‹ La Sicile et les BourbonsChapitre 19 sur 24 · OG · texte numérisé non relu

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cicllo après l'élection du nouveau roi; et, en effet, les vice-amiraux Parker et Baudin , se trouvant avec ieura escadres dans les eaai de Naplea et de Sicile, avaient ordre de saluer le pavillon sicilien aussitôt après l'élection, ce qu'ils firent le t*2 juillet, dans la rade do l'alerme. Ensuite, le vice-amiral Parker et les officiers des deux rscadrus assistèrent le In juillet à une messe solennelle à laquelle le roi de Sicile ou son représentant a droit de prendre part comme légat apostolique. Le pir.-iidi'tit du ^ouvi-mement, les ministres, lo commandant de la garde nationale, en allant rendre visite au* commandants des navires des deux puissances, leeiimil rmisluiunicnl les saluts d'usage. Un brick à vapeur anglais conduisit à Gènes le courrier chargé de la nouvelle de l'élection; une frégate à vapeur française fut mise quelques jours après à la disposition des commissaires qui allaient présenter au duc de Gênes la nouvelle constitution et le décret par lequel le Irène lui était offert.

Au mois d'août, le lattage de la France et de l'Angleterre changea tout à coup. Le roi de Napies préparait alors son expédition contre la Sicile pour faire le pendant à celle di: [iadet/ki ; et vnilà que les repre-

nière pacifique : du moins c'est ce que nous disent les dépêches de M. de Havncvol, envoyé français à Napies, de lord Napicr, chargé d'affaires anglais, et des vice-amirauj Parker et Haudiii, que lo gouvernement napolitain a fait publier dans le Times. Il paraît que le roi de \aples, ne voulant pas d'une solution pareille.

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à son expédition an Sicile. Quelle fui la réponse? A eu croire les organes du gouvernement napolitain, elle aurait satisfait complètement le roi Ferdinand. Mais lord Palmerslon leur a donné un démenti formel dana les journaux anglais , et il n'est plue permis de douter de quel coté se trouve la vérité.

11 parait que les excès du gouvernement napolitain ii Messine rappelèrent les cabinets des deux nations à une ligne de conduite plus conforme au principe politique proclamé par l'une et aux engagements spéciaux de l'autre envers la Sicile. Le 1 0 septembre, les amiraux llaudin et Parker sommèrent le gouvernement de Noplea d'arrêter ses troupes qui, de Messine, ae préparaient à rayonner dans l'île. Comme on ne lui laissait pas d'alternative, le roi se soumit a cette ncceaaité en protestant de la violence qu'il subissait. Dès lors un armistice en règle fut établi par l'entremise des deux amiraux; les conditions principales étant que les troupes napolitaines occuperaient Messine et Milazzo avec un rayon de quelques lieues; que pour éviter toute collision, les troupes siciliennes ne stationneraient pas vis-à-vis des positions napolitaines, mais en resteraient séparées par une zone neutre, reconnaissant l'autorité du gouvernement de Sicile, et que l'armistice durerait indéfiniment, sauf à dénoncer la reprise dea hostilités dix jours à l'avance. En même temps les deux cabinets offrirent leur médiation au roi de Naples. Sauf quelques petites oscillations, on eu est encore là depuis cinq mois.

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