|>rOci«r la ronduile tin ces deux notions à l'égard de la Sicile, il faut mouiller au comme n cernent du la révolution. Au mois de janvier, la France de Louis-Philippe «luit naturellement hostile : les agents diplomatiques i;i les officiers do marine agi s-
caractero des hommes démentait la honteuse politique du cabinet. Les Anglais, .1 celle e[im|ue, tenaient une conduite tout à fait opposée à celle de la franco d'un bout à l'autre de l'Italie. Dans le cas particulier de la Sicile leurs rapports avec celle île, du 1812 à 1810, leur en fournissaient une raison très-honorable qui
posées au roi de Naples par lord Minto.
La France républicaine ne pouvait que suivre les principes de son manifeste du Z'i février : le moins qu'elle pouvait faire pour la Sicile c'était sans doute de s'aesoeier ù la pi>liiii[uc de l'Angleterre, qui voulait bien l'indcpeiiihitiue et la liberté do la Sicile, mais qui s'efforçait par tous les moyens d'empêcher l'établissement d'une république dans cette île.
Par conséquent, le décret du 13 avril, sur la déchéance de Ferdinand et do sa dynastie, fut Irèsbien reçu par les deux puissances : les agents du gouvernement aicilieu, à l'aria et a Londres , trouvèrent un accueil parfait; les deui cabinela les acceptèrent officieusement en promettant une reconnaissance oflî-